Photo : Syti.netGrainwiz : Actualité et opinions : Maïs et Soya
Le secteur du maïs-grain a mal terminé la session. Les contrats qui viennent à terme en mars 08 ont clôturé en baisse à 522.25 $ US (- 2.25). Quant à ceux de soya, il ont fortement réagi dans le sens inverse. Les contrats qui viennent à échéance en
Les nouvelles prévisions du USDA ont continué à faire mal au maïs-grain. Rappelons qu’hier, les fonctionnaires fédéraux ont mentionné qu’il se pourrait que la prochaine production s’étale sur 90 millions d’acres et équivaille à 325 millions de tonnes. De tels résultats ont de quoi inquiéter. C’est vraiment énorme surtout dans une période d’instabilité économique.
C’est aussi pourquoi l’excellent rapport sur les exportations de la semaine passée (1.176 million de tonnes) ne pouvaient pas suffire. Pour finir en hausse, le marché, du moins celui du maïs-grain, avait besoin davantage.
Du côté des oléagineux (soya), le USDA estime que la prochaine mise en culture pourrait rester inchangée par rapport aux prévisions du mois passé et s’étendre sur 71 millions d’acres. À terme, elle devrait probablement générer 80 millions de tonnes.
Par contre, les traders ne se sont pas vraiment intéressés à ces résultats. Ils n’ont pas non plus considéré la faiblesse des exportations de la semaine dernière (630 600 tonnes).
Pour eux, les discussions du USDA sur les inventaires de soya américain, à un potentiel de 43.5 millions de tonnes pour l’année en cours, était un élément plus attrayant. Ce chiffre montrerait une réduction du soya disponible provoquée par la hausse de la demande chinoise.
À vrai dire, on ne croit pas vraiment que la hausse des prix du soya fut causée par ces facteurs-là. On trouve plutôt les chiffres bien ordinaires. La spéculation soutenue par le pari d’une raréfaction plus intense au cours de la saison paraît beaucoup plus logique.
Les tendances :À cours terme, la situation est instable mais demeure positive. On croit toujours que la mauvaise posture de l’économie américaine, qui pousse l’inflation en hausse, garantit presque l’augmentation à venir des prix du grain. Naturellement, la force de la demande mondiale devrait aussi aider. Actuellement, ce sont les facteurs les plus solides. Ils assurent un excellent support au CBOT.
Par contre, l’affaissement de l’économie américaine peut présenter un effet pervers. Comme on le mentionnait dans les articles précédents, si, aux États-Unis, le marasme économique persiste, il est certain que tôt ou tard les producteurs finiront par en être affectés.
Dans ce contexte, on pense encore que la tendance à long terme est incertaine, mais on n’ose même pas dire qu’elle est nécessairement négative.
