Ethanol Greenfield (Varennes)Grainwiz:Prétendre que l'éthanol produit à partir du maïs-grain est polluant et non rentable n'est pas nouveau. Mais c'est en se basant sur ces éléments que, récemment, les ministres québécois des Ressources naturelles et de l'Environnement, respectivement, Claude Béchard et Line Beauchamp ont déclaré que l'usine d'éthanol de Varennes serait la première et la dernière en son genre. D'après eux, le Québec mettra l'accent plutôt sur l'éthanol fabriqué à partir du cellulosique. Déjà en partant, on voit bien que les deux ministres maîtrisent mal leur sujet.
Ensuite, personne n'ignore que les constructeurs automobiles ont du mal à améliorer les moteurs. Les rendent plus efficaces, écologiques et économiques tout en gardant leur puissance est un défi qui demandera encore des années de recherches. Sur ce point, les chercheurs peuvent bien accélérer la cadence, malgré tous les efforts déployés, les meilleurs résultats n'apparaîtront certainement pas par magie.
Toutefois, on pense que le plus important est ailleurs, surtout dans les nouvelles percées de la chimie. Chez les chimistes, qui sont fascinés par les substances énergétiques, il existe d'ailleurs une course contre la monte qui consiste à développer le biopétrole, c'est-à-dire un liquide artificiel plus écologique et facile à produire massivement qui aurait les mêmes caractéristiques énergétiques que le pétrole fossile.
Or, d'après, des études américaines en provenance de New York et de la Californie, suggèrent que ce précieux liquide, pouvant être produit à l'aide d'un certain type de bactérie, serait presque au point. Autrement dit, si les biocarburants ont un avenir, il se trouve là.
Quant au gouvernement du Québec, il peut bien vouloir miser sur le cellulosique, de toute façon cette technologie n'est pas encore au point. Et avec les nouvelles découvertes en matière de biocarburants on peut même croire, qu'elle sera rapidement mise au rancard.
À long terme, le procédé de fabrication de l'éthanol à partir du maïs-grain n'est pas quelque chose qui cessera d'être utilisée. Si les Américains l'apprécient, ce n'est pas par hasard. Avec tous les inconvénients qu'il comporte, l'éthanol reste sans doute le substitut au pétrole le plus efficace et abordable. Chez eux, la production de l'éthanol se fait à l'aide du maïs-grain parce que la quantité obtenue est suffisante pour être commercialiser.
Par contre, il est important de rappeler que l'objectif premier de l'industrie américaine de l'éthanol n 'est pas de remplacer totalement le pétrole. Comme alcool, le produit final sert d'additif en remplacement au méthanol (alcool à bois), une substance jugée trop toxique.
En fin de compte, on peut penser que l'avenir de l'éthanol fabriqué à partir de maïs grain est presque assurée. D'une manière ou d'une autre, les producteurs de maïs québécois n'ont rien à craindre. Même qu'il y a fort à parier que la décision du gouvernement québécois n'aura pratiquement pas d'impacts.
