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Pourquoi les producteurs québécois devront s'accrocher d'avantage ?

05 novembre 2007,

Journal de ChamblyGrainwiz : Actualité et opinions : Maïs et Soya

Le CBOT a terminé la journée « moitié/moitié ». Les contrats de maïs venant à échéance en décembre 07 ont clôturés à 375.25 $ US (- 1.75). Quant aux contrats de soya qui se terminent en novembre 07, ils ont réussi à se maintenir à la hausse. En finissant à 1005.75 $ US, ils ont grimpé de + 4.00.

Pour aujourd'hui, le besoin de consolidation est le seul facteur qui expliquerait la chute des prix du maïs-grain. Autrement, les exportations de la semaine passée (inspections) ont été excellentes. Chiffrées à 1.44 million de tonnes, celles-ci dépasseraient les meilleures prévisions par 29 %.

De son côté, le USDA n'a observé aucun retard. Il ne fait aucun doute que la faiblesse du dollar US ait largement contribué à l'accélération des exportations.

À l'inverse, la situation des oléagineux (soya) paraît plus difficile. Bien que les données du rapport se trouvent à l'intérieure des prévisions du marché, on remarque les exportations (inspections) traînent un peu de la patte. D'après le USDA, au cours de la semaine dernière, les ports américains n'auraient chargé que 601 459 tonnes de soya. Dans les faits, le montant serait même inférieur à la moyenne des prévisions.

Mais étant donné qu'il n'y a pas de retards puisque le chiffre dépasse les objectifs du USDA, certains pourraient dire que c'est pas grave.

Le problème, c'est qu'au mois de septembre dernier, les ventes de biodiésel auraient diminuées, passant de 376.6 millions de litres à 279.39 millions de litres, ce qui représenterait un recul de 25.7 %. Certes, le USDA mentionne aussi que la consommation a augmentée. Mais là dessus, il n'y a rien qui impressionne.

Comparativement à l'éthanol, aux États-Unis ou même en Europe, la consommation de biodiésel est plutôt marginale. En plus, personne n'ignore que les principaux acheteurs de soya américain sont Asiatiques.

En dehors de l'Asie, la demande de soya est plus limitée. Pour considérer que la situation s'améliore, il faudra plus. Rien n'est vraiment dramatique mais quand même. Disons que les mouvements du secteurs sont à surveiller plus attentivement.

Les tendances :On a l'impression que le CBOT s'essouffle. Mais malgré la surenchère, il est possible que les prix continuent de grimper.

À court terme, avec le dollar américain qui continue de faiblir, il est très probable que prochainement, la valeur du pétrole brut dépasse les 100 $ US le baril. À ce moment-là, par ricochet, le CBOT suivra sans doute la hausse.

Les chances pour que cette situation se produise sont assez élevées. Jusqu'à présent, la plupart des Américains apprécient les avantages d'un dollar faible. Le réajuster à la hausse n'est donc pas pour tout de suite.

Pour les producteurs du Québec qui exportent leur grain vers les États-Unis, ça signifie qu'il faudra s'accrocher en espérant que les prix du grain grimperont plus vite que le dollar canadien.

À long terme, la tendance demeure positive.


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