Grainwiz : Actualité et opinions : Maïs et SoyaC'était il y a dix jours à Cordoba en Argentine Le marché a terminé fortement à la hausse. Tandis que les contrats de maïs-grain qui viendront à échéance en mai 08 ont clôturé à 524.75 $ US (+ 17.25), ceux de soya, qui viendront à terme à la même période, ont fini à 1257.00 $ US (+ 50.00). On estime que la spéculation plus qu'autre chose fut à l'origine du mouvement à la hausse. Les traders ont également tenu compte de la grève de fermiers qui frappe actuellement l'Argentine. Aux dernières nouvelles, quatre syndicats agricoles auraient déclenchés une grève après que le gouvernement argentin ait décrété une nouvelle taxe de 9 % sur les exportations de soya. Mais malgré les apparences, ce facteur reste secondaire. Aujourd'hui, même si cette décision du gouvernement argentin a contribué à l'augmentation rapide des cours du soya américain, l'Argentine reste un joueur mineur. Le problème serait différent s'il s'agissait d'un plus gros pays producteur de soya comme le Brésil. Comme concurrents directs sur le marché, les Américains y gagneraient certainement un avantage. En fait, l'affaissement constant de la devise américaine fut certainement plus importante. Signe évident que l'inflation et l'inquiétude économique persistent encore du côté des États-Unis, elle expliquerait aussi la remontée soudaine du prix de l'or. Aujourd'hui, la valeur du lingot a grimpée pour finir la journée à 919.20 $ US + 4.80). Quant aux inspections aux exportations, rendues publiques ce matin, celles de la semaine passée ont un peu aidé, mais pas davantage. Pour le maïs-grain, elles auraient été excellentes et auraient touché 1.02 million de tonnes. Dans le cas des oléagineux (soya), les résultats sont tout au plus satisfaisants. Les 712 933 tonnes retenues n'ont rien d'impressionnant. Les tendances :La situation n'a guère évoluée. Depuis la semaine dernière, les problèmes de l'économie américaine semblent empirer sans que les politiciens n'en fassent de cas. Pourtant, on constate que le dollar américain continue de chuter. Au fond, compte tenu l'instabilité actuelle, il est donc possible de prétendre que le CBOT grimpe uniquement sous la pression de l'inflation. Les autres éléments véhiculés à travers les médias ne sont que secondaires. En tout cas, on note qu'ils ne sont pas assez solides pour expliquer l'augmentation des prix du grain. Donc à court terme, si cette chute du taux de change américain continue, il est presque certain que la valeur des prix du grain devrait suivre en hausse. Néanmoins, c'est seulement une question technique. Autrement, on voit mal comment les prix des céréales pourraient grimper. Les prix sont hauts et on se demande si la demande mondiale de grain est aussi forte qu'on le prétend. À plus long terme, aux États-Unis, les conditions économiques sont telles qu'on les croit capables d'écraser tout espoir positif. C'est que si l'économie américaine ralentit, la production céréalière risque d'en payer le prix.
Photo : Le Monde.fr
