Hugo Chavez La journée fut excellente. Les contrats de maïs-grain échéant en septembre ont clôturé en hausse à 575.25 $ US (+ 10.50). Ceux de soya, également de septembre 08, ont suivi pour finir à 1293.75 $ US (+ 26.75). La menace de chute des températures en dessous de la normale, un scénario qui pourrait affecter le Midwest lors du mois prochain, aurait favorisé l'augmentation des prix du maïs-grain. Soulignons que différents rapports indiquent que les plants de maïs américain connaissent déjà des retards de maturation. Les traders pensent que l'air un peu trop frais serait responsable de cette décélération de la croissance des plants. Le CBOT explique qu'un rapport de l'Organisation météorologique mondiale, qui fut rendu publique aujourd'hui, montre que depuis le début de 2008 les températures terrestres n'ont jamais été aussi froides depuis les 5 dernières années. Curieusement, cette nouvelle ne touche pas directement le secteur des oléagineux (soya). Pour l'instant, le problème des écarts de température n'est pas quelque chose qui menacerait grandement la production américaine. Quoi qu'il en soit, malgré le manque de stimulant spécifiquement agricole, l'augmentation de la valeur du pétrole brut à 115.56 $ US (+ 1.02) le baril et la chute du dollar américain ont encouragé les traders à acheter davantage de contrats de soya. Les tendances :Il est évident que la tendance à court terme demeure positive pour le maïs-grain. Avec les températures, c'est-à-dire la menace de « gel » qui pourrait survenir en septembre, l'offre de maïs américain pourrait se raréfier encore plus. Cette donnée s'ajoute à la baisse du dollar américain qui devrait motiver une hausse des exportations. Cependant, si le maïs-grain est toujours en demande, on doute que la situation soit similaire avec le soya. Plusieurs traders mentionnent que le regain des relations tendues entre le gouvernement argentin et les producteurs donne un certain support au marché. C’est faux. Cet élément importe peu puisque plusieurs indices prouvent que la demande mondiale de soya est excédentaire. Les conditions à plus long terme dépendent beaucoup de l’offre mondiale de céréales qui menace de grimper encore. On ne prétend pas que la tendance soit nécessairement négative. Seulement, on pense qu’il faudrait mieux se fier sur le potentiel de hausse de l’inflation. Plusieurs facteurs économiques poussent à croire que la chute du dollar américain obligera encore l’augmentation des prix.
Photo : Nouvel OBSGrainwiz : Actualité et opinions : Maïs et Soya
