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Les problèmes éprouvés par le G7 et l'OPEP : où se place le marché des grandes cultures ?

21 novembre 2007,

Le roi saoudien Abdallah et le président vénézuélien Hugo Chavez...nouvelOBS.comGrainwiz :Selon Radio-Canada, inquiets, les gouverneurs des banques centrales des pays du G7 commencent sérieusement à s'interroger sur les impacts que la faiblesse du dollar américain exerce sur l'économie mondiale. Depuis des mois, écrasée par l'économie américaine en crise, la valeur du dollar américain chute sans cesse au détriment de l'Euro (hier, celui-ci a touché la barre des 1.43 $ US).

Les effets de la situation sont assez perceptibles. Par exemple, les prix du pétrole brut grimpent en flèche et les pays exportateurs comme le Canada ou ceux de l'Union européenne, ont enregistré des baisses dans les ventes manufacturières. Aussi, dans le secteur du grain, on observe que l'inflation provoquée par la faiblesse du dollar américain continue de forcer la hausse des prix.

C'est entre autres pour toute ces raisons que le groupe de banquiers de pays industrialisés, qui comprend l'Allemagne, le Canada,les États-Unis,la France,l'Italie,le Japon et le Royaume-Uni, s'est réuni vendredi dernier (19 novembre)à Washington. Les gens s'attendaient d'ailleurs à ce que celui-ci fasse une série de recommandations.

Sans vouloir rentrer dans les détails, disons que le groupe pourrait notamment demander à la Chine de revoir la valeur du yuan à la hausse. Mais la plus grosse demande est sans doute un réajustement du taux de change à l'échelle internationale.

Mais dans le cas du graincomme dans les autres secteurs économiques, les gouverneurs des banques centrales du G7 ne peuvent rien faire.

C'est que la faiblesse du dollar américain n'est pas un problème facilement résiliable. Il y a actuellement trop de dollars en circulation. La situation a dégénéré à un point tel que le président la Fed, Ben S. Bernanke, se trouve coincé entre deux feux.

D'un côté, s'il ne baisse pas de nouveau les taux d'intérêts, l'état de l'économie américaine risque d'empirer. De l'autre, s'il ne les monte pas, l'inflation reprendra de plus belle.

En d'autres termes, quoi qu'ils fassent, les Américains sont pris à la gorge. À plus ou moins long terme, peu importe ce qui se passera, il est certain que l'inflation empoisonnera encore l'économie américaine de sorte que la valeur du grain coté au CBOT devrait continuer à grimper.

La question pétrolière est également un facteur à considérer. L'OPEP dit vouloir réévaluer la valeur du pétrole en se fiant plutôt à panier de monnaies, qui pourrait être constitué de l'Euro, de la livre sterling, du Yen, et du dollar américain. Plus le temps file, plus la devise américaine ne suffit plus à elle seule.

Mais encore là, rien ne changera. Sur le fond, un tel panier ne fera que ralentir la hausse du pétrole brut. Il n'améliora pas le sort des réserves mondiales qui diminuent sans cesse. En plus, L'OPEP n'exerce pas de contrôle sur la demande. L'OPEP elle même ne fournit qu'un maximum de 30 % de tout le pétrole mondial. Or, la demande de pétrole augmente plus vite que l'offre. Alors autant dire que le prix du baril de pétrole n'a pas fini de monter. Par conséquent, il est certain que ceux du grain vont suivre dans la même direction.


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