La firme de notation Moodys n’a pas décoté la dette de l’Espagne et l’espoir renait sur une résolution possible ce jeudi et vendredi au sujet d’une aide offerte aux pays éprouvant problèmes de liquidités. Les bourses des actions se sont donc envolées sur le continent nord-américain pour s’approcher près des sommets du début de mois. La résolution de la crise serait une première étape d’un long processus de relance mondiale de l’économie. Mercredi soir, la Chine dévoilera plusieurs données économiques : son PIB, les ventes au détail, ce qui pourrait grandement influencés les commodités et les grains.
Ce fut une journée mi-figue mi-raisin pour les grains aujourd’hui. Certes, les prix ont rebondi, mais modestement. Le début de la journée fut positif, mais encore une fois, les prix se sont écrasés en fin de journée pour terminer la séance au neutre. Ceci ne fait qu’accentuer la pression baissière sur tous les grains. Les vendeurs se manifestent sitôt qu’une hausse s’amorce. Ce comportement n’augure rein de bon pour les prochains jours.
La Chine a relevé ses estimations de production de maïs de 4 millions de tonnes. La récolte chinoise pourrait donc atteindre 201 millions de tonnes. Le USDA l’avait estimée à 200 millions de tonnes.
La pluie en Argentine ralentit le travail des producteurs aux champs. Ces précipitations commencent à nuire présentement. Les pluies diluviennes du mois précédent avaient fait des dommages aux récoltes de blé. Par contre, si on en croit l’adage anglophone qui dit : « Rain makes grains », il faut s’attendre à ce que ces pluies soient bénéfiques éventuellement.
La situation technique continue de préoccuper les négociants et autres spéculateurs. Le maïs a fermé la session sous ses moyennes mobiles 9 et 20 jours. Il ne faut que pénétrer la zone sous les $7,33 pour amorcer une baisse qui nous mènerait vraisemblablement jusqu’à $7,10.
Toujours au niveau technique, il faut souligner que plusieurs rumeurs provenant des législateurs américains relativement à la mise en place d’une loi limitant les prises de positions dans les marchés arrivent aux oreilles de fonds d’investissement. Le projet de loi « Dodd-Frank » (Projet de loi étudié depuis 2009) pourrait causer des prises de profits plus grandes dans les semaines qui viennent de la part des fonds qui préfèrent ajuster leurs portefeuilles et demeurer sur les lignes de côté.
La fève demeure aussi clairement sous ses moyennes mobiles et le fait que le prix n’ait pu dépasser les sommets de la veille indique une continuité de la baisse jusqu’à $14,75.
Pourtant, les fèves avaient quelques rumeurs pour alimenter la hausse. La Chine serait encore sur les rangs pour acheter quelques cargos de fèves américaines. De plus, la Centre Chinois des grains a réduit ses estimations de production de fèves de 200 000 tonnes à 12,8 millions de tonnes. Le USDA se situe à 12,6 millions de tonnes.
Au Québec, la baisse de dollar canadien aujourd’hui pourrait avoir un effet positif sur les bases locales. Dans un discours surprenant le gouverneur de la Banque du Canada n’a pas réaffirmé son désir de hausser les taux d’intérêt d’ici la fin de l’année. Depuis mars dernier, M. Dodge alimente les marchés avec son souhait de voir les taux d’intérêt à des niveaux plus hauts. La devise canadienne s’était appréciée en conséquence, mais la situation prend une tournure différente et la parité devient une possibilité bien réelle.
