Grainwiz : Actualité et opinions : Maïs et SoyaLe ministre des Ressources naturelles du Québec, Claude Béchard:Corusnouvelles.com
Comme on l'avait prédit, le CBOT a terminé à la hausse. Dans le cas des contrats de maïs-grain venant à échéance en décembre 07, ils ont fini la journée à 389.00 $ US (+ 7.00). Quant à ceux de soya, leurs prix ont fait largement mieux en clôturant à 1100.25 $ US (+ 16.25). À vrai dire les cours du soya n'auraient jamais été aussi élevés depuis 1973.
On avait mentionné dans les articles précédant que la hausse du prix du pétrole brut (98.21 $ US le baril ou + 0.92), occasionnée par un manque de réserves américaines de carburant combiné à la chute du dollar américain, surtout par rapport à l'Euro et au lingot d'or, devraient encourager l'augmentation des prix des commodités cotées à la Bourse de Chicago. C'est ce qui s'est produit aujourd'hui.
Par ailleurs, la faiblesse du dollar US a aussi engendré des hausses dans les exportations. Dans son rapport sur les exportations de la semaine passée, le USDA a enregistré des ventes de 1.847 million de tonnes de maïs-grain, ou de 18 % de plus que ce que le marché espérait le mieux. Il a également observé des ventes de 1.8 million de tonnes soya, un montant qui représente un bond spectaculaire de 42 % par rapport aux meilleures prévisions du marché.
Les tendances :La tendance du marché reste positive. C'est qu'on ne croit pas que la valeur du pétrole brut baissera rapidement. Par conséquent, les prix du grain affiché au CBOT, qui en subiront les conséquences, resteront sans doute à la hausse. Cette question est d'ailleurs un facteur qui se trouve hors du contrôle des Américains.
De ce fait, les conséquence sont évidentes. Par exemple, on note que dans la région de Québec, l'essence ordinaire se vend en moyenne à 118.4 $ le litre et que dans la région de Montréal, certaines stations-services le vendent à 112.8 $ le litre (voir : http://www.essencequebec.com/accueil.php). D'une manière ou d'une autre, en raison de l'augmentation subséquente des coûts de transport, il est certain que la valeur denrées alimentaires grimpera.
Toute cette situation est due, d'une part, à une diminution effrénée de la devise américaine et d'autre part, à une chute des réserves américaines de pétrole. À ceci, on peut ajouter que ce problème risque de s'aggraver parce qu'il existe actuellement une augmentation notable de la demande chinoise en diesel.
Évidement, on peut penser, avec raison d'ailleurs, que la demande mondiale en biocarburants, en éthanol surtout, devrait continuer à grimper en flèche. Mais à notre avis, l'inflation provoquée par le dollar américain faible, sera sans doute le meilleur stimulant de la hausse des prix du grain.
Il faut également souligner qu'à court terme, à l'exception des effets pervers causés par la spéculation, on voit mal comment les prix du grain pourraient flancher. Comme on l'a vu plus haut avec les résultats de la semaine dernière, la faiblesse du dollar US a au moins l'avantage de stimuler les exportations de grain américain.
À long terme, la tendance du marché du grain demeure positive. Les Américains sont économiquement assez mal pris. Rehausser la valeur de leur dollar n'est certainement pas pour tout de suite.
