La devise de la journée était véritablement : "Sauve qui peut! » Les fonds et les investisseurs s’étaient donné le mot pour libérer et vendre une partie de leurs portefeuilles alors que plusieurs données conflictuelles au sujet de l’économie américaine et mondiale frappaient les marchés. Les investisseurs continuent de croire que les hausses de taux d'intérêt sont pour bientôt (2014/2015?) et se préparent en conséquence. L’or et les métaux ont subi une dégelée encore aujourd’hui clôturant à des prix jamais vus depuis 2 ans. Le pétrole a aussi perdu presque $3/baril.
Maïs
Le prix du maïs n’a pas fait exception aujourd’hui alors que les fonds étaient en mode liquidation contrairement à hier. Les prix ont pu remonter un peu par rapport aux creux forgés plus tôt le matin. Les données d’exportation furent décevantes puisqu’ils ont à peine atteint les attentes des analystes. Des données économiques chinoises concernant la production industrielle et manufacturière furent décevantes et l’économie pourrait ralentir un peu plus que les anticipations. Il est donc possible que la demande future ne soit pas à la hauteur des espérances.
Un dôme de chaleur intense pourrait se créer à partir des prochaines heures, mais les météorologues s’entendent que celui-ci ne sera pas présent très longtemps et pourrait se diriger vers l’ouest la semaine prochaine. Les fonds s’accrochent à cette idée pour justifier leurs achats récents. Les prix ont gagné presque 40 cents /boisseau depuis les creux de la semaine dernière.
Un point important à considérer : la devise brésilienne a atteint un creux des 4 dernières années ce qui pourrait signifier une baisse des exportations américaines à l’automne prochain.
Soya
Les fèves ont perdu davantage que ce qu’elles avaient gagné la veille. Les données d’exportations n’étaient pas très encourageantes et manquent certainement de tonus face aux dernières semaines en se situant à 161 100 tonnes. Les ventes de tourteau furent décevantes en se chiffrant à 26 600 tonnes sur l’ancienne récolte. Ce sont ces ventes qui « tiraient » le prix de juillet à la hausse. Il n’a pas autre chose dans les marchés pouvant faire bouger ce marché si ce n’est le fait que la demande pourrait être un peu plus faible à l’automne en raison du virus frappant les cheptels porcins américains. Plusieurs fermes sont atteintes et les porcelets sont particulièrement vulnérables.
Blé
Les prix du blé Minneapolis et de Kansas City sont plus résilients que celui de Chicago. Le blé Chicago a baissé et suivit la direction prise par le maïs. Les prix continuent à se stabiliser suite à plusieurs annonces concernant les rendements de blé américains, la perte de surfaces de blé de printemps et surtout la demande chinoise pour le blé. La Chine serait en train de négocier avec la France pour l’acquisition de 200 000 à 260 000 tonnes de blé. C’est véritablement une grande surprise pour tous puisque c’est un marché non traditionnel pour les acheteurs chinois. Ceci renforce l’idée que de graves problèmes de production sont à prévoir cette année dans l’empire du Milieu.
