Actualité : Grainwiz via le Dow Jones Newswires, le DTN et le CBOT. Mais et soya.
Les prix du maïs ainsi que ceux du soya ont terminé la journée en baisse. À titre d'exemple, les contrats de maïs venant à échéance en septembre ont clôturé à 3.214 $ US (-6.4). Ceux du soya ont fait pire. Uniquement pour les contrats à échéance de novembre les prix ont terminé à 8,144 $ US (- 40,0 ).
On avait expliqué que les conditions de l'économie mondiale étaient actuellement chancelantes. On avait aussi mentionné que le CBOT avait de bonnes chances de ne pas y échapper. Dans les faits la journée fut horrible. Beaucoup de ceux qui avaient contracté des prêts pour jouer sur marge ont été victimes de rappel de sorte qu'ils ont été forcé de rembourser une partie de leurs dettes.
Dans ce contexte, le marché à terme du grain, qui fonctionne largement sur les emprunts n'a donc pas pu échapper à cette réalité. Sous la pression, pour l'ensemble de la session, les fonds commerciaux auraient liquidé 12 000 contrats de maïs. Le CBOT spécifie également que vers la mi-session, les gestionnaires avaient déjà vendu quelques 8000 contrats de soya. On ignore toutefois le nombre exact des contrats vendus pour le reste de la journée.
Si l'on met de côté ces éléments pour se concentrer uniquement sur la question agricole. On doit dire que le manque de nouvelles est assez caractéristique. Outre les prévisions météo, qui restent les mêmes à l'ensemble du Midwest, soit du temps doux prévu au nord, à l'est et à l'ouest, mais plus sec et chaud au sud-est, préoccupés par autres choses, les traders n'ont pas tenu compte des exportations de la semaine dernière. Celles-ci ont été relativement bonnes. Le USDA a calculé que environ 1 million de tonnes de maïs-grain avaient été exportées. 310 300 tonnes de soya ont aussi trouvées preneurs.
Les tendances :Le marché du grain est épeurant et il devrait probablement le demeurer encore un certain temps. C'est que les troubles de l'économie mondiale ne s'estomperont pas aussi facilement qu'on pourrait le souhaiter. Même si les présidents des banques centrales et les ministres des finances se veulent rassurant, il n'y a rien qui le prouve vraiment. Leurs discours est du genre politique. Les faits liés aux problèmes de liquidités sont trop pesant pour penser le contraire. D'autre part, le CBOT est aussi limité par son manque de nouvelles fraîches qui fait fuir les acheteurs.
La tendance à court terme est mauvaise, mais il y a peu de facteurs qui laissent croire que celle à long terme l'est également. Peu importe le sort de l'économie mondiale, la demande de grain augmentera. Que l'on veuille ou non, tout le monde doit manger, même en période pénurie. Avec l'éthanol, c'est là sans doute l'une des meilleures portes de sortie du CBOT. En attend, il faut rester prudent.
