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Marchés mondiaux du grain : la réalité au-delà des chiffres...

10 août 2007,

Actualité : Grainwiz via le Dow Jones Newswires, le DTN et le CBOT : rappel sur la session du jeudi 9 août 07. Mais et soya.

Hier, alors que le prix des contrats de maïs (septembre) avait terminé en baisse à 3.2225 $ US (-8.75), celui du soya (septembre) est resté inchangé à 8.6200 $ US.

La consolidation en prévision des rapports qui seront déposés aujourd'hui s'est poursuivi hier. Rappelons que durant la journée, le USDA devrait rendre publique deux rapports, soit celui sur ses nouvelles prévisions du rendement aux récoltes de 2007/2008 et celui sur l'état mensuel de l'offre et de la demande.

Les traders considèrent que le premier est le plus important. D'une manière générale, la plupart des gens s'attendent à ce que le USDA augmente ses anticipations sur les rendements. Dans le cas du maïs on estime en moyenne que la production devrait fournir 327 millions de tonnes, ce qui représenterait une hausse de 1 million de tonnes comparativement au dernier rapport qui fut déposé en juillet dernier.

Cependant, on doit signaler que converti en tonnes à l'acre, les changements sont quasiment nuls puisque le montant de 3.8 tonnes à l'acre demeure inchangé.

La situation irait dans le même sens en ce qui concerne les oléagineux (soya). D'une prévision qui allait aux alentours de 71.4 millions d'acres, les personnes interrogées estiment en moyenne que le USDA devrait augmenter ces chiffres à 72.2 millions de tonnes (+ 800 000 tonnes).

Que ce soit pour le maïs-grain ou pour le soya, les traders demeurent très optimistes. Malgré ces possibilités de hausse de production, il est fort probable que la réalité dépasse les chiffres. Depuis le début de la saison, avec les multiples caprices de dame nature (hausse des températures bien au-delà des valeurs normales et manque d'eau) les producteurs américains, surtout ceux qui vivent à l'ouest et au sud du Midwest, ne cessent de craindre les pertes.

Si tout ceci est bien réel et finalement, on devrait s'attendre à une diminution de l'offre à l'acre. Pour mieux comprendre, il y a une autre explication assez importante

En effet, plusieurs personnes croient que depuis le mois dernier, les Américains auraient connu des diminutions de stocks assez significatives. Malheureusement pour nous, on a pas de chiffre précis sur le sujet. Ça s'explique par le fait que le rapport mensuel sur l'état de l'offre et de la demande est moins important comparativement à celui sur les prévisions de rendements aux récoltes.

N'empêche, l'idée fondamentale concernant l'état des stocks reste facile à comprendre. Globalement, en un mois, la demande grandissante pour l'éthanol, la pénurie mondiale de blé occasionnée par la sécheresse en Europe de l'Est (Ukraine et Pologne) ainsi que les pertes de production de soya chinois, elles aussi causées par la sécheresse, auront certainement provoquées une rareté.

D'ailleurs, la force des exportations américaines de grain en témoigne. Seulement la semaine dernière, le USDA estime que 1.3 million de tonnes de maïs-grain et 530 400 tonnes de soya auraient été vendues à des étrangers. Non seulement, les chiffres seraient supérieurs aux attentes; ils sont aussi exceptionnels si l'on considère qu'en cette période-ci de l'année, les ventes sont traditionnellement basses.

Les tendances :Les conditions à court terme sont à la fois positives et volatiles. Outre la présence des spéculateurs qui occasionne des incertitudes, la météo au sud du Midwest cause toujours des soucis (possibilités de hausse des températures dans le courant de la semaine prochaine entre 32 et 37 C°).

Toutefois, les données qui seront rendues publiques aujourd'hui risquent d'indiquer une situation très serrée.

On doit signaler que les Américains ne s'entendent pas entre eux. Il est probable que les productions de maïs-grain et de soya américains augmentent, mais pas les rendements à l'acre; du moins, ceux-ci pourraient bien ne pas être très significatifs. De toutes manières, chose certaine, le demande mondiale pour le grain n'est pas en diminution et c'est pourquoi la tendance à long terme demeure positive.

Par contre, les producteurs québécois devraient tenir compte de la hausse du dollar canadien. Pour eux, il est évidant que les rendements pourraient être élevés, mais moindre que ceux de leurs homologues américains.


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