Nouvelle

Revue des marchés des grains 24 octobre 2012

24 octobre 2012,

Le marché des bourses des actions s’est stabilisé un peu aujourd’hui laissant retomber la poussière sur un début de semaine difficile pour de nombreux investisseurs. Pourtant certaines nouvelles économiques ont été encourageantes ce matin : la Chine a annoncé que son secteur manufacturier avait rebondi à un sommet des 3 derniers mois ajoutant ainsi davantage de données que l’économie chinoise ralentit à l’intérieur d’un « ralentissement contrôlé » par les autorités. De plus, les États-Unis ont annoncé que les ventes de maisons neuves ont atteint un sommet des 2 dernières années confirmant la relance du secteur depuis le creux de 2008. Par contre, quelques compagnies américaines continuent à rapporter des ventes et de profits décevants bien que certaines entreprises ont surpassé les attentes (Facebook).

Le maïs s’est replié aujourd’hui et n’a pas suivi le leadership du blé et des fèves. Ces fèves qui n’en finissent plus surprendre et poursuivre leur ascension après la chute du dernier mois à un creux sous les $15/boisseau pour le contrat de novembre. Concernant la faiblesse du maïs, il faut regarder du côté des « spreads » mais aussi de la faiblesse de la production d’éthanol qui demeure sous les projections du USDA en se situant à 801 000 barils par jour.

Le Centre National d’Information sur les Grains et les huiles de la Chine a annoncé que la production de fèves de soya serait en baisse de 11,63% et que l’utilisation serait en hausse de 3% pour 2012. La Chine devrait, selon toute vraisemblance, continuer leurs achats importants de fèves américaines et éventuellement de fèves sud-américaines lorsque celles-ci seront disponibles. Le rythme d’importation ne devrait pas ralentir autant que certains analystes l’avaient prédit.

Les marchés ont prêté oreilles au Ministre de l’Agriculture ukrainien qui a confirmé que le pays allait fermer sa frontière aux exportations de blé à partir du 15 novembre prochain. Encore une fois, ce n’est une surprise pour personne, mais le fait de le répéter rend certains négociants nerveux et certains utilisateurs plus empressés de sécuriser des volumes.  

De plus, certains regardent les semis de blé aux États-Unis qui viennent de rejoindre la moyenne d’ensemencement des 5 dernières années en terme de rapidité comme étant problématique. L’émergence est lente, très lente même, en raison des conditions climatiques sèches. Le Dakota du Sud, état très touché par la sécheresse, a un taux d’émergence fixé à 13% ce lundi alors que normalement celui-ci devrait être à 80% à cette période de l’automne. C’est de mauvais augure puisque les froids pourraient affecter davantage les jeunes plants. Le marché se bâtit ainsi une « prime-météo » par rapport à les prix saisonniers.

Le blé devient le leader des grains puisque la production est et pourrait continuer à être touché par les mauvaises conditions climatiques mondiales. Techniquement, il pourrait traverser certains niveaux de résistances qui empêchaient les prix de remonter récemment.

Les ventes à l’exportation annoncées demain matin seront d’une grande importante pour dicter le prochain mouvement des grains.


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