Les gains se sont poursuivis sur les fèves aujourd’hui alors celles-ci ont progressé et surtout tiré à la hausse le prix des autres grains. Le maïs et le blé plus timides ont trouvé un certain support alors plusieurs consommateurs n’hésitent pas à fermer ces prix pour leur consommation immédiate et future (court terme).
Les grains font véritablement bande à part sur les marchés alors que presque toutes les commodités sont en forte baisse. L’or perd de $41 l’once, le pétrole chute de plus de $2, le bœuf est en forte baisse aussi. La force du dollar américain est peut-être une bonne raison pour liquider une partie des avoirs en commodités puisque certaines personnes questionnent la politique monétaire américaine dans la guerre des devises qui se trame présentement sur l’échiquier mondial. Plusieurs fonds tournent donc le dos aux marchés de commodités et préfèrent se réfugier dans d’autres investissements.
Le maïs tarde toujours à trouver un point d’appui pour un rebond, mais l’idée que la récolte sera bonne en 2013/2014 freine les investisseurs dans ce marché alors que les consommateurs préfèrent acheter timidement pour leurs besoins immédiats. Les prix du maïs pourraient reprendre plus de vigueur si les chiffres de production d’éthanol étaient meilleurs demain. L’Agence de l’énergie dévoilera les résultats demain en raison du congé férié de lundi. De plus, les importateurs pourraient se tourner vers le maïs américain alors que les ports brésiliens sont pris dans la tourmente puisque les débardeurs refusent de charger les bateaux de fèves.
Ces débardeurs avaient déjà annoncé leur grève la semaine dernière. La mécanisation du travail est au cœur des discussions et le syndicat craignant de perdre des travailleurs provoque ces problèmes de logistique. La récolte de fèves, abondantes au Brésil cette année, ne peut être acheminée adéquatement vers les importateurs. En Argentine, la nouvelle de Oil World qui a réduit son estimation de production de fèves de ce pays à 50 millions de tonnes alors que le USDA se situait encore à 53 millions fait couler beaucoup d’encre. Plusieurs analystes tentent de s’ajuster et d’analyser cette diminution. Pour l’instant, la nouvelle ne fait pas consensus, mais des voix s’élèvent pour confirmer cette décision de Oil World (organisme allemand). Certains affirment même que la récolte chuterait jusqu’à 48 millions de tonnes.
Le blé sort tranquillement de sa torpeur en raison de multiples demandes de pays désireux d’acheter du blé américain. La Chine serait à négocier des ententes de même que le Brésil. Certains états américains auront de la neige en abondance dans les prochaines heures aidant les sols à reprendre timidement le dessus sur la sécheresse de 2012.
