Les grains ont fini la journée en forte baisse encore une fois. Ces pertes ont été encouragées par la tempête de neige qui frappe presque tout le territoire américain. Plusieurs croient que ces précipitations pourront alléger le manque d’humidité dans le sol au printemps prochain. Le Palmer Drought Index sera particulièrement suivi dans les prochaines semaines. La couverture de neige aidera à protéger les plants de blé qui sont émergés.
Concernant le blé, si la situation s’améliore aux États-Unis, le froid intense qui sévit en Russie pourrait avoir endommagé une partie de la récolte de blé d’hiver. Plusieurs producteurs craignent de perte une partie de leur récolte puisque le peu de neige reçu ne protège pas très bien les jeunes plants.
Le volume de négociation anémique provoque des réactions violentes des marchés puisqu’encore une fois certains niveaux techniques ont été touchés sur certains produits entraînant une chute rapide des prix. Le manque de liquidité et de participants dans les marchés provoquent aussi ce genre de réaction. L’an dernier, le marché montait et reprenait vie rapidement suite à la sécheresse en Amérique du Sud alors que cette année c’est le contraire qui se produit.
L’Amérique du Sud continue de bénéficier des largesses de Dame Nature alors que la majorité des pays producteurs connaissent de bonnes conditions climatiques : du beau temps suivi des quelques précipitations. En fait, presque toutes les régions du Brésil et de l’Argentine connaissent de bonnes fréquences de temps secs et humides.
Le maïs est venu bien près de traverser son « gap » ou sa fenêtre de juillet dernier à $6,83 sur le contrat de mars, mais a tout de même fermé au-dessus de ce support. On cite toujours le manque de vigueur des exportations pour justifier la baisse des prix. Par contre, il semble que les usines d’éthanol ne soient pas « dans le marché » ces temps-ci et possèderaient des volumes d’inventaire de maïs pour se maintenir hors marché jusquà la fin janvier. Les marges des producteurs d’éthanol sont encore négatives ces temps-ci.
Les fèves ont été supportées par de bonnes données d’exportation alors que le USDA a rapporté que les États-Unis avaient conclu des ententes pour vendre 108 000 tonnes à destination inconnue et 115 000 tonnes à la Chine. La demande demeure soutenue quoique le marché craigne encore des annulations dans les prochains jours. Un analyste brésilien vient de hausser sa prédiction de récolte de fèves pour le Brésil à 84,3 millions de tonnes versus les 81 millions estimées par le USDA.
