Ici, dans Lanaudière et une partie de la Maurice (Maskinongé à Trois-Rivières), les récoltes tirent à leur fin. Pour certains, les résultats de récoltes sont bonnes et même excellente quand on regarde la saison que nous venons de passer. Pour d’autre, ce sera une année à oublier!
Notre plus grande surprise est l’humidité de la récolte et la facilité de séchage. Notre plus grande déception est la très grande variabilité à travers les champs et sur la ferme. Grande variabilité dans les rendements, et surtout sur la qualité; le poids spécifique. Dans notre région, il y a des très bons rendements de 12 T/ha mais il y a aussi des rendements de 9T/ha. En ce qui concerne le poids spécifique, nous avons du très beau grade deux, mais aussi du grade 5 avec la plus grand moyenne dans le grade 3 et 4.
Lorsque que nous avons de très bon rendement, on ne se pose pas trop de question, mais lorsque nous avons de moins bon rendement, un poids spécifique léger, on commence à ce questionner sur toute sorte de raison. La première est souvent la faute de l’hybride qui n’a pas su livrer la marchandise, mais quand est-t-il de tout le reste.
La plus grande cuprite cette année est la date de semis et l’égouttement de terrain. Ici, dans notre région, nous avons eu une très belle fenêtre de semis vers le 8 de mai, et c’est semis sont une très belle réussite. Ce sont souvent les champs qui s’égouttent le mieux et qui se réchauffent le plus rapidement au printemps. Les semis de par la suite dégénèrent rapidement. Il manque une à deux semaines de croissance, et ce sont les dernières terres à être prête pour le semis. Donc, lorsqu’on reçoit plus de 100 mm d’eau par la suite en juin, lesquelles de ces terres seront le plus affectés? La quantité d’eau est aussi une de nos réponses face à la grande variabilité de rendement à travers le même champ!
Les régions en périphéries on souffert le plus par le gel hâtif. Les rendements sont souvent là mais sans aucune qualité. Il ne faut pas oublier que ce sont des régions déjà plus froides que le centre. Si je regarde ici à Louiseville, nous avons eu quelque nuit sous les 10 degré Celsius, et quelques autres à 11 et 12 degré Celsius. On sait que le maïs arrête de fonctionner sous la barre de 10 degré et qu’il pert beaucoup de temps à redémarrer le lendemain et profiter pleinement de ces heures de soleil. Donc, les régions en périphéries ont eux beaucoup plus de nuit sous les 10 degré Celsius et que le maïs a perdu beaucoup plus de temps à s’en remettre par la suite au lieu de faire du rendement.
Donc, pour cette année, les hybrides hâtifs ont su se démarquer sur le poids spécifique par rapport à un hybride plus tardifs, même si ce dernier à très bien performé pour nous les années auparavant. Le rendement est là mais pas autant la qualité.
Nos pensées sont déjà sur 2015, à savoir quelle culture sera la plus rentable, à penser à nos rotations et à faire nos choix sur les semences. Il faut prendre le temps de comprendre ce qui à bien fonctionner sur la ferme et ce qui à moins bien fonctionner. Il faut prendre le temps de regarder ce qui à toujours bien fonctionner dans les années antérieures.
Car on le sait tous, les années se suivent mais ne se ressemble pas!
