Nouvelle

Revue des marchés des grains 18 février 2014

18 février 2014,

Il existe très peu de commodités qui ont terminé la journée dans le « rouge » aujourd’hui alors que les fonds ont profité du long congé pour analyser la situation économique mondiale et ajuster leurs portefeuilles de gestion afin d’intégrer ou plutôt réintégrer une partie commodités dans ceux-ci. Le pétrole a repris définitivement sa place au-dessus des $100/baril et l’or poursuit sa montée. Les températures froides de décembre et janvier provoquent aussi une hausse du prix du gaz naturel.

Maïs

Le prix du maïs fut calme presque toute la journée, mais aura fini en hausse de plus de 4 cents par boisseau pour terminer à son plus haut niveau depuis près de 3 mois. En fait, le maïs demeure le plus faible des grains et suit essentiellement le leadership exercé par les blés et le complexe du soya. Les inspections à l’exportation furent fortes ce matin alors que les exportateurs américains ont envoyé plus de 827 000 tonnes métriques à l’étranger la semaine dernière. C’est une cadence supérieure à la semaine précédente de plus de 135 000 tonnes.

Les fonds et les spéculateurs ne sont pas en reste puisque depuis quelques semaines, ils ont complètement changé leur positionnement dans le marché. Ils sont devenus des acheteurs nets de contrats. Ils auraient acheté plus de 5000 contrats encore aujourd’hui.

Les yeux se tournent maintenant vers vendredi alors que le USDA devrait communiquer le consensus qui s’est développé au Forum Outlook qui se déroulera à Washington ce jeudi et vendredi.

Soya

Une autre journée explosive en Bourse pour le complexe du soja. En fait, plusieurs nouvelles sur plusieurs fronts en rendu la situation tendue et le résultat est celui que nous constatons sur les marchés. Le prix du soya de mars revient finalement à ses sommets de 2013 à $13,60/boisseau ou $499 US/TM. Ce niveau constitue, somme toute, une surprise pour plusieurs personnes alors que la production de soya au niveau mondial a atteint une production record en 2013/2014. Les inventaires mondiaux aussi sont fixés à des niveaux record pour cette année. Les négociants sont extrêmement nerveux de la situation climatique au Brésil présentement alors que le manque de pluie menace une partie de la récolte au Paraná et dans le Rio Grande Do Sul. Le remplissage des gousses s’effectue en ce moment et c’est une période critique niveau des précipitations. Dans le même souffle, on apprenait que plus de 20% de la récolte de soya du Brésil est complétée à ce jour ce qui est considérée comme une avancée rapide par rapport aux années précédentes.

Le rapport des usines de trituration est sorti ce matin et il faisait état d’une utilisation de 156,9 millions de boisseaux par rapport au 162,4 millions estimés par les analystes avant le rapport. C’est une légère déception, mais l’industrie attribue cette diminution surprise au mauvais temps ayant sévi durant la période de janvier. Les stocks d’huile de soya sont aussi en baisse à 1,794 milliard de livres versus des attentes à 1,84 milliard.

Blé

Les prix des blés sont portés par les fonds et les spéculateurs qui doivent racheter une partie de leurs contrats vendeurs des derniers mois. L’analyse graphique suggère que la traversée de certains niveaux techniques pousse ces fonds à racheter rapidement leurs positons afin de capturer le profit ou minimiser leurs pertes dans ces marchés. Les nouvelles étaient cependant relativement neutres à négative alors que les inspections à l’exportation démontraient une perte de vitesse des exportations américaines la semaine dernière par rapport aux semaines précédentes. De plus, l’Inde a confirmé qu’elle pourrait récolter plus de 95,6 millions de tonnes de blé dans les prochaines semaines. En dernier lieu, le consultant AgriMer mentionnait que les récoltes de blé d’hiver en France se trouvaient à 75% dans les catégories Bonnes et Excellentes et ceci se compare à 66% l’an dernier.

 


Partager cet article