Récemment, les marchés boursiers de la planète avaient perdu l’intérêt des investisseurs en essuyant un revers de fortune en janvier. Par contre, aujourd’hui, l’enthousiasme semble revenir après les explications de la Banque centrale européenne qui a décidé de ne pas abaisser ces taux prétextant que la situation économique difficile présentement laissait entrevoir une croissance dans les prochains mois. Le Président de la Banque a admis cependant qu’il devait trouver des solutions pour remettre la population au travail dans certains pays. La conclusion de cette allocution provoque une baisse du dollar US et une hausse de l’Euro et des commodités partout sur la planète.
Maïs
Le prix du maïs est demeuré au neutre aujourd’hui après les hausses enregistrées ces derniers jours. Pourtant, le marché avait connu une hausse appréciable ce matin, mais des exportateurs privés ont annoncé qu’une « Destination inconnue » avait annulé l’achat de 220 000 tonnes de maïs américains. A contrario, les données officielles de ventes à l’exportation, annoncées par le USDA, se sont chiffrées à 1 700 100 tonnes ce qui étaient supérieurs aux attentes des analystes ce matin. La hausse récente des prix à Chicago a provoqué des ventes de la part des producteurs de grandes cultures qui libèrent une partie de leurs maïs. Les bases sont ainsi à la baisse depuis maintenant 3 jours.
La rumeur dans le marché suggère toujours que l’Europe recherche du maïs pour les prochains mois et que c’est aux États-Unis que les acheteurs pourront le trouver. Depuis 2 semaines, l’Espagne avait acheté plus de 240 000 tonnes et d’autres acheteurs se seraient montrés intéressés par le maïs américain. L’Ukraine, principal fournisseur de l’Europe depuis plusieurs semaines, connait à son tour des problèmes de logistique et est au prise avec des tempêtes de neige et des froids intenses sur son territoire. De plus, c’est sans compter sur la tempête politique qui fait rage depuis plusieurs mois maintenant.
Soya
Le grand gagnant du mouvement des fonds et des spéculateurs est sans nul doute le soya qui voit les prix être gonflés par la situation critique des inventaires américains. Les exportateurs américains ont rapporté avoir signé des contrats de ventes pour plus de 577 000 tonnes. La semaine dernière, les ventes avaient largement dépassé les objectifs du USDA de plus de 5%. Il faudra que l’organisme tienne compte de cette situation dans son rapport qui sera publié la semaine prochaine. Tous les analystes prévoient maintenant des stocks en nette baisse. Ces inventaires pourraient donc s’approcher du seuil critique du 100 millions de boisseaux.
La préoccupation demeure entière concernant le remplissage des gousses dans les provinces du Paraná et du Rio Grande dol Sul au Brésil. Le temps chaud et sec menace cette période critique, mais on annonce quelques précipitations au cours des prochaines heures. Cette pluie ou ces averses se révéleront insuffisantes cependant pour empêcher des pertes de rendements. Malgré tout, les principaux analystes demeurent convaincus du potentiel global de rendements et estiment toujours que les récoltes pourront se situer autour de 89 à 90 millions de tonnes pour le pays.
Blé
La situation du blé est difficile à situer aujourd’hui. Le marché est préoccupé par plusieurs problèmes qui émergent partout sur la planète. Au Canada, le cauchemar logistique se poursuit avec des retards dans les livraisons assurées par le CN et le CP. Les menaces de grèves sont aussi au cœur de ce problème.
Aux États-Unis, les froids menacent depuis plusieurs semaines les plants de blé. Les analystes ne s’entendent pas sur le potentiel de rendements perdus et sur les pertes tout court (winterkill), mais sans nul doute que cette situation sera suivie au printemps prochain.
En Ukraine, les froids récents pourraient avoir endommagé les récoltes de blé d’hiver selon Agritel. Agrimoney rapportait les températures dans le sol ont atteint -17 Celsius ce qui pourrait avoir endommagé de façon permanente les récoltes d’hiver. A l’opposé, le ministère de l’Agriculture a mentionné que les récoltes étaient à 92% dans les catégories Bonnes et excellentes à ce jour. Dans ce contexte, il faut se demander quels partis a la meilleure analyse de la situation.
Les ventes à l’exportation américaines ont atteint 638 800 tonnes, ce qui correspond à la moyenne des chiffres avancés par les analystes.
