Météo – États-Unis
- De manière générale, les prévisions météorologiques évoluent quelque peu à court terme, du moins pour le Midwest. L’analyse des cartes GFS ou GEFS (World Ag Weather) pour les trois prochains jours indique surtout un temps ensoleillé dans l’ensemble du Midwest. Ces conditions devraient, dans bien des cas, être favorables au développement des cultures. Il est toutefois possible que certains secteurs manquent de précipitations. La sécheresse pourrait également persister dans le nord et le sud des Plaines (voir la carte du 3e jour ci-contre).
Par ailleurs, des difficultés supplémentaires pourraient toucher une bonne partie des Plaines : les températures maximales pourraient être extrêmement élevées dans une grande partie du secteur au cours des trois prochains jours (voir notamment la carte du 3e jour ci-contre).
Globalement, les conditions météorologiques demeurent relativement correctes dans la plupart des régions de production. L’ensoleillement devrait être bénéfique, notamment dans les États du sud des Grands Lacs, où certains secteurs avaient été touchés par des inondations localisées. Par contre, la situation dans les Plaines américaines s’aggrave avec un temps toujours plus chaud et sec, qui pourrait provoquer un stress hydrique et thermique persistant, notamment pour les cultures de blé de printemps généralement situées plus au nord.
En bref, hier soir…
- Apparemment, les spéculateurs accueillent favorablement la nouvelle stratégie économique des États-Unis à l’égard de l’Iran. Un article publié hier soir par CNBC indique que les prix du pétrole demeurent en baisse, alors que la pression économique s’intensifie sur la République islamique d’Iran. En fait, les sanctions économiques prévues par l’administration Trump sont moins sévères que ce qu’avaient anticipé les marchés.
Par ailleurs, Bloomberg, à l’instar d’autres médias, a rapporté que des négociations entre l’Iran et Oman sont en cours afin d’assurer un passage sécuritaire et temporaire dans le détroit d’Ormuz. L’objectif premier demeure la réouverture du secteur à la navigation. Cette nouvelle rassure les marchés mondiaux et contribue à faire reculer les prix du pétrole brut.
Vers 23 h hier, les prix du pétrole brut demeuraient en baisse. Le Brent reculait de 2,69 % à 86,20 USD le baril, tandis que le WTI perdait 2,48 % à 80,32 USD le baril.
- Une dépêche diffusée hier par CNBC indique que le gouvernement canadien a dévoilé ses mesures de représailles visant les 20 milliards de dollars de marchandises frappées par les tarifs imposés par le gouvernement américain. Le ministre canadien des Finances, François-Philippe Champagne, a annoncé que les nouveaux tarifs douaniers d’Ottawa viseront 700 produits américains, pour une valeur équivalente à 20 milliards de dollars. Il précise que les contre-tarifs varieront entre 15 et 20 %.
Cette nouvelle politique s’appliquera aux importations de produits comme les fruits de mer, les produits laitiers, les produits du bois et du papier ainsi que les vêtements. Elle entrera en vigueur le 8 septembre prochain. Par ailleurs, le gouvernement canadien prévoit un programme de 7,5 milliards de dollars canadiens afin de soutenir les entreprises et les travailleurs touchés par les tarifs douaniers. À ce jour, aucune négociation n’est prévue : le ministre canadien du Commerce, Dominique LeBlanc, n’attend pas d’appel.
CNBC a même cité CNN, qui a fait état d’exigences de dernière minute adressées au président Trump. Celui-ci a répondu : « Ça me ressemble bien. » Interrogé pour savoir s’il contestait la décision canadienne, il aurait déclaré : « Non, je ne conteste rien. » « Ils doivent payer des sommes équitables. S’ils ne paient pas des frais équitables, nous ne conclurons pas d’accord. C’est très bien comme ça. »
En réalité, les entreprises s’inquiètent de plus en plus d’une hausse potentiellement importante des coûts. Comme le souligne CNBC, le commerce transfrontalier pourrait devenir coûteux pour certains vendeurs. Le premier ministre canadien, Mark Carney, souligne que ces coûts plus élevés risquent effectivement de réduire les choix offerts aux Canadiens.
Pour l’instant, les marchés boursiers semblent faire abstraction des tensions commerciales entre le Canada et les États-Unis. Le Dow Jones, le S&P 500 et le Nasdaq ont tous terminé la séance d’hier en hausse. Au même moment au Canada, le TSX avait également clôturé dans le vert. Hier, les spéculateurs préféraient attendre les résultats de NVIDIA et ceux d’autres entreprises de haute technologie.
Maïs
Le contrat de maïs américain septembre 26 a clôturé à 5,1400 $ (+ 13 ½ cents). Celui décembre 26 a fermé à 5,3650 $ (+ 13 cents). Celui mars 27 a terminé à 5,5075 $ (+ 12 ¼ cents).
- Aux États-Unis, l’indice des dépenses à la consommation personnelle, ou PCE, a progressé de 0,2 % en juillet, au-dessus des attentes des analystes établies à 0,1 %. L’inflation des services serait notamment en cause, avec une hausse de 0,3 %. Sur un an, le PCE aurait progressé de 3,7 %, soit un résultat également supérieur aux anticipations des analystes.
- En réalité, l’inflation américaine demeure nettement supérieure à l’objectif de la Réserve fédérale, notamment parce que la hausse des prix de l’énergie, c’est-à-dire ceux du pétrole brut et du gaz naturel, a obligé les consommateurs américains à s’ajuster en conséquence.
- Bloomberg mentionne que l’administration Trump envisage d’autres sanctions commerciales contre le Canada, après que le gouvernement Carney a décidé de riposter « dollars pour dollars ». Washington pourrait augmenter les droits de douane ou mettre en place d’autres mesures commerciales contraignantes.
- World Weather anticipe des précipitations en Europe de l’Ouest vers la fin de la semaine et la semaine prochaine. Ces averses sont plus que nécessaires à bien des endroits. Toutefois, les météorologues mentionnent qu’elles risquent de ne pas suffire à atténuer les dommages déjà présents dans les différentes cultures.
- Aujourd’hui, le rapport hebdomadaire sur l’éthanol américain a été publié. L’EIA estime que, durant la semaine du 21 août dernier, la production d’éthanol américain s’est établie à 1,112 million de barils, en hausse de 2,1 % par rapport à la semaine précédente et de 3,6 % par rapport à l’an dernier.
Quant aux stocks d’éthanol américain, ils se sont établis à 25,206 millions de barils, en hausse de 0,3 % par rapport à la semaine précédente et de 3,1 % comparativement à l’an dernier.
Par ailleurs, l’organisme estime que les exportations d’éthanol américain ont augmenté de 25,6 % par rapport à la semaine précédente, à 162,000 barils par jour.
Enfin, l’EIA a indiqué que l’apport d’éthanol dans l’essence américaine a reculé de 0,3 % par rapport à la semaine précédente, à 923,000 barils par jour.
- En Argentine, le Buenos Aires Grains Exchange anticipe des semis de maïs sur 20,76 millions d’acres, une superficie qui serait relativement stable par rapport à l’an passé.
- Pour demain, les analystes prévoient des ventes à l’exportation de maïs américain entre 800,000 et 1,6 Mt.
Analyse sommaire – Maïs
- Visiblement, les spéculateurs se sont appuyés essentiellement sur les facteurs techniques pour intervenir au cours de la séance du maïs.
- La perspective de ventes à l’exportation élevées de maïs américain a motivé les acheteurs de contrats.
- Le facteur météorologique semble toujours « correct » dans la plupart des régions du Corn Belt. Toutefois, les conditions de culture du maïs américain montrent encore une certaine détérioration provoquée par les récentes inondations dans le sud des Grands Lacs, comme le soulignait l’USDA en début de semaine. La situation attire surtout les acheteurs de contrats, qui misent sur une baisse de l’offre américaine alors que la demande mondiale resterait soutenue.
- Les données du rapport hebdomadaire sur l’éthanol américain étaient correctes, mais elles n’ont pas donné de direction claire au marché.
Soya
Le contrat de soya américain septembre 26 a clôturé à 12,5425 $ (+ 26 ¼ cents). Celui novembre 26 a fermé à 12,6600 $ (+ 28 ¼ cents). Celui janvier 27 a terminé à 12,8075 $ (+ 28 ½ cents).
Quant au tourteau de soya américain, le contrat septembre 26 a fini à 328,70 $ (+ 8,40 $). Celui octobre 26 a clôturé à 333,10 $ (+ 9,40 $). Celui décembre 26 a fermé à 339,30 $ (+ 10,10 $).
Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat septembre 26 a terminé à 67,22 $ (-30 points). Celui octobre 26 a fini à 67,43 $ (-27 points).
- Ce matin, l’USDA a signalé des ventes privées à l’exportation de 333,000 t de soya américain. La Chine était la destination, avec des livraisons prévues en 2026/27.
- Aux États-Unis, l’American Soybean Association, ou ASA, s’inquiète du fait que le gouvernement américain pourrait accorder davantage d’exemptions liées à la production de biocarburants aux petites raffineries. Ces exemptions seraient plus nombreuses que l’an passé. Dans les faits, elles risqueraient de faire perdre au marché 500 millions de gallons de biodiesel, soit environ 1 milliard d’USD de revenus pour des agriculteurs qui peinent déjà à maintenir leurs exploitations.
- Le gouvernement chinois a averti les États-Unis qu’il pourrait prendre des contre-mesures si l’administration Trump incluait la Chine parmi les pays ciblés par des sanctions visant les entreprises qui font affaire avec les Iraniens. Le Financial Times précise que des entreprises basées à Hong Kong et en Chine continentale seraient visées, mais pas les institutions financières chinoises. Ces mesures de rétorsion pourraient compromettre la trêve commerciale entre les États-Unis et la Chine.
- En Chine, Sinograin aurait vendu 77 % du soya importé offert sur le marché domestique. Au départ, l’organisme devait présenter 306,000 t; dans les faits, il a offert 290,000 t de soya.
- Dans sa lettre hebdomadaire, Michael Cordonnier (Soybean & Corn Advisor) a laissé inchangée sa prévision du rendement du soya américain à 51,50 bu/acre, un niveau qui demeurerait toutefois inférieur aux 52,7 bu/acre établis par l’USDA dans son rapport d’offre et de demande du mois d’août.
- Au Brésil, les livraisons de fertilisants importés ou produits localement pourraient reculer de 7 %. La compagnie Mosaic élabore, conjointement avec le gouvernement brésilien, un plan pouvant atteindre 2 milliards d’USD. Son objectif est de réduire les prix des fertilisants et de les rendre plus accessibles aux agriculteurs grâce à des subventions.
- Pour demain, les analystes anticipent des ventes à l’exportation de soya américain entre 1,1 et 3,1 Mt. Ils prévoient également des ventes à l’exportation de tourteau de soya américain entre 200,000 et 500,000 t. Dans le cas de l’huile de soya américaine, un maximum de 12,000 t est attendu.
Analyse sommaire – Soya
- Comme dans le maïs, des manœuvres essentiellement techniques ont eu lieu tout au long de la séance.
- La présence d’acheteurs chinois, entre autres, sur le marché américain du soya a motivé les acheteurs. L’intérêt est d’autant plus marqué que les spéculateurs fondent beaucoup d’espoir sur le rapport de demain concernant les ventes à l’exportation.
- Le facteur météorologique semble correct pour le soya américain, comme l’a montré le rapport sur la progression des cultures présenté en début de semaine. La stabilité des conditions est plutôt encourageante.
Blé
À Chicago, le contrat de blé septembre 26 a clôturé à 7,3050 $ (+ 45 cents). Celui décembre 26 a fermé à 7,4825 $ (+ 45 cents). Celui mars 27 a terminé à 7,6525 $ (+ 44 cents).
À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver septembre 26 a fini à 7,9175 $ (+ 37 ¼ cents). Celui décembre 26 a clôturé à 8,0900 $ (+ 38 ¼ cents). Celui mars 27 a fermé à 8,2200 $ (+ 37 ¼ cents).
À Minneapolis, le contrat de blé de printemps septembre 26 a terminé à 7,2150 $ (+ 27 ½ cents). Celui décembre 26 a fini à 7,4800 $ (+ 28 cents). Celui mars 27 a clôturé à 7,6600 $ (+ 27 ¾ cents).
- La Commission européenne estime que, du 1er juillet au 23 août dernier, les exportations de blé tendre de l’Union européenne de 2026/27 se sont élevées à 2,38 Mt, en hausse par rapport aux 1,48 Mt établies la semaine précédente.
- Des météorologues ont signalé des épisodes de sécheresse qui ont touché plusieurs régions de l’Ukraine. La situation est telle que les semis de grains d’hiver pourraient être retardés ou compromis. Actuellement, les agriculteurs ukrainiens devraient se préparer à semer, puisque la période des semis devrait débuter le mois prochain. Par ailleurs, le plus grand producteur de grains d’Ukraine, Kernel, estime que les agriculteurs pourraient semer moins de grains en raison des contraintes à l’exportation. L’organisme évalue cette baisse à 20 %.
- Apparemment, plusieurs régions de Russie subiraient le même sort que l’Ukraine et seraient frappées par une sécheresse généralisée.
- Hier, les Ukrainiens ont attaqué une importante raffinerie de pétrole dans la région de la Volga, en Russie. Le gouvernement ukrainien a également mentionné que 70 navires sont en attente dans le canal du Danube afin d’être chargés de grains.
- Dans l’Ouest canadien, la sécheresse dans le sud constitue un problème de plus en plus important pour le blé de printemps.
- Pour demain, les analystes projettent des ventes à l’exportation de blé américain entre 200,000 et 550,000 t.
Analyse sommaire – Blé
- Les conditions météorologiques difficiles dans une bonne partie des Plaines américaines laissent penser que les conditions de culture du blé de printemps pourraient se détériorer. Pour l’instant toutefois, le dernier rapport sur la progression des cultures montre une stabilité pour le blé de printemps.
- La météo difficile dans une bonne partie de l’Europe continue de menacer l’offre mondiale et apporte un soutien aux différents cours.
- Les problèmes géopolitiques dans la mer Noire ont joué un certain rôle dans la forte hausse des prix observée au cours des différentes séances d’aujourd’hui. Apparemment, les Ukrainiens et les Russes peinent à trouver d’autres moyens d’exporter leurs grains.

Bœuf
Le contrat de bœuf américain octobre 26 a clôturé à 210,78 $ (-18 cents). Celui décembre 26 a fermé à 212,58 $ (+ 45 cents). Celui février 27 a terminé à 214,08 $ (+ 58 cents).
Quant au veau américain, le contrat septembre 26 a fini à 319,00 $ (-28 cents). Celui octobre 26 a clôturé à 314,25 $ (+ 93 cents). Celui novembre 26 a fermé à 307,50 $ (+ 1,80 $).
- À la clôture, le CME Feeder Cattle Index perdait 1,19 $ à 334,27 $.
- Aujourd’hui, le Fed Cattle Exchange (Central Stockyards) n’a pas réussi à vendre les 2,002 têtes présentées en ligne aux États-Unis. Les secteurs concernés par cette tentative étaient : le TX/OK/NM, le KS, l’IA, le CO ainsi que des régions qui ne participent normalement pas aux enchères. Les prix de réserve se situaient entre 223,00 et 345,00 $. Les offres maximales variaient entre 0,00 et 220,00 $.
- Cet après-midi, la valeur du surgelé de bœuf reculait, tandis que l’écart Ch/Se s’élargissait à 22,45 $. La découpe « Choice » a perdu 3,40 $ à 385,13 $, tandis que la « Select » a régressé de 6,30 $ à 362,68 $.
- Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 105,000 têtes (-1,000 par rapport à la semaine précédente; -13,670 sur un an).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 310,000 têtes (+ 1,000 par rapport à la semaine précédente; -35,746 sur un an).

Porc
Le contrat de porc américain octobre 26 a clôturé à 80,90 $ (+ 45 cents). Celui décembre 26 a fermé à 70,98 $ (+ 63 cents). Celui février 27 a terminé à 73,73 $ (+ 55 cents).
- À la fermeture, le CME Lean Hog Index a reculé de 0,21 $ à 92,65 $.
- Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse a perdu 0,27 $ à 90,75 $.
- La valeur moyenne des découpes cédait 2,12 $ à 95,55 $. Dans le détail : longe -0,36 $ (91,54 $); fesse + 0,72 $ (114,79 $); épaule -4,96 $ (62,98 $); côte -0,47 $ (162,85 $); jambon -2,43 $ (71,35 $); flanc -6,94 $ (151,42 $).
- Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 484,000 têtes (+ 13,000 par rapport à la semaine précédente; -51 sur un an).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 1,423 million de têtes (-8,000 par rapport à la semaine précédente; + 7,589 sur un an).

Dollar canadien



