Tout semblait bien se dérouler ce matin pour les marchés financiers qui étaient relativement positifs avant l’ouverture officielle des bourses. Les États-Unis ont annoncé des chiffres relativement négatifs sur l’activité manufacturière américaine qui a retraité à un creux des derniers mois à 49,5 (pus bas niveau depuis juillet 2009). Un chiffre sous les valeurs de 50 signifie une contraction de l’activité manufacturière. Les entreprises citent l’incertitude planant sur les finances publiques et les niveaux de taxation possibles aux États-Unis en 2013 comme étant sources du ralentissement. Par contre, au niveau international, la Chine a répété que son économie repartait lentement et la Grèce a approuvé son plan de rachat de ses obligations sur les marchés (afin de les remplacer).
Les grains aussi avaient succombé à cet enthousiasme matinal, mais plus la journée avançait et plus la faiblesse s’installait alors que certaines résistances étaient rencontrées sur les différents grains. Ce qui supporte le soya est certainement la nouvelle de la remontée de l’activité économique en Chine et les marges positives des triturateurs chinois qui pourraient annoncer encore l’importation de plus 3 millions de tonnes de fèves d’ici la fin de l’année 2012.
Les semis en Amérique du Sud sont terminés à 58% et 86% pour l’Argentine et le Brésil respectivement. La pluie tombée en abondance pourrait encore provoquer des changements dans les semis de maïs en Argentine qui pourrait semer davantage de soya apportant ainsi une pression négative sur les prix.
Les semis de maïs en Argentine se situent à 63% versus 73% l’an dernier. L’opportunité de semis se referme rapidement et la mi-décembre devrait sonner la fin de cette possibilité. Par contre, certains météorologues ont annoncé que la deuxième partie du mois de décembre sera plus sec pour le pays.
Le mouvement aujourd’hui a peut-être été initié par des négociants qui fermaient leurs positons en « spreads ». Ils rachetaient leurs positions vendeurs sur les fèves et vendaient les contrats de maïs simultanément. De plus, il est possible que la pression soit venue de la Chine qui affirme avoir récolté 208 millions de tonnes de maïs alors que le USDA se situe encore à 200 millions de tonnes dans sont denrier rapport en novembre.
Malgré l’obtention du contrat d’approvisionnement de blé offert par l’Égypte (280 000 tonnes), les exportateurs de blé américain n’ont pu voir le prix monté sur la Bourse de Chicago.
