Météo – Amérique du Nord
- De manière générale, les prévisions météorologiques à court terme demeurent préoccupantes pour la plupart des régions du Midwest et du reste des Plaines américaines. L’analyse des cartes GEFS ou GFS (World Ag Weather) indique des possibilités de pluie plutôt limitées dans la majorité des zones de production. Ce déficit de précipitations risque de s’accompagner d’une chaleur extrême, particulièrement dans les Plaines. Par conséquent, plusieurs cultures de ces secteurs pourraient subir un stress hydrique et thermique.
Comme le montre la carte du 3e jour, des précipitations faibles et insuffisantes pourraient toucher le nord des Plaines américaines. La carte des températures pour le 3e jour fait également ressortir un risque de chaleur extrême dans une grande partie du centre des États-Unis.
- Pour sa part, World Weather soutient que les conditions de culture sont difficiles dans le nord des Plaines et le sud du Canada, en raison du manque de pluie et de la chaleur excessive. L’organisme ne prévoit d’ailleurs aucune précipitation dans ce secteur au cours des 10 prochains jours. Plusieurs cultures subissent donc déjà un stress hydrique et thermique, qui provoque des dommages et réduira les rendements à la récolte.
- Globalement, les conditions de culture demeurent difficiles dans la plupart des régions du Midwest et des autres secteurs des Plaines américaines. Les averses prévues au cours des prochains jours risquent d’être insuffisantes pour atténuer les effets de la chaleur extrême attendue.
En bref, hier soir…
- Selon CNBC, qui cite Reuters, les autorités iraniennes auraient annoncé qu’elles cesseraient leurs attaques si les Américains interrompaient leurs frappes. Elles précisent que, tant que la trêve avec les États-Unis demeure en vigueur, l’Iran s’engage à s’abstenir de toute attaque.
- En réalité, les conseillers du président Donald Trump ont averti que l’armée américaine manquait de cibles jugées pertinentes et que les réserves de l’arsenal américain s’épuisaient rapidement. De son côté, la BBC signalait que ni les États-Unis ni l’Iran n’avaient mené de frappes au cours des deux derniers jours. Dans ce contexte, le président Trump privilégie les négociations avec l’Iran.
- Quoi qu’il en soit, les prix du pétrole brut ont fortement chuté. Ce matin, vers minuit, le Brent reculait de 4,27 % à 92,65 USD le baril, tandis que le WTI cédait 4,67 % à 85,14 USD le baril.
- Par ailleurs, CNBC signalait hier après-midi que les Ukrainiens auraient attaqué des navires iraniens circulant en mer Caspienne. Les autorités iraniennes qualifient ces opérations d’actes hostiles, voire criminels. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé que les forces ukrainiennes avaient visé des navires servant à acheminer du matériel militaire lié à l’Iran.
- Dans un autre article, CNBC rapportait que les bénéfices industriels chinois avaient progressé de 15,1 % sur un an en juin dernier. Malgré leur recul pour un deuxième mois consécutif, ils ont été soutenus par la fabrication de puces et d’équipements destinés à l’intelligence artificielle.
- Cette semaine, la Réserve fédérale devrait annoncer sa décision sur le taux directeur. D’après Reuters, les analystes interrogés évaluent à 80 % la probabilité que le taux demeure inchangé. De son côté, Bloomberg ajoute que les pressions s’intensifient sur la Réserve fédérale pour qu’elle relève ses taux. Certains craignent notamment une forte accélération de l’inflation aux États-Unis.
- De son côté, la BBC a annoncé hier que le président français Emmanuel Macron devait tenir aujourd’hui une réunion de crise afin de discuter de la progression des feux de forêt et du retour possible de chaleurs excessives au cours des prochains jours. Pour l’instant, les incendies se situeraient à 15 km de Bordeaux, mais le maire précise qu’aucune évacuation n’est requise pour le moment.
- Vers la fin de la semaine dernière, BFMBusiness mentionnait que le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva avait promulgué une loi interdisant la production et la vente de foie gras au Brésil. Cette nouvelle loi, dont les origines remontent à 2020, a été adoptée en avril dernier, mais n’a été promulguée que récemment par le président brésilien.
- Au Brésil, l’industrie du foie gras représente environ 1 million d’euros par année. La loi a été adoptée en raison de préoccupations liées à la cruauté envers les animaux et entrera en vigueur dans six mois. Les contrevenants s’exposeront à des amendes et à des peines d’emprisonnement.
- Les producteurs français de foie gras sont en colère et considèrent cette loi comme une première violation de l’accord UE-Mercosur. Les agriculteurs français craignent notamment que cette décision ne crée un précédent pour des mesures visant d’autres produits agricoles français. Le Mercosur est un marché commun regroupant le Brésil, l’Argentine, la Bolivie, l’Uruguay et le Paraguay.
Maïs
Le contrat de maïs américain septembre 26 a clôturé à 4,5175 $ (-12 ½ cents). Celui décembre 26 a fermé à 4,7400 $ (-13 ½ cents). Celui mars 27 a terminé à 4,8950 $ (-13 ½ cents).
- Au cours de la semaine du 23 juillet dernier, les inspections à l’exportation de maïs américain se sont établies à 1,488,028 t, en baisse de 7,7 % par rapport à la semaine précédente et de 2,9 % sur un an. Le cumul annuel des inspections à l’exportation de maïs américain dépassait toutefois celui de l’an passé de 24,8 %, à 75,323,661 t. Les prévisions des analystes variaient de 1,1 à 1,6 Mt.
- Au Brésil, AgRural estime que, jeudi dernier, la récolte de maïs safrinha dans le centre-sud (Mato Grosso) était achevée à 60 %, ce qui représenterait un retard de 8 % par rapport à l’an passé.
- Apparemment, les météorologues anticipent toujours des vagues de chaleur en France, en Allemagne et en Espagne. Le système pourrait se déplacer vers l’est et atteindre plusieurs régions de l’Ukraine au cours de la semaine prochaine.
- Le rapport hebdomadaire sur la progression des cultures paraissait aujourd’hui. L’USDA mentionne qu’hier, 78 % des cultures de maïs avaient atteint le stade de la soie, soit cinq points de plus que l’an passé et quatre points au-dessus de la moyenne des quatre dernières années.
Par ailleurs, le département estime que 25 % des cultures avaient atteint le stade pâteux, soit un point de plus que l’an dernier et trois points au-dessus de la moyenne des quatre dernières années.
Il indique également que la proportion des cultures classées dans les catégories « bon à excellent » est passée de 67 à 63 %.
- CFTC : mardi dernier, les spéculateurs actifs dans le maïs américain avaient accru leurs positions acheteuses de 49,518 contrats, pour les porter à 92,909 contrats.
Analyse sommaire – Maïs
- Comme dans le soya et le blé américains, la séance du maïs américain a été marquée par des ventes techniques et des prises de profits. Ce mouvement s’explique en partie par la baisse des prix du pétrole brut. Vers 18 h 30, le Brent reculait de 9,27 % à 87,81 USD le baril, tandis que le WTI cédait 0,82 % à 81,93 USD le baril.
- La baisse des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui a alimenté la correction du pétrole brut, doit également être prise en compte. Elle a incité les vendeurs de contrats à intervenir.
- Les résultats décevants des inspections à l’exportation de maïs ont également contribué au recul des cours.
- Toutefois, les conditions météorologiques défavorables, notamment la chaleur excessive attendue au cours des prochains jours dans les Plaines américaines et certaines régions du Midwest, ont tout de même soutenu les cours.
Soya
Le contrat de soya août 26 a clôturé à 12,0850 $ (-39 ½ cents). Celui septembre 26 a fermé à 11,9975 $ (-40 ½ cents). Celui novembre 26 a terminé à 12,1375 $ (-39 ¾ cents).
Quant au tourteau de soya américain, le contrat août 26 a fini à 320,80 $/tonne (-10,50 $/tonne). Celui septembre 26 a clôturé à 320,30 $/tonne (-10,50 $/tonne). Celui octobre 26 a fermé à 319,50 $/tonne (-10,80 $/tonne).
Du côté de l’huile de soya américaine, le contrat août 26 a terminé à 74,33 $ (-126 points). Celui septembre 26 a fini à 73,47 $ (-122 points).
- Selon le rapport sur les inspections à l’exportation, celles de soya américain se sont établies à 348,850 t, en hausse de 9,3 % par rapport à la semaine précédente, mais en baisse de 18,5 % sur un an. Le cumul annuel des inspections à l’exportation demeurait inférieur de 17,4 % à celui de l’an passé, à 38,986,498 t. Les prévisions des analystes variaient de 200,000 à 420,000 t.
- Dans un communiqué, le ministère chinois du Commerce a exprimé son opposition à la décision de Washington d’imposer de nouveaux droits de douane à la Chine sous prétexte de travail forcé. Le ministère considère cette mesure comme unilatérale et protectionniste. Il exhorte l’administration Trump à revenir rapidement sur cette approche erronée.
- Ce matin, l’USDA a annoncé des ventes privées à l’exportation de 132,000 t de soya américain à destination de la Chine. Il a également signalé d’autres ventes privées de 126,000 t de soya américain à des destinations inconnues. Dans les deux cas, les livraisons sont prévues en 2026/27.
- Dans son rapport sur la progression des cultures, l’USDA a estimé qu’hier, 80 % des cultures de soya avaient atteint le stade de la floraison, soit une avance de six points sur l’an passé et sur la moyenne des quatre dernières années.
Pour le remplissage des gousses, le département indique que 47 % des cultures avaient atteint ce stade, soit une avance de huit points sur l’an passé et sur la moyenne des quatre dernières années.
Enfin, l’USDA estime que 63 % des cultures se trouvaient dans les catégories « bon à excellent », en baisse par rapport aux 66 % de la semaine précédente.
- CFTC : mardi dernier, les spéculateurs actifs dans le soya américain avaient accru leurs positions acheteuses de 52,212 contrats, pour les porter à 124,900 contrats.
Analyse sommaire – Soya
- Comme le maïs et le blé, le marché du soya américain a été marqué par des opérations techniques et des prises de profits.
- La baisse des tensions entre les États-Unis et l’Iran, qui a entraîné un recul des cours du pétrole brut, a incité les spéculateurs à ajuster leurs positions ou à prendre leurs profits.
- Le rapport sur les inspections à l’exportation était correct, sans plus : il n’a donné aucune orientation claire au marché. Par contre, les ventes privées à l'exportation ont quand même limité le potentiel de baisse des contrats.
- La vague de chaleur en cours dans le Midwest et le reste des Plaines, qui pourrait persister à court terme, a contribué à limiter la baisse des cours.

Blé
À Chicago, le contrat de blé septembre 26 a clôturé à 6,6000 $ (-18 cents). Celui décembre 26 a fermé à 6,7750 $ (-18 cents). Celui mars 27 a terminé à 6,9350 $ (-17 ¾ cents).
À Kansas City, le contrat de blé dur rouge d’hiver septembre 26 a fini à 7,2900 $ (-16 ¼ cents). Celui décembre 26 a clôturé à 7,4550 $ (-16 cents). Celui mars 27 a fermé à 7,5775 $ (-15 cents).
À Minneapolis, le blé de printemps septembre 26 a terminé à 7,0625 $ (-8 cents). Celui décembre 26 a fini à 7,2850 $ (-9 ¼ cents). Celui mars 27 a clôturé à 7,4400 $ (-8 ¾ cents).
- Selon le rapport sur les inspections à l’exportation, celles de blé américain se sont établies à 394,785 t, en hausse de 71,8 % par rapport à la semaine précédente et de 36,0 % sur un an. Le cumul annuel des inspections à l’exportation de blé américain demeurait inférieur de 23,2 % à celui de l’an passé, à 2,542,989 t. Les prévisions des analystes variaient de 200,000 à 400,000 t.
- En Russie, IKAR a abaissé son estimation de la production de blé de 91,5 à 90,0 Mt. La firme russe prévoit également un recul des exportations, de 47,51 à 44,5 Mt.
- Dans son rapport hebdomadaire sur la progression des cultures américaines, l’USDA mentionne qu’hier, la récolte de blé d’hiver était achevée à 81 %, soit deux points d’avance sur l’an passé et sur la moyenne des quatre dernières années.
- Pour le blé de printemps, le département estime que 92 % des cultures avaient atteint le stade de l’épiaison, soit un point d’avance sur l’an passé, mais un point de retard sur la moyenne des quatre dernières années.
Il indique également que la récolte est achevée à 2 %, soit un point d’avance sur l’an dernier et un résultat conforme à la moyenne des quatre dernières années.
Enfin, l’USDA estime que 53 % des cultures étaient classées dans les catégories « bon à excellent », une proportion stable.
- CFTC : mardi dernier, les spéculateurs actifs dans le blé à Chicago avaient réduit leurs positions vendeuses de 17,449 contrats, pour les ramener à 19,349 contrats. À Kansas City, ils avaient accru leurs positions acheteuses dans le blé d’hiver de 12,450 contrats, pour les porter à 29,944 contrats.
Analyse sommaire – Blé
- Comme dans le maïs et le soya américains, les séances du blé américain ont été consacrées à des prises de profits.
- La baisse des prix du pétrole brut a incité les spéculateurs à prendre leurs profits ou à ajuster leurs positions.
- Les conditions météorologiques toujours plus difficiles dans le Midwest et le reste des Grandes Plaines ont limité le potentiel de baisse des cours du blé.
- Les problèmes météorologiques en Europe de l’Ouest, notamment la chaleur excessive et le manque de pluie, ont également soutenu les différents cours du blé américain.
- Les résultats du rapport sur les inspections à l’exportation correspondaient aux attentes des analystes, mais n’ont pas véritablement donné de direction claire aux marchés.
Bœuf
Le contrat de bœuf américain août 26 a clôturé à 225,23 $ (-1,85 $). Celui octobre 26 a fermé à 218,78 $ (-3,73 $). Celui décembre 26 a terminé à 217,40 $ (-4,88 $).
Quant au veau américain, le contrat août 26 a fini à 338,25 $ (-7,08 $). Celui septembre 26 a clôturé à 331,93 $ (-9,53 $). Celui octobre 26 a fermé à 325,25 $ (-10,75 $).
- À la fermeture, le CME Feeder Cattle Index reculait de 2,28 $ pour s’établir à 347,37 $.
- Cet après-midi, la valeur du surgelé affichait une évolution contrastée, tandis que l’écart Ch/Se s’élargissait à 17,73 $. La découpe « Choice » a augmenté de 1,65 $ à 362,89 $, tandis que la « Select » a reculé de 1,55 $ à 345,16 $.
- Dans un communiqué publié vendredi dernier, l’USDA a annoncé la réouverture progressive de la frontière avec le Mexique aux importations de bétail. Il précise que chaque animal entrant aux États-Unis fera l’objet d’une inspection détaillée afin de détecter toute trace de myiase cutanée. L’organisme ajoute toutefois que la réussite de cette réouverture dépendra également des efforts du Mexique.
- Vendredi dernier paraissait le rapport mensuel sur les stocks de produits surgelés. L’USDA a estimé qu’au 30 juin dernier, 386,632 millions de livres de surgelé de bœuf américain étaient disponibles, soit une baisse de 3 % par rapport à l’an passé.
- L’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 95,000 têtes (-7,000 par rapport à la semaine précédente; -14,051 sur un an).

Porc
Le contrat de porc américain août 26 a clôturé à 102,98 $ (+13 cents). Celui octobre 26 a fermé à 87,80 $ (-1,23 $). Celui décembre 26 a terminé à 78,55 $ (-1,78 $).
- À la clôture, le CME Lean Hog Index gagnait 0,43 $ pour s’établir à 97,91 $.
- La semaine dernière, le CME Fresh Bacon Index progressait de 17,71 $ pour atteindre 190,50 $.
- Cet après-midi, le prix moyen au comptant de la carcasse a augmenté de 1,32 $ à 100,69 $. Celui du porc vivant progressait pour sa part de 1,48 $ à 73,87 $.
- La valeur moyenne des découpes cédait 0,18 $ à 104,45 $. Dans le détail : longe + 1,38 $ (92,04 $); fesse + 1,96 $ (114,47 $); épaule + 1,80 $ à 73,83 $; côte + 3,36 $ (166,41 $); jambon -0,52 $ (103,30 $); flanc -5,74 $ (150,41 $).
- Dans son rapport sur les stocks de porc américain surgelé, l’USDA a estimé les inventaires à 413,175 millions de livres, en hausse de 9 % par rapport à l’an passé.
- L’USDA a évalué les abattages sous inspection fédérale à 442,000 têtes (+11,000 par rapport à la semaine précédente; -1,427 sur un an).



