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Revue des marchés des grains 4 février 2014

04 février 2014,

Les marchés financiers ont pu retrouver un certain support ce matin après la publication des données sur la production de biens manufacturés aux États-Unis. La baisse de production fut moindre que les anticipations des analystes. Les chasseurs d’aubaine se sont aussi pointés dans un marché boursier malmené par les sorties de capitaux des financiers de la planète qui ont décidé depuis quelques temps de retirer leurs billes des marchés émergents. Le calme revient peu à peu sur les marchés des devises aussi alors que les monnaies de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande ont progressé de plus de 2% respectivement aujourd’hui. Le marché demeurera très nerveux face à l’approche des chiffres d’emplois qui seront publiés ce vendredi aux États-Unis.

Maïs

Depuis quelques jours, les acheteurs de maïs sont de plus en plus agressifs dans leurs achats et insufflent un nouvel élan aux prix sur les diverses échéances. Le contrat de mars a pu ainsi progresser de plus de 6 cents/boisseau et dépasser, non sans effort, la résistance technique située à $4,40/boisseau. L’objectif des acheteurs sera de mener l’offensive jusqu’à $4,60 au cours des prochains jours. Informa a annoncé ce matin de nouvelles estimations concernant les récoltes en Amérique du Sud et l’ampleur de la baisse proposée est surprenante. En fait, la firme de recherche revoit la production de l’Argentine à 22 millions de tonnes comparativement aux estimations du USDA qui se situait à 25 millions en janvier dernier. Quant à la production brésilienne, elle est estimée à 66,55 millions de tonnes. Le USDA proposait plutôt 70 millions dans son rapport précédent. Étrangement, plusieurs firmes privées estimaient, jusqu’à tout récemment des rendements supérieurs et une récolte à 72 ou 73 millions de tonnes pour ce pays.

Dans l’hémisphère nord, Statistiques Canada a publié un rapport concernant les inventaires de maïs canadien au 31 décembre 2013. L’organisme estime les stocks à 11,527 millions de tonnes alors que l’agence de nouvelles Bloomberg avançait le chiffre de 11 millions de tonnes.

Soya

Les journées se suivent et se ressemblent pour le soya et le complexe tout entier. Il est difficile de bien situer l’enjeu sur les fèves présentement. Les rumeurs se multiplient concernant la demande provenant de la Chine. Depuis plusieurs semaines, les intervenants et exportateurs annonçaient que la Chine pourrait annuler certains cargos de fèves américaines, mais cette attente est très douloureuse financièrement puisque les vendeurs se retrouvent à perte sur leurs contrats à terme. Certains commentateurs déclaraient plutôt que la Chine pourrait conserver tous les contrats et continuer leurs achats en sol américain. Si cela devait se produire la quantité de fèves qui resteraient dans les inventaires aux États-Unis tomberait sous les niveaux critiques de l’an dernier.

Les spéculateurs sont très nerveux face aux températures chaudes qui sont présentes au Brésil en ce moment. Les valeurs du sucre et du café ont été emportés à la hausse par cette vague spéculative, mais il faut mentionner que les fèves ne sont pas touchées par ces températures excessives.

Le dernier point augmentant la pression haussière concerne la demande de tourteau de la part des acheteurs européens et chinois. Le manque criant de protéine dans le marché continue de se faire sentir malgré la baisse de production de certains élevages (porcs) et les abattages de volailles en Chine.  

Statistiques Canada révélait aujourd’hui que les inventaires de canola, au 31 décembre, se chiffrait à 12,6 millions de tonnes versus 8,1 millions l’année dernière.

 

Cafe

Sucre

 

Ag2me.com


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