Nouvelle

Le CBOT et ses zigzags

10 avril 2008,

Image : UQAMGrainwiz : Actualité et opinions : Maïs et Soya

La performance de la journée fut divisée en deux. Tandis que les contrats de maïs-grain qui viendront à terme en mai 08 ont chuté à 594.25 $ US (- 10.25), ceux de soya, qui arriveront à échéance à la même période, ont clôturé en hausse à 1356.00 $ US (+ 43.00).

Les replis des prix des matières premières, particulièrement celui de l'or à 931.80 $ US (- 5.70), et celui du baril de pétrole brut à 110.11 $ US (- 0.76) ont enclenché la correction au CBOT. On doit ajouter que la prise de profits fut une motivation supplémentaire. Du moins, en ce qui concerne les contrats de maïs-grain, hier, ceux de mai 08 avaient franchi le pic des 600.00 $ US, un record que les traders ne pouvaient certainement pas laisser passer.

L'amélioration des exportations de soya a peut-être aidé l'augmentation des prix du secteur. La semaine dernière, les Américains auraient vendu 643 800 tonnes de soya.

Néanmoins, on doute que ce soit une raison valable. En fait, en dehors de la spéculation pure et dure, on ne voit presque pas d'autre explication possible. L'idée d'une prolongation de la grève des producteurs de grain argentin ressemble davantage à un pari sur ce que pourrait être le résultat des prochaines exportations de soya américain.

Le secteur des oléagineux (soya) croule présentement sous d'innombrables problèmes qui amènent à dire que la demande mondiale est trop faible. La situation est telle que prétendre que la grève des Argentins encourage la hausse des prix du soya parait douteux.

Par ailleurs, il faut admettre que les mauvaises exportations de maïs-grain ont contribué à la chute des cours. Le 483 500 tonnes retenu par le USDA montre que les acheteurs étrangers ont été trop peu nombreux la semaine dernière.

Les tendances :Les conditions du marché n'inspirent pas confiance. Les traders ont toujours le marasme de l'économie américaine en tête. On a l'impression que les risques d'un revers boursier causé par un vent de panique restent en toile de fond.

Quoi qu'il en soit, la tendance à court terme est encore supportée par la faiblesse du dollar américain. On n'affirme pas que la situation est forcément négative. Seulement, l'atmosphère au marché est lourde et spéculative.

Étant donné les circonstances propre à l'économie, on ne croit toujours pas à la force d'impact des facteurs agricoles. Il faut continuer de voir plus loin.

À plus long terme, la tendance n'a pas évoluée. Fortement dépendante de l'économie américaine qui rentre en récession, on peut parier qu'elle est davantage négative que positive.


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