Nouvelle

Le problème des 145 milliards de dollars US

18 janvier 2008,

Photo : Radio-CanadaGrainwiz : Actualité et opinions : Maïs et Soya

Le marché a mal terminé la semaine. Comme les autres marchés boursiers nord-américains, le CBOT n'a pas pu s'empêcher de reculer. Les contrats de maïs-grain qui viennent à échéance en mars 08 ont terminé à 498.50 $ US (-3.75). Quant à ceux de soya qui ferme le même mois, ils ont aussi clôturé en baisse à 1266.00 $ US (- 7.00).

Visiblement la décision du président américain, Georges W. Bush, de demander au Congrès d'accorder rapidement une réduction de taxes de 145 milliards de dollars US afin de relancer l'économie, n'a pas plu aux marchés boursiers. Il est vrai que 145 milliards, c'est peu à côté des trillions de dollars que doivent les Américains. Et puis, il faudra davantage pour redonner confiance aux consommateurs américains, lesquels sont encore fortement secoués par la crise du crédit et des hypothèques.

Qu'on le veuille ou non, c'est la poursuite de cette vague d'inquiétude qui reste à l'origine de la débâcle des marchés boursiers dont fait parti le CBOT.

Évidemment, l'approche du congé de la Fête de Martin Luther King Jr. (lundi, le 21 janvier) a sans doute aidé puisque normalement, lorsqu'un long congé s'annonce, plusieurs traders en profitent pour fermer des positions.

Les tendances :Le discours du président américain était-il de trop ? Non, les autorités américaines doivent tenter des solutions, mais le mal est déjà fait. La population américaine est inquiète d'autant plus qu'aux États-Unis, plus personne ne doute des risques de récession.

On estime donc que l'incertitude devrait continuer d'affecter le marché du grain encore quelque temps. Il est possible que le CBOT amorce une correction un peu plus longue, mais pas trop. La spéculation reste intense, et d'après les informations, les producteurs américains ne seraient toujours pas vendeurs.

On n'est pas certain, toutefois, qu'ils pourront se tenir bien longtemps sur cette position. La déprime générale à l'ensemble des marchés est suffisamment contagieuse pour que le secteur agroalimentaire américain finisse par en ressentir les effets.

En conséquence, si les tendances, à court ou à long terme, sont encore positives, au fil du temps, elles le deviennent de moins en moins.


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