Météo – États-Unis
- De façon générale, les prévisions météorologiques sont « favorables » à court terme pour une bonne partie du Midwest et du reste des Plaines. L’analyse des cartes GFS ou GEFS (World Ag Weather) sur trois jours indique un éclaircissement généralisé sur une bonne partie du Midwest et des Plaines. Dans bien des cas, l’ensoleillement devrait être bénéfique, notamment dans le sud des Grands Lacs, où des inondations ont été localisées.
Ailleurs toutefois, le temps sec, particulièrement dans les Plaines américaines, pourrait engendrer des problèmes de stress hydrique et, dans certains cas, thermique (voir notamment la carte du 3e jour ci-contre).
En fait, comme l’illustre la carte du 2e jour ci-contre, l’analyse révèle la possibilité de températures excessivement élevées dans le centre et le sud des Plaines. La chaleur extrême pourrait s’étendre dans le sud-est, de la Louisiane au Mississippi, en passant par l’Arkansas.
- De son côté, la NOAA prévoit une masse d’air froid en provenance du sud du Canada qui pourrait traverser le nord du Midwest, entraînant des orages et des pluies abondantes dans la région. Le système devrait d’abord sillonner le nord des Plaines avant de progresser vers l’est, jusque dans la vallée du Mississippi. L’organisme anticipait également, pour aujourd’hui, des températures extrêmement élevées dans le sud-est des États-Unis.
En bref, hier soir…
- Dans un article publié hier, CNBC rapportait que le président Donald Trump a suspendu pour trois jours l’entrée en vigueur des droits de douane de 50 % imposés sur certains produits canadiens. Il a également déclaré qu’il y avait un « accord » avec le Canada. Selon plusieurs journalistes, le premier ministre canadien Mark Carney et le président Trump se seraient entretenus peu avant l’entrée en vigueur des tarifs douaniers sur les importations de produits canadiens.
D’après le Bureau du représentant américain au commerce, dirigé par Jamieson Greer, les nouveaux droits de douane devaient s’appliquer à des importations canadiennes d’une valeur de 20 milliards d’USD. L’an dernier, les États-Unis auraient importé pour 382 milliards d’USD de produits canadiens.
- Dans une autre dépêche parue hier sur CNBC, le président Trump a confirmé qu’aucune discussion n’est prévue avec l’Iran. Il a toutefois indiqué que l’armée américaine pourrait intervenir dans le détroit d’Ormuz, allant jusqu’à évoquer la possibilité d’en faire un territoire américain, une idée qu’il avait déjà avancée par le passé.
- Dans un éditorial paru hier sur Oilprice, il est indiqué que des pays du golfe Persique disposent désormais d’une « autoroute » pétrolière permettant d’acheminer 4 millions de barils par jour en contournant le détroit d’Ormuz. L’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis recourent à des solutions de rechange, notamment les pipelines, les transbordements de pétrole de navire à navire et les pétroliers qui évitent la région. Toutefois, l’Irak, le Koweït et le Qatar demeurent dépendants du détroit d’Ormuz.
De plus, le journaliste précise que le contournement de la région d’Ormuz ne fait que réduire les risques, sans les éliminer. En effet, les flux pétroliers doivent souvent transiter par la mer Rouge, où le passage de Bab el-Mandeb est menacé par les Houthis du Yémen, ou emprunter des routes plus longues autour de l’Afrique, exposées à la piraterie.
- Par ailleurs, un journaliste indique dans Oilprice que les réserves américaines de diesel se situent à leur plus bas niveau depuis 23 ans. Les stocks européens seraient, quant à eux, à leur plus bas niveau depuis 2022. La situation actuelle suscite notamment des inquiétudes pour l’agriculture, alors que la période des récoltes approche. Les coûts de l’activité industrielle pourraient augmenter en raison de la raréfaction du diesel et être répercutés sur les consommateurs.
- Dans un autre article d’Oilprice, il est avancé que la Roumanie a dû redémarrer la centrale au charbon de Rovinari afin de compenser l’arrêt de la centrale nucléaire de Cernavoda, le niveau d’eau du Danube étant insuffisant pour refroidir les réacteurs.
- Dans un article de Yahoo Finance s’appuyant sur Politico, il est expliqué que des producteurs pétroliers américains indépendants sont sur le point de conclure des ententes avec le Venezuela afin d’y produire du pétrole. Ces mesures visent à aider ce pays d’Amérique du Sud en difficulté.
- Dans une dépêche publiée tard hier soir sur Zonebourse, les chiffres de la Fed aux États-Unis indiquent que la production industrielle américaine a augmenté de 0,2 % en juillet, alors que les analystes tablaient sur une hausse de 0,4 %. Pour la même période, la Réserve fédérale américaine a indiqué que la production des biens durables a progressé de 0,7 %, tandis que celle des biens périssables a reculé de 0,4 %.
Par ailleurs, la production manufacturière, qui exclut la production automobile et celle des pièces connexes, s’est accrue de 0,4 %. Ces données indiquent plutôt que les hausses des prix du carburant et des coûts du crédit commencent à pénaliser l’économie américaine.
- Tard hier soir, les prix du pétrole brut étaient en hausse : le Brent progressait de 0,57 % à 91,54 USD le baril, tandis que le WTI gagnait 0,67 % à 85,51 USD le baril.
Maïs
Le contrat de maïs septembre 26 a clôturé à 4,7300 $ (+ 9 ¾ cents). Celui décembre 26 a fermé à 4,9800 $ (+ 10 cents). Celui mars 27 a terminé à 5,1375 $ (+ 9 ¾ cents).
- Pour la tournée de Pro Farmer, les participants, qui ont arpenté l’Indiana au cours de la deuxième journée de l’activité, ont établi le rendement moyen de la région à 183,54 bu/acre, en baisse par rapport aux 193,82 bu/acre de l’an dernier. Dans le cas du Nebraska, les observateurs ont évalué les rendements à 163,61 bu/acre, contre 179,5 bu/acre l’an passé.
- Le rapport hebdomadaire sur l’éthanol américain pour la semaine du 14 août dernier a été publié dans la journée. En ce qui concerne la production, elle aurait été établie à 1,089 million de barils par jour, soit une baisse de 2,5 % par rapport à la semaine précédente, mais une augmentation de 1,6 % par rapport à l’an passé. Les analystes anticipaient en moyenne 1,111 million de barils par jour.
Quant aux stocks d’éthanol américain, ils ont été établis à 25,121 millions de barils, soit une augmentation de 1,3 % par rapport à la semaine précédente et de 10,7 % par rapport à l’an dernier. Les analystes tablaient en moyenne sur 24,603 millions de barils.
Du côté des exportations d’éthanol américain, elles auraient été de 129,000 barils par jour, soit une augmentation de 18,3 % par rapport à la semaine précédente.
- Pour demain, un sondage de Reuters montre que les analystes anticipent des ventes à l’exportation de maïs américain 2025/26 entre 0 et 500,000 t. Pour 2026/27, leurs attentes se situent entre 500,000 et 1,3 Mt.
Analyse sommaire – Maïs
- Les rapports de Pro Farmer semblent indiquer un potentiel de baisse des rendements. Cette perspective aurait largement motivé les acheteurs de contrats.
- Les conditions météorologiques pourraient se détériorer en raison de la masse d’air froid en provenance du sud du Canada, ce qui a également encouragé les acheteurs de contrats. Les orages violents prévus dans certaines régions du Midwest pourraient causer des dommages.
- Le rapport sur l’éthanol américain a été défavorable : la production a reculé alors que les stocks ont augmenté. En revanche, les exportations d’éthanol américain ont progressé. Au final, ce rapport aurait plutôt limité la hausse des cours.

Soya
Le contrat de soya américain septembre 26 a clôturé à 12,2225 $ (+ 21 ½ cents). Celui novembre 26 a fermé à 12,3725 $ (+ 20 ½ cents). Celui janvier 26 a terminé à 12,5125 $ (+ 19 ¾ cents).
Quant au tourteau de soya américain, le contrat septembre 26 a fini à 318,90 $/tonne (+ 5,90 $/tonne). Celui octobre 26 a clôturé à 321,00 $/tonne (+ 6,40 $/tonne). Celui décembre 26 a fermé à 325,60 $/tonne (+ 6,80 $/tonne).
Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat septembre 26 a terminé à 69,86 $ (+ 17 points). Celui octobre 26 a fini à 69,92 $ (+ 23 points).
- Concernant la tournée de Pro Farmer, les participants ont établi le nombre de gousses par carré (90 X 90 cm) en Indiana à 1318,64, en baisse par rapport aux 1376,59 de l’an passé. Au Nebraska, les observateurs ont établi ce nombre à 1219,62 gousses par carré, contre 1348,31 l’an dernier.
- Pour demain, les analystes prévoient des ventes à l’exportation de soya américain 2025/26 entre 50,000 et 400,000 t. Pour 2026/27, ils les situent entre 1 et 1,9 Mt. Quant au tourteau de soya américain, les projections se situent entre 150,000 et 500,000 t. Du côté de l’huile de soya américaine, les attentes se situent entre -10,000 et 10,000 t.
- Dans sa plus récente vente aux enchères, la société d’État chinoise Sinograin aurait vendu 308,000 t de soya importé, soit 86 % des volumes offerts sur le marché domestique.
Analyse sommaire – Soya
- Comme le maïs, le soya américain a été affecté par la baisse du potentiel de rendement observée jusqu’à présent durant la tournée de Pro Farmer. Les spéculateurs estiment que l’offre américaine pourrait être revue à la baisse. Cette perspective aurait largement soutenu la hausse des cours.
- Les conditions météorologiques, qui risquent de devenir plus difficiles à plus ou moins long terme dans le Midwest, ont également motivé les acheteurs de contrats.
- Les ventes effectuées par Sinograin en Chine ont réduit les stocks de soya importé, laissant espérer une poursuite des importations chinoises de soya américain afin de combler le manque.
Blé
À Chicago, le contrat de blé septembre 26 a clôturé à 6,8025 $ (+ 15 ¾ cents). Celui décembre 26 a fermé à 6,9750 $ (+ 16 ¼ cents). Celui mars 27 a terminé à 7,1475 $ (+ 15 ¾ cents).
À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver septembre 26 a fini à 7,6200 $ (+ 18 ¼ cents). Celui décembre 26 a clôturé à 7,7675 $ (+ 18 ¼ cents). Celui mars 27 a fermé à 7,9000 $ (+ 18 ½ cents).
À Minneapolis, le contrat de blé de printemps septembre 26 a terminé à 6,9400 $ (+ 17 ¾ cents). Celui décembre 26 a fini à 7,2025 $ (+ 16 ½ cents). Celui mars 27 a clôturé à 7,3825 $ (+ 16 ¼ cents).
- Selon ASAP Agri, les exportations de blé ukrainien pourraient reculer entre 5 et 10 Mt en 2026/27. Les ports de la mer Noire, notamment ceux d’Odessa, sont toujours bloqués par les Russes. La firme de consultants anticipe également une baisse des exportations de blé russe au cours de la même période si les expéditions à partir des ports maritimes sont restreintes par les hostilités.
- Sans donner plus de détails, Rusagrotrans, le plus grand opérateur du réseau ferroviaire de la Russie, spécialisé dans les cargaisons agricoles, estime que les exportations de blé russe pourraient être les plus faibles depuis 2010.
- En ce qui concerne les ventes à l’exportation de blé américain en 2026/27, les anticipations des analystes se situent entre 200,000 et 450,000 t.
Analyse sommaire – Blé
- Le contexte géopolitique difficile en mer Noire, qui implique une baisse des exportations de blé ukrainien et russe, a soutenu la hausse des cours.
- La masse d’air froid en provenance du sud du Canada, qui pourrait descendre dans le nord des Plaines américaines à plus ou moins long terme, pourrait affecter les cultures de blé de printemps en provoquant des orages violents et des pluies abondantes. Cette perspective a motivé les acheteurs de contrats.

Bœuf
Le contrat de bœuf américain octobre 26 a clôturé à 217,23 $ (- 1,70 $). Celui décembre 26 a fermé à 217,15 $ (- 2,05 $). Celui février 27 a terminé à 217,80 $ (- 2,00 $).
Quant au veau américain, le contrat septembre 26 a fini à 329,13 $ (- 4,23 $). Celui octobre 26 a clôturé à 322,05 $ (- 4,28 $). Celui novembre 26 a fermé à 314,08 $ (- 4,55 $).
- À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index perdait 1,19 $ à 342,36 $.
- Aujourd’hui, le Fed Cattle Exchange (Central Stockyards) n’a pas réussi à vendre les 1,520 têtes offertes en ligne aux États-Unis. Les secteurs concernés par cette tentative sont: le TX/OK/NM, le KS, l’IA, le CO ainsi que des régions qui ne participent habituellement pas aux enchères. Les prix de réserve variaient entre 230,00 et 360,00 $. Les offres maximales allaient de 0,00 à 225,00 $.
- Cet après-midi, la valeur du surgelé de bœuf affichait une évolution contrastée, avec un écart Ch/Se élargi à 30,82 $. La découpe « Choice » a augmenté de 3,84 $ à 394,99 $, tandis que la « Select » reculait de 2,12 $ à 364,17 $.
- Pour la journée seulement, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 109,000 têtes (+ 3,000 par rapport à la semaine précédente; -6,790 sur un an).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 309,000 têtes (-1,000 par rapport à la semaine précédente; -25,007 sur un an).

Porc
Le contrat de porc américain octobre 26 a clôturé à 81,50 $ (+ 78 cents). Celui décembre 26 a fermé à 71,43 $ (+ 50 cents). Celui février 27 a terminé à 74,25 $ (+ 25 cents).
- À la clôture, le CME Lean Hog Index régressait de 0,69 $ à 94,78 $.
- Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse reculait de 2,27 $ à 92,10 $. Celui du porc vivant augmentait quant à lui de 0,72 $ à 67,65 $.
- La valeur moyenne des découpes cédait 1,54 $ à 97,58 $. Dans le détail : longe -2,71 $ (91,56 $); fesse -2,42 $ (111,27 $); épaule -2,65 $ (64,01 $); côte + 1,32 $ (60,38 $); jambon -2,61 $ (76,93 $); flanc + 0,95 $ (158,25 $).
- Pour la journée, l’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 476,000 têtes (-8,000 par rapport à la semaine précédente; -1,410 sur un an).
- Il a également estimé le cumul hebdomadaire des abattages sous inspection fédérale à 1,436 million de têtes (+ 14,000 par rapport à la semaine précédente; -619 sur un an).


