Le marché boursier continue de montrer des signes de fatigue alors que certains dirigeants de la Réserve Fédérale américaine prononcent des discours sur l’amélioration de l’économie américaine et sur la nécessité de réduire la détente monétaire. Le marché attend impatiemment les chiffres d’emplois ce vendredi qui pourrait changer le momentum dans le marché.
Maïs
Une autre journée en deux temps. Celle-ci avait débuté par des baisses considérables de tous les contrats, mais plus la journée avançait et plus le contrat de juillet revenait au neutre et aura terminé sa course à la hausse. Les contrats sur la nouvelle récolte ont terminé à la baisse, mais celle-ci fut moins prononcée que pendant la matinée. C’est la demande pour le maïs qui fait la différence en cette journée. On note des achats provenant des usines d’éthanol. De plus, les États-Unis ont moins importé de maïs durant le mois de mai. En fait, les quantités se situent sous les prévisions du USDA.
Les surfaces semées accusent encore du retard. Le USDA a rapporté que les producteurs américains avaient semé 91% de la récolte. La moyenne des dernières années se situe à 95%. L’an dernier, toutes les surfaces étaient semées à cette période de l'année.
Soya
Les prix du soya ont reculé un peu. Le USDA a rapporté que les surfaces semées correspondaient à 57%. Le retard devient plus important à chaque semaine qui passe, mais il reste du temps. En fait, il resterait presque 21 millions d’acres à semer et ceci, c’est sans compter les surfaces de maïs qui seront ultimement semées en soya dans les prochains jours. Les conditions climatiques ne permettront pas de semer rapidement cette semaine. Il ne restera donc qu’une semaine de semis et la semaine prochaine sera cruciale.
Le Brésil a rapporté avoir exporté 7,95 millions de tonnes de fèves en mai, ce qui représente une déception puisque certaines personnes avaient anticipé plus de 8,5 millions de tonnes. De plus, les ventes de tourteau furent sous les exportations de l’an dernier.
Blé
Les données de semis du blé de printemps notaient que seulement 80% de la récolte avait été semé. Normalement, 92% des grains sont en terre à cette période. L’an denier, les producteurs avaient terminé de semer. En outre, il commence à se faire tard pour les producteurs qui voudraient semer le blé. Il est possible que certains ne plantent rien du tout sur leurs terres et obtiennent une compensation financière de l’État.
Le Japon vient de soumettre un appel d’offres pour du blé et consente à ce que les États-Unis proposent des prix, mais seulement sur du blé dur et du blé tendre, mais pas de blé blanc. Le Japon s’est tourné vers l’Australie pour compléter ces achats de blé blanc.
Images tirées de Agweb.com
