Le livre beige de la Réserve Fédérale a annoncé que l’économie américaine avait démontré une résilience tout au long de 2012 et que l’économie continuait à progresser dans presque toutes les sphères d’activités et des régions. Cette nouvelle couplée avec l’incertitude levée au niveau du précipice fiscal et du budget américain, plusieurs investisseurs et fonds d’investissement reviennent progressivement afin de spéculer et/ou d’investir dans les différents marchés financiers. Leur retrait, en décembre dernier, fut bien temporaire et limité.
La maïs a continué sa progression haussière et complète ainsi une 9ieme journée de hausse. Par contre, le prix se bute le nez sur sa moyenne mobile 100 jours, mais surtout sur sa tendance baissière des 3 derniers mois. Plusieurs attendent ce bris technique haussier pour acheter davantage et pousser les prix vers $7,40/boisseau. C’est donc la première étape pour les acheteurs.
Malgré un rapport positif vendredi dernier de la part du USDA, il faut souligner que les données d’éthanol d’aujourd’hui tel que rapportées par l’Agence de l’énergie américaine laisse le marché indécis quant à la suite de cette hausse. Ce mercredi, l’Agence mentionnait que la production d’éthanol était fixée à 784 000 barils par jour. Le marché avait perdu presque 4-6 cents par boisseau suite à cette publication. Il semble que 2 usines d’éthanol aient arrêté temporairement leurs opérations afin de faire de la maintenance. C’est le plus bas niveau de production depuis juin 2010 (depuis que le l’EIA publie les données).
L’incertitude entourant la production sud-américaine tourmente les marchés puisqu’aujourd’hui la FAO estime la récolte de maïs de l’Argentine à 25,5 millions de tonnes, alors que le USDA a estimé la récolte à 28 millions de tonnes. Hier, le gouvernement de l’Argentine estimait la récolte entre 28-30 millions de tonnes.
Les fèves se sont envolées avec les honneurs aujourd’hui alors que les prix ont grimpé suite aux conditions météorologiques plus sèches et plus chaudes prévues pour les prochains jours en Argentine. Cette canicule semble préoccuper certains négociants. Les semis sont terminés depuis quelques jours et la période de pollinisation devrait débuter seulement en février, mais certains spéculateurs sont à jouer ce stress climatique en raison de la baisse de production possible dû aux semis qui se sont effectués dans une terre très humide. On craint ainsi que les racines de surfaces ne tiennent le coup face à la chaleur soudaine. La récolte au Brésil a débuté (presque 10 jours déjà) et la région du Mato Grosso est la première région à être récoltée. Les rumeurs sont à l’effet que les rendements sont excellents.
Le blé d’hiver a pu reprendre de l’altitude supporté par la hausse des fèves et du retour à la hausse du maïs. Il faut ajouter que le USDA a annoncé que le blé qui se situait dans les catégories Bonnes et Excellentes » en décembre avait chuté et que les catégories « Pauvres et très pauvres » avaient grimpé à 61% versus 7% l’an dernier. Le marché est très préoccupé de cette situation pour le printemps prochain.
