Nouvelle

Une correction des prix nécessaire ?

12 mai 2008,

Le charbon du maïs : une conséquence des pluies excessivesPhoto : University of MinnesotaGrainwiz : Actualité et opinions : Maïs et Soya

La journée fut particulièrement mauvaise. Les contrats de maïs-grain ont été incapables de finir en hausse. Ceux qui viendront à échéance ce mois-ci ont clôturé à 603.50 $ US (- 15.00). Le secteur des oléagineux (soya) a suivi la même trajectoire. Les contrats de mai 08 ont fermé en baisse à 1335.00 $ US (- 14.50).

Avec un dollar américain sans cesse en dévaluation, la chute du marché s'explique difficilement. Il y a certes les prévisions d'améliorations météorologiques au nord de la Corn Belt, mais on doute que ce soit l'origine principale du recul.

Un temps plus sec prévu pour demain n'est qu'un intermède avant le retour des averses qui devraient s'abattre au cours des jours suivants. On doute que ce soit insuffisant pour assécher les champs très humides observables dans plusieurs régions.

Il est peut-être vrai que les producteurs américains pourraient profiter de ce court répit pour accélérer leurs semis de maïs-grain. Mais la question reste à savoir s'ils seront capables de combler leurs retards accumulés.

De toute façon, la force des baisses de prix enregistrées aujourd'hui n'a certainement pas pu être provoquée par une météo aussi incertaine.

Le rapport sur les inspections aux exportations de la semaine dernière, un vrai désastre, a lui aussi encouragé la baisse des prix. Le USDA n’a compilé que 870 326 tonnes de maïs-grain et 356 521 tonnes de soya. Bien qu’ils ne soient pas nécessairement dramatiques, ces montants faibles sont quand même déprimants.

Les tendances :La parution du rapport sur la progression des semis de maïs américain, présenté vers 4 : 00 pm montre que la semaine dernière, les producteurs auraient complété leurs activités à 51 %, soit 1 point de plus que ce que les traders ont anticipé. Le résultat devrait donc exercer une pression négative sur le marché à court terme.

Toutefois, il faut noter que les retards sont encore loin d’être comblés. L’an dernier à pareille date, les producteurs avaient terminé leurs semis à 71 %. Ce pourcentage-ci reste d’ailleurs derrière la moyenne des 10 dernières années.

Globalement, on pense que la baisse des prix enregistrée aujourd’hui est probablement liée à de besoins d’ajustements. Rien n’est vraiment grave lorsqu’on pense que la devise américaine se dévalue toujours comparativement aux autres et que la hausse du baril de pétrole n’a peut-être pas encore atteint son sommet.

Autrement dit, la tendance à court terme est positive. C’est également vrai à plus long terme. On peut encore parier sur la forte demande mondiale : tôt ou tard, les stocks finiront par fléchir davantage.


Partager cet article