Grainwiz : Actualité et opinions : Maïs et SoyaPhoto : Le Figaro.fr
La performance du marché fut désastreuse. Les contrats de maïs-grain (septembre 08) ont clôturé dans le rouge à 529.75 $ US (- 28.00). Ceux de soya, également de septembre 08, ont suivi pour finir en baisse à 1245.50 $ US (- 24.50).
La médiocrité de l'économie mondiale fut la principale justification du mouvement des prix. L'augmentation de ceux de maïs-grain, qui a eu lieu tout au long de la journée, s'expliquait surtout par la mauvaise qualité du blé cultivé en Europe de l'Est. Étant de gros consommateurs de blé fourragé, les Européens pourraient bien compenser leurs pertes en important davantage de moulée de maïs. Du moins, c'est ce qu'espéraient les traders actifs au CBOT.
Malheureusement, les pressions négatives exercées à l'ensemble du marché des commodités étaient trop puissantes pour permettre aux cours du maïs-grain de terminer dans le vert.
Au fond, l'influence des difficultés économiques, qui affectent présentement les États-Unis et le reste du monde, exerce une pression indéniable sur le marché du grain. Généralement, la chute de la consommation est effectivement à craindre. Toutefois, on doute que la baisse des prix qui en résulte puisse durer encore bien longtemps.
Normalement en période de récession, la valeur des monnaies a tendance à glisser. Dans le cas des Américains, leur réalité économique est vraiment pitoyable. Par conséquent, La reprise de la hausse du dollar américain que l'on observe depuis quelque temps pourrait être temporaire. Reste à savoir quand surviendra le revirement.
Les tendances :Les conditions du marché américain demeurent difficiles. Plus le temps file, plus la possibilité d'accroissement des exportations de maïs en Europe se trouve limitée par la mise en valeur du dollar américain.
Pour le soya, il semble que les traders le délaissent graduellement. L'offre mondiale, qui pourrait encore gonfler, n'est guère appréciée.
Autrement dit, la tendance à court terme reste négative. Ceci ne signifie pas qu'aucune hausse de prix est impossible. Seulement, le nombre de facteurs négatifs est plus élevé que celui de ceux que l'on qualifierait de positifs.
À plus long terme, le retour de l'inflation pourrait faire contrepoids à la menace de surproduction de grain. Aussi, on signale que la période des ouragans est à la veille de débuter. Or, l'existence de l'un d'entre eux serait capable de motiver l'augmentation des cours.
Pour l'instant, disons que la tendance à long terme est modérément positive, mais pas trop.
