L’économie mondiale et les intervenants politiques ont pris le pas cette semaine sur la direction des commodités et autres denrées. La chancelière allemande, Mme Angela Merkel, a dit oui à une éventuelle aide aux économies plus faibles de l’Europe afin de relancer la croissance. L’Espagne pourrait aussi recevoir de l’aide financière supplémentaire afin d’aider les différentes banques du pays à se recapitaliser. Enfin, la confiance des consommateurs aux États-Unis a remonté en juillet, ce qui fait suite à de bonnes données de ventes au détail en début de semaine. De plus, la Bourse des actions à New York continue inlassablement sa hausse amorcée il ya 2 semaines pour atteindre certains sommets récents.
Malgré tout, il y avait peu à dire sur les grains aujourd’hui. Plusieurs tournées commenceront la semaine prochaine et se prononceront sur les rendements de maïs et de fèves. En effet, le John Deere Pro Farmer Crop tour débutera sa tournée ce lundi alors que les États de l’Ohio et du Minnesota seront visités. Suivront le Dakota du Sud, le Nebraska, l’Indiana et l’Illinois. Il demeure que les conditions climatiques sont difficiles pour certains états en raison de la pluie qui se fait encore attendre.
Les producteurs récoltent en ce moment, mais rencontrent certains problèmes : le maïs est très humide. Le marché va s’attendre à des chiffres la semaine prochaine.
Plusieurs analystes doutent encore de l’effet des prix élevés sur la demande. Pourtant, les ventes à l’exportation dans le maïs et le blé hier matin ont déçu plusieurs commentateurs. Les ventes de maïs ont attient 122 800 tonnes pour l’ancienne récolte et 130 600 tonnes pour la prochaine. Ce fut sous les attentes. Par contre, ce mercredi la production d’éthanol a tout de même montré une hausse de production, timide, mais présente avec des chiffres à 819 000 barils par jour. Cette donnée implique une utilisation du maïs de plus de 87 millions de boisseaux par semaine alors que le USDA projette l’utilisation de 86,50 millions de boisseaux en moyenne de façon hebdomadaire. Par contre, les marges des usines calculées par certains analystes proposent des prix négatifs. Certains autres affirment qu’avec la hausse des prix de l’essence, il est possible de rentabiliser la production.
La fève revient encore une fois sur le radar des spéculateurs avec des ventes à l’exportation très élevées dans le rapport d’hier. La Chine est encore responsable de la majorité des achats. En fait, le pays a acheté 63% des ventes exécutées par les vendeurs de grains américains. L’appétit des chinois, si elle demeure limitée dans le maïs, ne s’arrête pas dans la fève. En contrepartie, l’État vient d’offrir aux consommateurs 800 000 tonnes des réserves nationales afin de faire diminuer les prix locaux. Plusieurs triturateurs se sont laissés tenter et ont acheté quelques 402 000 tonnes ce vendredi. Le prix de vente est réputé avoir été 8% moins cher que les fèves importées.
