Nouvelle

CBOT : on coupe dans l'éthanol

09 septembre 2008,

Ed Schafer, l'ancien gouverneur du Dakota du Nord et le président George W. Bush
Photo : FarmBillFocusGrainwiz : Actualité et opinions : Maïs et Soya

La journée fut médiocre. Les contrats de maïs-grain, qui viendront à terme ce mois-ci, ont fini à la baisse à 529.50 $ US (- 3.50). Par contre, ceux de soya (novembre 08) ont clôturé à la hausse à 1201.00 $ US (+ 9.00).

Apparemment, les retards occasionnés par les ouragans Gustav, Hanna et Ike sont plus importants que prévu. La situation est telle que les réserves américaines d'oléagineux (soya) sont devenues un peu trop justes. C'est ce qui explique en grande partie la hausse des cours du secteur.

Le fait que les anticipations sur la production de soya brésilien aient été réduites de 61 millions à 60 millions fut aussi un facteur positif. Toutefois, on le croit secondaire et sans conséquence réelle. La réduction est trop faible pour qu'elle vaille la peine d'être considérée.

Dans le cas du maïs-grain, la situation s'est détériorée. Probablement sous la pression des compressions budgétaires et celles des nombreuses critiques, le secrétaire de l'agriculture américaine, Ed Schafer, a déclaré hier que les subventions pour la production d'éthanol à base de maïs seront réduites. Il a précisé que de toute façon les producteurs locaux ont déjà suffisamment de capitaux pour couvrir leurs besoins.

La mode de l'éthanol à base de maïs est démodée depuis longtemps mais la nouvelle a tout de même provoqué quelques effets négatifs non négligeables. Les traders l'ont utilisée comme prétexte pour poursuivre leurs ventes de contrats.

Les tendances :La faiblesse de l'économie mondiale reste au cœur du problème. À l'échelle mondiale, les marchés boursiers ont tous clôturé en baisse. Constamment mis en contact avec cette réalité, le CBOT n'a pas été épargné. Le marasme causé par les inquiétudes économiques est vraiment trop lourd pour tout le monde.

Les conséquences sur les tendances à court ou à long terme sont fortes. L'atmosphère des marchés boursiers est si noire qu'on a encore du mal à voir la lumière. Même si certains éléments spécifiquement agricoles sont positifs leur support risque d'être trop faible. Il faut encore attendre...



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