Météo – États-Unis
- De manière générale, les prévisions météorologiques à court terme sont à surveiller dans certaines parties du Midwest et du reste des Plaines américaines. L’analyse des cartes GFS ou GEFS (World Ag Weather) indique un risque de pluies parfois abondantes au sud des Grands Lacs et un peu plus à l’ouest, comme le montre la carte du 3e jour ci-contre. Ces précipitations risquent d’être excessives par endroits et pourraient saturer les sols au sud des Grands Lacs. Ailleurs, notamment dans le sud des Plaines, un temps sec persistant pourrait s’installer.
Il est possible que les températures baissent à des niveaux plus modérés, comme le montre la carte du 3e jour ci-contre. Bien que la chaleur soit plus supportable, elle pourrait rester intense, surtout dans le centre et le sud des Plaines, voire plus à l’est, vers le Missouri et le Kentucky, provoquant un stress hydrique et thermique dans certains secteurs.
- Pour sa part, la NOAA prévoyait pour aujourd’hui des précipitations parfois très abondantes dans le centre des États-Unis. L’organisme estime que des orages et des averses généralisées pouvaient toucher plusieurs secteurs des Plaines, avec des risques d’inondations localisées.
En bref, ce week-end…
- Hier, la BBC rapportait que le premier ministre canadien Mark Carney avait convié une centaine d’investisseurs étrangers à Toronto pour une réunion qui devait se tenir aujourd’hui et demain. Carney a mobilisé ses contacts financiers à travers le monde pour favoriser des investissements au Canada à hauteur de 100,000 milliards de dollars canadiens.
La BBC explique que, depuis plus de 18 mois, Carney déclare que la coopération militaire et économique entre les États-Unis et le Canada est terminée. Les conflits commerciaux, les mesures tarifaires et l’idée selon laquelle le président Donald Trump jugerait possible que le Canada devienne le « 51e État » justifient la nécessité pour les Canadiens de trouver d’autres partenaires commerciaux dans le monde.
Selon les autorités canadiennes, il serait nécessaire de réduire fortement la dépendance du Canada vis-à-vis des États-Unis. Rappelons que les États-Unis absorbent normalement 70 % des exportations canadiennes.
Carney misera surtout sur l’énergie et les ressources naturelles du Canada, mais aussi sur l’intelligence artificielle, la défense, les transports et les investissements dans les infrastructures.
- Dans un article paru hier soir, l’agence Reuters rapportait que le président Donald Trump avait demandé aux Ukrainiens de cesser leurs attaques visant la production de diesel russe. Il estime que les frappes contre les raffineries russes menacent l’approvisionnement en essence dans toute la Russie, et même ailleurs dans le monde.
- Selon un article publié tard hier soir sur CNBC, le président Donald Trump a déclaré qu’il n’écartait pas l’idée de conserver le pétrole iranien, comme les États-Unis l’ont fait avec celui du Venezuela plus tôt dans l’année.
- Par ailleurs, des négociations prévues à Oman entre les pays du Golfe et l’Iran ont été reportées, et la situation dans le détroit d’Ormuz reste au point mort.
Cette situation a contribué à maintenir les prix de l’énergie, c’est-à-dire ceux du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié, à des niveaux élevés. Le détroit d’Ormuz demeure un passage maritime vital pour l’acheminement mondial des hydrocarbures. Environ 20 % du pétrole et du gaz liquéfié consommés dans le monde y transitent.
Les Houthis du Yémen, alliés à l’Iran, ont également pris le contrôle de Bab el-Mandeb, un détroit reliant l’océan Indien à la mer Rouge et au canal de Suez. Ce secteur se situe plus au sud-est que le détroit d’Ormuz, qui se trouve au nord du golfe d’Oman et est relié à l’océan Indien. Bab el-Mandeb offre un trajet plus court vers l’Europe, l’Afrique et l’Asie. Voir notamment la carte d’AA.com présentée ci-contre.




Tous ces éléments soutiennent la hausse des prix du pétrole brut. Hier, vers 23 h 20, le prix du Brent augmentait de 2,83 %, à 107,57 $ US le baril, tandis que le WTI gagnait 2,79 %, à 102,84 $ US le baril.
- Dans un article publié hier après-midi sur Boursorama, l’Agence France-Presse indiquait que les conflits entre l’Iran et les Émirats arabes unis contrastent avec leurs liens économiques, difficiles à rompre. Par exemple, plusieurs commerçants iraniens offrant divers produits sont toujours actifs et appréciés à Dubaï, aux Émirats arabes unis.
Maïs
Le contrat de maïs américain décembre 26 a clôturé à 5,3325 $ (+ 3 cents). Celui mars 27 a fermé à 5,4800 $ (+ 2 ½ cents). Celui mai 27 a terminé à 5,5525 $ (+ 2 ¼ cents).
- Le rapport hebdomadaire sur les inspections à l’exportation pour la semaine du 10 septembre a été présenté aujourd’hui. L’USDA a estimé celles de maïs américain à 1,525,481 t, soit une baisse de 8,9 % par rapport à la semaine précédente et de 0,5 % sur un an. Le cumul annuel s’établissait à 2,173,550 t, en recul de 0,5 % par rapport à l’an dernier. Les attentes des analystes se situaient entre 1,3 et 1,8 Mt.
- Bloomberg rapportait ce matin que, la nuit dernière, des attaques ont obligé les Saoudiens à fermer un oléoduc important pour acheminer le pétrole en contournant le détroit d’Ormuz. Le média explique que le report de la réunion prévue entre plusieurs États du Golfe et l’Iran était surtout attribuable à la progression rapide des rebelles Houthis. Les prix du pétrole brut poursuivent donc leur hausse.
- Le rapport hebdomadaire sur la progression des cultures américaines était publié aujourd’hui. L’USDA a estimé qu’hier, 86 % des cultures de maïs avaient atteint le stade denté, soit une avance de trois points par rapport à l’an passé et de deux points sur la moyenne des quatre dernières années.
- L’organisme a également indiqué que 42 % des cultures étaient matures, soit une avance de trois points par rapport à l’an passé et de quatre points sur la moyenne des quatre dernières années.
- L’USDA a estimé que la récolte était effectuée à 8 %, soit une avance d’un point sur l’an passé et de deux points sur la moyenne des quatre dernières années.
- Enfin, il estime que la proportion des cultures jugées « bonnes à excellentes » est passée de 56 à 57 %.
Analyse sommaire – Maïs
- Des opérations essentiellement techniques ont animé le marché du maïs américain tout au long de la journée.
- Les risques météorologiques au sud des Grands Lacs et les inondations possibles dans les Plaines du centre des États-Unis ont également soutenu les différents cours.
- Les données du rapport sur les inspections à l’exportation étaient tout au plus satisfaisantes. Le principal bémol concerne le cumul annuel, qui était inférieur à celui de l’an passé. Malgré tout, les volumes inspectés ont été solides et ont, dans une certaine mesure, encouragé les acheteurs de contrats.

Soya
Le contrat de soya américain novembre 26 a clôturé à 13,0425 $ (+ 7 ¾ cents). Celui janvier 27 a fermé à 13,2025 $ (+ 8 ¼ cents). Celui mars 27 a terminé à 13,2800 $ (+ 9 ¼ cents).
Quant au tourteau de soya américain, le contrat octobre 2026 a fini à 350,20 $ (+ 3,40 $). Celui décembre 26 a clôturé à 356,20 $ (+ 3,40 $). Celui janvier 27 a fermé à 357,80 $ (+ 3,10 $).
Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat octobre 26 a terminé à 69,65 $ (+ 46 points). Celui décembre 26 a fini à 70,19 $ (+ 51 points).
- Les inspections à l’exportation de soya américain ont atteint 672,759 t, soit une augmentation de 44,8 % par rapport à la semaine précédente et de 18,2 % sur un an. Le cumul annuel s’établissait à 914,826 t, en baisse de 15,8 % par rapport à l’an dernier. Les anticipations des analystes se situaient entre 300,000 et 600,000 t.
- Le président Donald Trump a expliqué que les Ukrainiens et les Russes ont accepté de ne pas attaquer les raffineries de pétrole de la région, évitant ainsi une baisse marquée de l’offre mondiale de diesel.
- Sur un autre sujet, le président Trump s’est dit toujours confiant dans le fait que la visite du président chinois Xi aura lieu la semaine prochaine à Washington.
- Le rapport mensuel de la NOPA devrait être publié demain. Les analystes pensent que 211,55 millions de boisseaux de soya américain ont été triturés le mois dernier. Quant aux stocks d’huile de soya, ils pourraient s’élever à 1,257 milliard de livres, un niveau inférieur à celui du mois précédent.
- Dans son rapport sur la progression des cultures, l’USDA mentionne qu’hier, 44 % des plants de soya américain avaient atteint le stade de la chute des feuilles, soit une avance de six points par rapport à l’an passé et de sept points sur la moyenne des quatre dernières années.
- Par ailleurs, le département estime que la récolte de soya américain était effectuée à 6 %, soit une avance d’un point sur l’an passé et de trois points sur la moyenne des quatre dernières années.
- Enfin, l’USDA a indiqué que la proportion des cultures jugées « bonnes à excellentes » reste stable à 58 %.
Analyse sommaire – Soya
- Des opérations essentiellement techniques ont animé le marché du soya américain tout au long de la séance.
- Les données du rapport sur les inspections à l’exportation étaient favorables et dépassaient les attentes des analystes. Malgré un cumul annuel inférieur à celui de l’an passé, elles ont, dans une certaine mesure, encouragé les acheteurs de contrats.
- La météo défavorable au sud des Grands Lacs et les averses excessives attendues dans plusieurs régions du centre des États-Unis ont contribué à la hausse des cours.

Blé
À Chicago, le contrat de blé décembre 26 a clôturé à 7,2200 $ (- 3 ¼ cents). Celui mars 27 a fermé à 7,3925 $ (- 2 cents). Celui mai 27 a terminé à 7,4775 $ (- 1 ½ cent).
À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver décembre 26 a fini à 7,9250 $ (- 6 cents). Celui mars 27 a clôturé à 8,0675 $ (- 5 ¼ cents). Celui mai 27 a fermé à 8,1175 $ (- 4 ¾ cents).
À Minneapolis, le contrat de blé de printemps décembre 26 a terminé à 7,3625 $ (- 8 ¾ cents). Celui mars 27 a fini à 7,5750 $ (- 6 ¾ cents). Celui mai 27 a clôturé à 7,6925 $ (- 5 ¼ cents).
- Les inspections à l’exportation de blé américain ont atteint 456,720 t, soit une augmentation de 5,9 % par rapport à la semaine précédente et une baisse de 39,8 % sur un an. Le cumul annuel s’établissait à 5,675,557 t, en recul de 27,8 % par rapport à l’an dernier. Les projections des analystes se situaient entre 300,000 et 500,000 t.
- En Russie, SovEcon a abaissé son estimation des exportations de blé de 2,0 Mt en août dernier à 1,8 Mt ce mois-ci. L’an passé, vers le mois d’août, les Russes avaient exporté 4,4 Mt de blé. De leur côté, les autorités ukrainiennes pensent que les exportations de blé de leur pays pourraient reculer de 24 %.
- Dans son rapport hebdomadaire sur la progression des cultures, l’USDA estime qu’hier, les semis de blé d’hiver étaient effectués à 8 %, soit un retard de deux points sur l’an passé et de quatre points sur la moyenne des quatre dernières années.
- Enfin, il a estimé que la récolte de blé de printemps était effectuée à 93 %, soit au même rythme que l’an passé et avec une avance d’un point sur la moyenne des quatre dernières années.
- Par ailleurs, l’USDA a précisé que l’humidité des sols s’est améliorée, la proportion des sols dont l’humidité est jugée adéquate ou excédentaire passant de 45 à 46 %.
Analyse sommaire – Blé
- Comme ceux du maïs et du soya américains, les marchés du blé américains ont été marqués par des opérations essentiellement techniques tout au long des séances. Dans ce cas-ci, il s’agissait de ventes techniques.
- Les résultats du rapport sur les inspections à l’exportation étaient corrects, sans plus, tandis que le cumul annuel demeurait inférieur à celui de l’an passé. Ils auraient plutôt attiré les vendeurs de contrats.
- La guerre entre l’Ukraine et la Russie, de même que celles au Moyen-Orient, continuent de soutenir les différents cours.

Bœuf
Le contrat de bœuf américain octobre 26 a clôturé à 222,25 $ (+ 2,58 $). Celui février 27 a fermé à 226,30 $ (+ 2,30 $). Celui avril 27 a terminé à 227,55 $ (+ 2,08 $).
Quant au veau américain, le contrat octobre 26 a fini à 337,85 $ (+ 5,35 $). Celui novembre 26 a clôturé à 332,78 $ (+ 4,60 $). Celui janvier 27 a fermé à 324,35 $ (+ 3,65 $).
- À la clôture, le CME Feeder Cattle Index augmentait de 2,26 $ pour atteindre 331,22 $.
- Cet après-midi, la valeur des découpes de bœuf évoluait de façon contrastée, avec un écart Ch/Se resserré à 20,76 $. La découpe « Choice » a reculé de 0,63 $ à 375,31 $, tandis que la « Select » a gagné 1,42 $ pour atteindre 354,55 $.
- L’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 106,000 têtes (+104,000 par rapport à la semaine précédente ; - 3,967 sur un an).
Porc
Le contrat de porc américain octobre 26 a clôturé à 79,60 $ (- 1,93 $). Celui décembre 26 a fermé à 71,25 $ (- 1,45 $). Celui février 27 a terminé à 73,60 $ (- 1,60 $).
- À la clôture, le CME Lean Hogs Index reculait de 0,28 $ pour s’établir à 87,94 $.
- Sur la semaine dernière, le CME Fresh Bacon Index régressait de 22,51 $ à 169,68 $.
- Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse perdait 2,56 $ pour s’établir à 82,82 $. Celui du porc vivant s’affichait à 63,39 $.
- Cet après-midi, la valeur moyenne des découpes cédait 0,02 $ pour s’établir à 89,78 $. Dans le détail : longe + 3,39 $ (89,44 $) ; fesse + 2,46 $ (113,66 $) ; épaule + 5,79 $ (73,33 $) ; côte + 1,55 $ (158,57 $) ; jambon -0,70 $ (80,22 $) ; flanc -10,33 $ (100,63 $).
- L’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 492,000 têtes (+ 491,000 par rapport à la semaine précédente ; + 5,862 sur un an).

