Plusieurs commodités rebondissent en ce 1er juillet. Le pétrole est à la hausse de plus de $1/baril et l’or reprend plus de $25/l’once. Le cuivre n’est pas en reste avec une hausse de plus de 3% sur les marchés. Les nouvelles économiques américaines furent suffisamment intéressantes pour provoquer ce rebond. Les données manufacturières américaines ont démontré une certaine résilience ce lundi et affiché une croissance; une première depuis 3 mois.
Maïs
Le maïs n’a pu profiter du rebond des commodités pour s’extirper du mauvais pas fondamental et technique dans lequel il est plongé depuis la publication du rapport de vendredi dernier. L’effet boomerang s’est fait sentir sur le contrat de juillet alors que celui-ci a perdu plus de 25 cents/boisseau. Il est surprenant de constater ce revers de fortune pour ce contrat puisque tout le monde envisageait une hausse de prix en juillet en raison de la difficulté d’obtenir de ce grain.
Le marché demeure en mode liquidation et les fonds n’hésiteront probablement pas à ajouter des positions vendeurs dans le marché.
Les conditions météo ne semblent pas menaçantes pour les prochains 10 jours. Les participants du marché s’attendent à voir une hausse de la qualité de la récolte dans le rapport du USDA publié en fin d’après-midi.
Soya
Le soya a connu un excellent départ ce matin, mais n’a pu conserver ces gains pendant la journée. Le rallye entrepris par le contrat de juillet s’est finalement soldé par une hausse modeste. Le renversement de tendance aura peut-être des conséquences négatives puisque les fonds n’aiment guère ce signal de vente. Les contrats de la nouvelle récolte ont reculé suite aux pressions baissières provenant du maïs. Les négociants attendront de pied ferme le rapport du USDA en juillet et août prochain afin de déterminer si les inventaires diminueront encore. Pour l’instant, il est intéressant de constater que les usines de trituration pourraient avoir ralenti leur cadence de production suite aux mauvaises données d’exportations récemment.
Blé
Les prix du blé à Chicago se stabilisent. Le blé de printemps aussi en demeurant légèrement sous les niveaux d’ouverture de ce matin. Les prix du blé ont beaucoup reculé récemment face à la hausse de la production mondiale, mais aussi en raison de la hausse-surprise des surfaces semées en sol américain tel que rapporté par le USDA vendredi dernier. La pression de la récolte continue de faire son œuvre aux États-Unis. La Russie continue de récolter à un rythme très rapide. Le pays est déjà prêt à exporter et obtient plusieurs commandes. En fait, le prix du blé américain est largement supérieur aux prix provenant des pays de la Mer noire.
