Plusieurs commodités reviennent, sous les niveaux des jours précédents l’annonce, de la FED mercredi dernier. Il faut dire que la Reserve Fédérale américaine a osé dire que l’économie ne va pas aussi bien que les anticipations et qu’elle a toujours besoin de stimulus monétaire pour bien de se remettre en selle. Si l’économie ne va pas bien, c’est dire que la demande est plus faible que prévu et ceci n’envoie pas un bon signal pour les producteurs et fabricants de biens et de services.
Maïs
Le USDA a annoncé la vente de 197 200 tonnes au Mexique ce matin et ceci a donné un ton positif pour la journée. Le maïs se cherche de bonnes nouvelles afin de s’extirper du momentum baissier forgé la semaine dernière. Les récoltes devraient bien progresser cette semaine avec le beau temps prévu dans plusieurs États. Les inspections à l’exportation montrent un retard par rapport au rythme de l’an dernier. Les bateaux quittant les ports américains se font moins nombreux pour la période de septembre 2013 versus septembre 2012.
Fèves
Informa propose des rendements supérieurs à ceux du USDA et estime la récolte américaine 75 millions de boisseaux au-dessus des estimations du mois de septembre. La firme base son analyse sur les pluies reçues récemment et le fait que les plants semés tard au printemps puissent grandement bénéficier de cette humidité. Les producteurs seront les derniers juges de ces affirmations. Pour l’instant, il est encore tôt, mais les fonds d’investissement quittent les fèves et liquident une partie de leurs positions longues accumulées depuis plus d’un mois. Plusieurs de ces fonds avaient négocié des « spreads » (achat fèves – vente maïs ou vente blé) et prennent des actions contraires afin de fermer ces positions.
Les nouvelles se font rares et la pression de la récolte imminente provoque ces baisses de prix.
Blé
Les rumeurs d’importations chinoises semblent se concrétiser davantage avec l’annonce du Centre national chinois des grains qui mentionne que le pays pourrait importer plus que prévu. L’organisme hausse les importations de 1 million de tonnes passant de 6,5 à 7,5 millions de tonnes pour l’année 2013/2014. Les calculs effectués pour l’instant proposent que le pays aurait déjà « booké » 5,9 millions de tonnes. Les conditions climatiques au Brésil sont loin d’être optimales pour la récolte de blé. La qualité des grains récoltés devrait en pâtir. De plus, l’Argentine pourrait fermer les frontières à l’exportation de blé cette année en raison de la quantité qui sera récoltée, qui devrait servir seulement à des fins domestiques. Le Brésil n'aura ainsi d'autre choix que d'acheter son blé en Amérique du Nord à moins qu'il ne trouve meilleur marché ailleurs.
