Nouvelle

Revue du marché des grains pour le 18 février 2010

18 février 2010,

Le prix des grains a légèrement reculé pour une deuxième journée consécutive aujourd'hui alors que les marchés continueraient de consolider leur position.

Bien que le contexte de l'offre importante de grains pour 2010 continue de limiter le potentiel de hausse, il semblerait que les perspectives de meilleures consommations que prévu réduiraient également le potentiel de baisse du prix des grains. Face à ce contexte de marché et en l'absence de nouvelles fraîches significatives, les marchés demeureraient ainsi sur la défensive et dans un mode de consolidation en attendant de trouver une nouvelle direction à donner au prix des grains.

La présentation du rapport hebdomadaire des ventes à l'exportation de grains américains, normalement présenté le jeudi par le USDA, est reportée à demain.

 

Prix du maïs

Le prix du maïs sur le contrat à terme de mars 10 a perdu 0,0275 $US/boisseau (1,13 $CAN/TM) pour terminer la journée à 3,5725 $US/boisseau (147,32 $CAN/TM).

Malgré le contexte général des marchés financiers propice à une hausse du prix du maïs (hausse du prix du pétrole et des marchés boursiers ainsi que légère baisse de la valeur du dollar américain), le manque de nouvelle et la disponibilité importante de maïs pour 2010 continuent d'exercer une influence négative sur le prix du maïs.

Des problèmes de qualité limiteraient également le potentiel de hausse des ventes à l'exportation de maïs américain alors que celles-ci accusent déjà un retard important depuis le début de l'année commerciale 2009-10. Cette problématique, déjà bien connue, refait surface alors que les perspectives d'une production importante de maïs en Argentine (2e plus important exportateur de maïs après les États-Unis) seraient de plus en plus réelles.

Après avoir pratiquement touché 3,69 $US/boisseau (145 $US/TM) en début de semaine, le prix du maïs sur le contrat à terme de mars 10 est retourné à la baisse depuis, brisant au passage un premier support immédiat autour de 3.64 $US/boisseau (143 $US/TM), pour s'approcher d'un support plus important à surveiller à 3,55 $US/boisseau (140 $US/TM). Le bris confirmé de ce support pourrait indiquer une correction éventuellement plus importante du prix du maïs.

 

Prix du soya

Le prix du soya sur le contrat à terme de mars 10 a perdu aujourd'hui 0,035 $US/boisseau (1,35 $CAN/TM) pour finir la journée à 9,48 $US/boisseau (364,88 $CAN/TM).

Tout comme le maïs, le prix du soya serait présentement en consolidation alors que les marchés demeuraient partagés entre les importantes récoltes toujours attendues en Amérique du Sud et les perspectives d'une meilleure consommation éventuelle que prévu en 2010. Le manque de ventes de la part des producteurs américains exercerait aussi une influence positive sur le prix du soya. Il faudra cependant d'autres nouvelles pour donner une nouvelle direction claire à suivre au prix du soya.

Le prix du soya semble avoir trouvé un nouveau support intéressant à court terme autour de 9,45 $US/boisseau (347 $US/TM). La résistance immédiate autour de 9,65 $US/boisseau (371 $US/TM) établi mardi dernier demeure toujours en place.

 

Nouvelles en vrac

La conférence du USDA (USDA Outlook Conference) a débuté ce matin. Selon les premiers chiffres fournis au cours de cette conférence, il devrait se semer aux États-Unis cette année :

  • Maïs : 89 millions d'acres contre 88 millions d'acres en 2009

  • Soya : 77 millions d'acres contre 76,5 millions d'acres en 2009

  • Blé : 53,8 millions d'acres contre 55 millions d'acres en 2009

 

Ceci porte la production estimée de grains aux États-Unis pour 2010 à :

  • Maïs : 335 millions de tonnes contre 329 millions de tonnes en 2009

  • Soya : 88,7 millions de tonnes contre 87,9 millions de tonnes en 2009

 

Le USDA a également augmenté sa prévision de maïs qui sera utilisé pour fabriquer de l'éthanol en 2010-11 de 112 millions de tonnes à 114 millions de tonnes. Dans l'ensemble, ces premières prévisions du USDA ont été perçues comme neutre par les marchés, ceux-ci jugeant que ces estimations n'offrent que peu de surprises et qu'elles peuvent changer encore beaucoup en cours d'année.

 


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