Grainwiz : Actualité et opinions : Maïs et SoyaHenry Paulson et Ben S. Bernanke : les problèmes empirent... La journée fut excellente. Les contrats de maïs-grain (juillet 08) ont clôturé à la hausse, à 680.00 $ US (+ 4.75). Ceux de soya, également de juillet 08, ont suivi en finissant à 1630.50 $ US (+ 21.00). L'augmentation du prix du pétrole brut à un pic de 147.27 $ US le baril et l'affaissement du dollar américain ont été les facteurs clés. La situation s'expliquait beaucoup par le sauvetage de Fannie Mae et de Freddie Mac. Les deux hommes ont justifié le geste en précisant qu'une maison sur sept était couverte par Fannie Mae ou Freddie Mac. En les aidant, Paulson et Bernanke croient que les effets de la crise hypothécaire pourraient être freinés. Sur les marchés boursiers nord-américains, y compris sur celui du CBOT, les traders ont très mal digérés la nouvelle et pour cause. La déclaration conjointe de Ben S. Bernanke et de Henry Paulson, qui signifie que le gouvernement va encore intervenir dans les affaires bancaires américaines, montre à quel point les problèmes du mauvais crédit sont graves. Quant aux éléments spécifiquement agricoles, un bon nombre d'entre eux ne pouvaient pas expliquer la hausse des prix du grain enregistrée aujourd'hui. Le rapport sur l'offre et de la demande du mois dernier n'est pas stimulant. En tout cas, pas en ce qui concerne le maïs. Le USDA calcule que depuis juin, les inventaires de maïs-grain américain (2008/2009)ont augmentés, passant de 17.1 millions à 21.2 millions de tonnes. Mondialement, les stocks de maïs (2008/2009) ont aussi grimpés. Le USDA les estime à 105.31 millions de tonnes, une hausse d'environ 2 % comparativement au mois dernier. Du côté des oléagineux (soya), la situation est meilleure. Les inventaires nationaux (2008/2009) auraient chutés, allant de 4.8 millions de tonnes à 3.8 millions de tonnes. Il s'agit là d'une diminution à la fois importante et encourageante. À l'échelle mondiale, la situation est tout aussi intéressante. Les stocks ont reculé de 50.4 millions de tonnes à 48.84 millions de tonnes. Les tendances :Les circonstances se sont-elles améliorées ? C'est difficile à dire. Le cas des inventaires de maïs-grain trop élevés est assez mauvais. D'un autre côté, on ne nie pas que la chute des inventaires de soya devrait aider le marché. Le problème est que les Américains sont de plus en plus inquiets : leur économie ne va pas bien du tout. On voit que leur gouvernement essaie de limiter les dégâts causés par la crise du crédit, mais il n'y parvient pas. Imprimer davantage de dollars pour tenter d'éponger une partie des pertes dégagées par les banques pousse toujours l'inflation à la hausse et gonfle la dette du pays. Le pire c'est qu'en appliquant cette solution, les autorités gouvernementales américaines laissent l'impression qu'elles agissent comme des faux-monnayeurs qui augmentent considérablement la quantité de dollars en circulation. Cette situation empoisonne l'avenir des prix du grain. Elle n'empêchera probablement pas les cours de grimper encore. Toutefois à court terme, en raison de la peur qui sillonne constamment les marchés boursiers, on peut parier que la poursuite de la hausse des prix des céréale sera plus difficile. En d'autres mots, on pense que la peur force la tendance a être légèrement positive, mais pas trop. Heureusement, les conditions restent excellentes à long terme. La chute de la valeur du dollar et l'augmentation de celle du pétrole brut donnent encore un puissant support.
Photo : msnbc
