Les commodités agricoles font vraiment bande à part aujourd’hui alors que plusieurs commodités sont vendues à travers la planète. Les marchés sont encore sonnés par la hausse possible en Chine des taux d’intérêt. Les économistes étaient heureux depuis 1 semaine puisque les données de croissance étaient reparties à la hausse au pays. Mais voilà que les nouvelles durant la nuit laissent présager que la Banque Centrale de Chine voudrait hausser ces taux afin de ralentir certains secteurs de l’économie.
Au Canada, le dollar canadien a baissé alors que la rhétorique du gouverneur de la banque centrale a été modifiée. Les taux d’intérêt ne sont pas près de monter à court terme et moyen terme.
Maïs
La demande réelle et/ou imaginaire fait bouger les prix vers la hausse. Personne n’est présent sur le marché afin de proposer de nouvelles infirmations sur l’offre de maïs alors ce sont les acheteurs qui œuvrent seuls. Plusieurs pays "magasinent" présentement, mais certains ont laissé tomber leurs offres puisqu’ils ne sont pas satisfaits des prix offerts. Le Vietnam a pour sa part acheté 400 000 tonnes de maïs brésilien.
La production d’éthanol a progressé aux États-Unis. En fait, la production quotidienne de 897 000 barils est la plus forte depuis 1 an. Les inventaires ont progressé de 100 000 barils. Les stocks demeurent très bas. Le marché comprend que même si l’EPA modifie ces critères de production pour 2014, les conditions économiques justifient une production supérieure en ce moment.
Plusieurs ont commencé à noter un différentiel intéressant entre les prix du maïs américains et chinois. Les importateurs pourraient revenir sur les marchés américains dans les prochains jours.
Soya
La nouvelle du jour revient sûrement à la Russie qui a acheté 120 000 tonnes de soya américain. Taiwan est aussi venu négocier l’achat de 2 cargos de fèves en sol américain. La demande demeure donc très forte pour le produit américain. Le tourteau est, encore une fois, le grand leader de ce marché. Plusieurs utilisateurs essaient de mettre la main alors que les usines et triturateurs tentent tant bien que mal de repartir la production rapidement afin de satisfaire la demande.
Le reste de la hausse vient des fonds qui ont vu une opportunité de pousser les prix vers des niveaux techniques supportant des hausses subséquentes (ordres "stops" déclenchés).
Blé
Les marchés ont encore progressé aujourd’hui, mais la journée fut quand même décevante puisque les gains furent modestes en fin de journée. Tant le blé de Chicago que celui de Minneapolis et Kansas City ont perdu une majorité de leurs gains et les spéculateurs prennent bonne note du ralentissement qui se produit dans ce marché. Plusieurs mentionnent que les prix du blé sont peut-être allés trop haut, trop rapidement. Les mauvaises nouvelles sur les semis en Ukraine et Russie se dissipent peu à peu alors que les deux pays auraient complété presque 86% et 80% respectivement des semis prévus. L’Europe devrait aussi terminer la semaine prochaine les semis de blé d'hiver. Des pluies cette semaine pourraient aider grandement le blé en Argentine et l’Australie devrait débuter sa récolte la semaine prochaine. Il ne reste encore une fois qu'un côté de l’équation soit la demande qui pourrait venir influencer la négociation présentement.
