Les chiffres d’emplois auront causé un certains dégâts au niveau de la psychologie des marché puisque les investisseurs craignent un retour d’un ralentissement économique aux États-Unis. Certains économistes croient cependant que c’est une pause (soft patch) après des chiffres impressionnants le mois dernier. On croyait avoir créé plus de 196 000 emplois en mars, mais l’économie n’au pu faire mieux que 88 000 emplois. Les investisseurs se cherchent donc un véhicule d’investissement plus stable et retournent naturellement vers les obligations.
Maïs
Le prix du maïs reprend une certaine contenance alors que les prix ont chuté presque toute la semaine. Certains spéculateurs préfèrent aussi fermer leurs positions vendeurs avant le weekend et engrange ce qu’ils ont pu réaliser comme profits cette semaine. Des rumeurs émanent de certains milieux précisant que la Chine aurait un intérêt à acheter du maïs américain. Pourtant, le personnel du USDA situé en Chine précisait que le pays pourrait produire une récolte record cette année et atteindre 213 millions de tonnes (208 millions l’an dernier). Dans le même rapport, les importations seraient estimées à moins de 4 millions de tonnes.
La nouvelle récolte (2013/2014) est affecté négativement avec les températures douces, mais somme toute froides et le temps pluvieux en Iowa la semaine prochaine. Les températures sont donc idéales pour les semis dans les prochains jours.
Soya
Le rapport du USDA et les commentaires d’un analyste concernant les exportations sud-américaines ont complètement changé la dynamique des transactions de fèves. La pression continue sur les prix alors que la demande domestique devient plus faible et que les exportations pourraient ralentir aussi. Pourtant le rapport du USDA d’hier montrait un rythme intéressant d’exportations. La Chine vient de tuer 20 000 poulets dans un marché de Shangai et croit que la maladie a été propagée par des pigeons vendus dans ce même marché. Le Tamiflu est maintenant distribué aux patients atteints qui réagissent bien au médicament. Les consommateurs sont craintifs et la demande de viande pourrait diminuer à court terme créant un effet négatif sur la production de volailles chinoises et incidemment sur la demande de grains.
Blé
Le marché continue de surprendre par sa stabilité surtout après de ventes à l’exportation décevantes hier matin. Il faut, pour atteindre les objectifs du USDA, vendre 266 000 tonnes par semaine. Le USDA a rapporté avoir vendu 141 200 tonnes dans son rapport hier.
Des inondations se sont produites dans le sud de l’Europe et on croit que des terres seront ainsi sous l’eau trop longtemps créant une perte de production pour ces producteurs. La Russie qui vit encore des heures d’angoisse avec un début de printemps trop sec au goût de certains producteurs qui se souviennent de la sècheresse de l’an dernier. Par contre, les régions productrices devraient recevoir des précipitations ce weekend.
L’Inde qui possède de grandes quantités de blé disponibles souhaite vendre ces surplus rapidement et pourrait surprendre en réduisant le plancher (de prix) auquel il souhaitait le vendre initialement. Le prix du blé indien est supérieur à ses concurrents présentement (puisque l’état souhaite fixer un prix à un minimum), mais celui-ci pourrait déroger à ce principe dans les prochains jours.
