Le marché essaie tant bien que mal de reprendre son souffle suite aux conclusions du USDA vendredi dernier. Les fèves demeurent affectées par les développements positifs au niveau des conditions climatiques en Amérique du Sud cette semaine.
Le prix du maïs subit la pression des investisseurs et des spéculateurs sortant de leurs positions. Le support technique situé à $6,95/boisseau a tenu le coup. Les prix offerts aux producteurs américains, malgré la baisse du contrat à terme, demeurent stables (ou légèrement à la baisse) puisque la hausse des bases compensent pour la perte. Les acheteurs essaient de faire « sortir » le grain des silos. La courbe de prix demeure inversée à court terme ce qui devrait inciter les producteurs à vendre. Il faut cependant que les vendeurs de contrats à terme ont décidé de fermer leurs positions et pousser les prix de la nouvelle récolte vers de bonnes hausses en fin de journée.
Les nouvelles rapportées par les négociants en Amérique du Sud pourraient provoquer un certain support temporaire aux fèves de soya. Le Mato Grosso est en retard sur sa récolte alors que les autorités rapportaient que 17% étaient complétée versus 24% l’an dernier. Les pluies sont responsables de ce retard.
Goldman Sachs vient de publier des prévisions à la baisse concernant les prix des fèves. Le prix moyen oscillera autour de $14/boisseau pour les 3 prochains mois et $13,00 à $13,50 pour les prochains 6 à 12 prochains mois. La firme d’investissement soutient que les précipitations tombées cet hiver aideront grandement les semis du printemps prochain aux Etats-Unis. Par contre, ils sont prudents quant à l’effet de la sécheresse qui pourrait perdurer dans l’ouest du Midwest.
L’Argentine attend entre 0,5 et 1 pouce de pluie à certains endroits dans les prochains jours. La fiabilité des modèles est bien décevante et il encore possible que ces pluies ne soient pas aussi abondantes que les prétentions. Les modèles se sont plus d’une fois trompés depuis les 2 dernières semaines. La pluie fut nettement sous les prévisions.
Le blé continue surtout de réagir aux conditions climatiques qui s’améliorent dans les Plaines américaines. Le nord du Texas et quelques régions en Oklahoma reçoivent des précipitations alors que les producteurs n’y croyaient plus. Le blé dans ces régions était dans un manque chronique d’eau.
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