Les marchés ont été secoués ce matin pour les nouvelles provenant de l’Europe. Les tensions sociales et la dissension au sein des pays membres provoquent des baisses sur marchés financiers. Les grèves et les sorties de la population dans les rues en Grèce, en Espagne provoquent des problèmes de nature sociales, policières, et économiques. Il ne faut jamais que les marchés sont guidés par 2 forces : l’avarice et la peur. Clairement, c’est la peur qui domine en ce moment.
Les marchés des grains ne sont pas épargnés par ces tensions, même si depuis quelques années récessions ou pas, la demande de grain à été constamment à la hausse ou, au mieux, au neutre de la part de tous les consommateurs mondiaux. Cette fois-ci, on craint qu’avec la baisse de régime de la part de l’économie chinoise, la demande pour les grains soit à la baisse.
Pourtant, les inventaires demeurent relativement serrés aux États-Unis et le USDA présentera ce vendredi le rapport des stocks au 1er septembre. Les analystes y sont allés de leurs estimations pour le maïs et le soya : entre 870 millions et 1,261 milliards de boisseaux pour le maïs et 110 à 152 millions pour le soya.
Une mauvaise nouvelle pour les exportateurs de maïs américain, la Corée a finalement arrêté son choix pour importer 133 000 tonnes de maïs de l’Amérique du Sud, ce qui veut dire que le prix du maïs américain est toujours à des prix trop élevés par rapport à ses concurrents.
Au niveau de l’éthanol, Valero Energy avait annoncé que 2 usines fermées en juin reviendraient en opération rapidement. A l’opposé, il semble qu’une rumeur dans le marché fasse état d’une fermeture d’une usine dans le Minnesota. L’agence américaine de l’énergie a annoncé que la production d’éthanol avait grandement ralenti pour s’établir à 809 000 barils par jour en baisse donc de 3%
Le dommage technique est évident sur les graphiques et les fonds d’investissement continuent simplement de sortir de leurs positions acheteurs. Cette année, il y a peu de commerciaux (négociants) pour racheter la contrepartie puisque les producteurs américains n’ont pas vendu à l’avance des grains cette saison. Normalement, ce que l’on constate ce sont les négociants qui acceptent d’acheter la récolte à l’avance et se protéger contre les fluctuations boursières en vendant un ou des contrats à terme à la bourse. Lors de la livraison, les négociants rachètent leur contrat apportant un support aux marchés normalement à la baisse à la récolte. Mais cette année, peu de transactions ont été exécutées de cette façon pour 2 raisons : les producteurs ne connaissaient pas leurs rendements en raison de la sécheresse, mais aussi les producteurs voulaient stocker les inventaires et n’ont pas vendu leurs récoltes. Une solution à ce problème aurait été de vendre à l’avance et s’engager dans des contrats permettant de profiter de la hausse du prix tout en ayant fixé un prix plancher pour ses grains.
Il pleut et pleuvra beaucoup au Brésil. Les producteurs attendent presque 2 pouces de pluie dans certaines régions. Les semis de fèves débuteront donc à temps et avec de bonnes conditions pour la germination. Les analystes s’attendent à une production record de fèves cette année estimée à 82 millions de tonnes. Ce serait la première fois que le Brésil produirait une récolte de fèves supérieure à la récolte américaine.
