Grainwiz : Actualité et opinions : Maïs et SoyaPas payant le colza chinoisPhoto : Picasaweb
Le CBOT a fortement fini à la hausse. Les contrats de maïs-grain, qui viennent à échéance en mars 08, ont grimpé jusqu'à 511.00 $ US (- 14.00). Ceux de soya qui se terminent le même mois ont clôturé à 1368.00 $ US (+ 13.00).
Le risque d'un manque de blé panifiable à l'échelle mondiale a servi de LSD. On ne peut pas prétendre que les exportations de maïs-grain de la semaine dernière, c'est-à-dire le 980 400 tonnes retenu par le USDA, ont été extraordinaires. Le chiffre peut bien correspondre à ce que les traders anticipaient ; pour comprendre, il suffit de se rappeler du million tonnes que l'on a souvent vu lors des semaines précédentes.
Par ailleurs, on signale que le rapport de la NOPA qui fut déposé aujourd'hui est insatisfaisant. En janvier dernier, les minoteries américaines auraient torréfié 4.1 millions de tonnes. C'est un peu plus que ce que les traders avaient espéré. Par contre, la quantité d'huile encore en inventaire pose problème. La NOPA prétend que celle-ci a grimpé de 2.712 milliards à 2.818 milliards de livres.
La forte hausse des prix du soya s'expliquerait en bonne partie par le risque d'un manque de colza chinois. Avec la chute des prix de cette denrée, depuis quelques années, les Chinois en produisent moins et en importent davantage. Or hier, on apprenait que la froideur de l'hiver chinois aurait détruit une partie de la production en cours. Outre le fait que l'offre mondiale de colza est en baisse, les Américains pensent que les Chinois pourraient être forcés de se rabattre sur le soya américain.
Les tendances :La tendance à court terme est-elle négative ? Tout dépend du point de vue que l'on adopte. On ne peut pas nier le fait que la demande mondiale de grain reste à la hausse. Il y a un manque évidant de blé. Quant au colza, on y pense pas trop.
C'est que pour compenser, il est possible que les Chinois passent par les producteurs indonésiens. Pour eux, c'est plus proche que les États-Unis. On rappelle que l'essentiel de la production de soya américain provient des plaines situées au centre-est des États-Unis.
Toutefois, on n'aime toujours pas les problèmes qui affectent l'économie américaine. À l'heure qu'il est, on ne voit pas d'amélioration et tôt ou tard, il est certain que les marchés en subiront les conséquences. Le CBOT ne pourra pas être épargné.
La principale difficulté qui demeure est de savoir quand viendra cette débâcle. Pour l'instant, disons que les Américains semblent ignorer les troubles qui viennent à l'horizon. C'est ce qui explique pourquoi les marchés boursiers sont actuellement volatils. Évidemment, cette situation signifie que la tendance à long terme est incertaine.
