La réunion de la Banque Centrale européenne aura provoqué un mouvement de capitaux énorme et insoupçonné dans les marchés aujourd’hui. La décision de maintenir les taux d’intérêt au niveau actuel et le fait de ne pas poursuivre une politique d’achat d’actifs (contrairement à d’autres pays) ont provoqué une envolée de l’euro et la majorité des devises ont suivi dans le même sillon. La presque totalité des cambistes avait pourtant anticipé des mesures d’affaiblissement des taux en Europe. Le marché a donc fortement basculé vers des positions contraires à leurs portefeuilles initiaux et entraîné des « stops » sur plusieurs devises et commodités. La chute du dollar US fut aussi très rapide et importante.
Maïs
Des données négatives relativement aux exportations américaines n’ont pas arrêté la progression des prix en raison de la faiblesse du dollar US qui fut la force d’attraction aujourd’hui. Les exportations se sont chiffrées à 158 000 tonnes pour les années 2012/2013 et 2013/2014. Ce fut nettement sous les attentes qui s’étaient établies à plus 500 000 tonnes.
Bien que ce résultat soit décevant, on sent toujours que les consommateurs sont derrière la hausse récente.
De plus, les pluies de la semaine provoquent une couverture plus grande de la part des acheteurs qui planchent sur de nouvelles prévisions à la baisse au sujet des surfaces semées. Certains affirment que plus 6 millions d’acres seront transférés en soya ou tout simplement abandonnés cette année.
Soya
Les données d’exportations étaient supérieures aux attentes en se chiffrant à 638 300 tonnes. Les ventes sur l’ancienne récolte se sont chiffrées à 48 400 tonnes. Ce qui retient l’attention demeure les ventes de tourteau : 134 200 tonnes sur l’ancienne récolte. La pression des prix est clairement influencée par ces ventes puisque les triturateurs reçoivent des commandes supérieures (provenant des éleveurs) aux attentes et clairement supérieurs aux objectifs du USDA.
Le Gouvernement brésilien vient d’annoncer une baisse des estimations de la production à 81,3 millions de tonnes versus les estimations du USDA qui se situent encore à 83 millions de tonnes dans son rapport de mai.
Les pluies tombées et à prévoir prolongent l’attente des producteurs dans plusieurs régions. Si le marché attend une augmentation des surfaces semées en fève en raison de la perte des surfaces en maïs, le temps pourrait manquer pour semer ce qui demeure encore disponible.
Blé
Les blés de Chicago et de Kansas City ont pris la direction opposée au blé de Minneapolis et des autres commodités aujourd’hui. Dans l’ensemble, les prix furent baissiers en raison de la pression de la récolte aux États-Unis. Cependant, il faut noter que les conditions de récolte ne sont pas optimales en raison des pluies qui viennent déranger les producteurs. De plus, le blé de printemps ne sera vraisemblablement pas semé dans les temps voulus. Les exportations furent négatives pour terminer la dernière semaine de commercialisation de 2012/2013.En fait, ces ventes ont été reportées sur la prochaine année récolte.
