Nouvelle

Les bizarreries...

13 août 2008,

Photo : INSEECGrainwiz : Actualité et opinions : Maïs et Soya

Le marché a bien performé. Les contrats de maïs-grain, qui viendront à terme le mois prochain, ont clôturé en forte hausse à 539.00 $ US (+ 30.00). Ceux de soya (septembre 08) ont suivi pour finir à 1270.00 $ US (+ 70.00).

Le retour de la hausse du pétrole brut à 116.00 $ US (+ 2.99) le baril combinée à celle des métaux précieux expliqueraient partiellement l'engouement pour les achats de contrats de grain. Plusieurs croient également que les résultats du rapport sur l'offre et la demande, qui furent présentés hier, ont encouragé l'augmentation des prix du soya. C'est de la foutaise.

En analysant les données de plus près (voir l'article d'hier), on peut facilement déduire qu'au contraire, avec le maïs et même avec le soya, l'offre américaine menace de croitre assez rapidement.

De toute façon, l'augmentation de la valeur des matières premières, qui, selon certains spécialistes, s'explique surtout par la croissance économique chinoise, justifie amplement le regain pour le secteur du grain. Apparemment, le ralentissement des activités économiques serait moins prononcé en Chine.

Les tendances :La mauvaise tendance à court terme s'est-elle inversée ? C'est difficile à dire. On trouve le marché passablement irrationnel. L'ensemble des facteurs demeure négatif. Fondamentalement, les conditions économiques américaines et mondiales n'aident toujours pas le secteur des céréales.

L'augmentation de la valeur des matières premières ressemble davantage à un ajustement technique. D'une manière ou d'une autre, les chutes successives observées depuis quelques jours laissaient sous-entendre que plusieurs produits de base commençaient à être sous-évalués. En somme, la tendance demeure négative.

À plus long terme par contre, on a l'impression que la tendance s'améliore. Car si le marché est franchement mauvais, il est presque certain qu'à un moment donné, le fond finira par être atteint. C'est une question de temps. Les circonstances actuelles nécessitent donc de la patience.


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