Nouvelle

Frigon soutient la relève agricole

06 juin 2014,

Le groupe Next Generation à vue le jour chez Frigon à l’hiver 2012-2013, ou notre première session à eu lieu en début avril 2013.  Ce regroupement fût créé par Annie DesRosiers, agronome chez Frigon., suite à l’idée de Pioneer qui créa des regroupements aux États-Unis et en Ontario depuis environ 2011. Le but de Next Gen, est d’informer et de sensibiliser les jeunes agriculteurs et agricultrices, qui ont terminés leurs études et qui retournent travailler à la ferme familiale.  On apprend plusieurs choses à l’école mais le coté pratique est une lacune. 

Donc, ici, avec l’expertise de l’équipe Frigon, nous voulons vulgariser et leur donner plusieurs outils pour améliorer certaines de leur pratique culturale ou de gestion. Le tout part des semis, aux pesticides, à la fertilisation, jusqu’à la mise en marché de leur récolte et de la gestion de leur entreprise.  Certains de ces domaines demandent que nous allions chercher de l’expertise de l’extérieur dans le but de leur donner la meilleure information possible.  Le but est aussi de bâtir un lien de confiance avec la prochaine génération, la génération responsable de la prise de décision dans le futur.

Aujourd’hui, nous nous sommes concentrés sur les luzernières.  Notre groupe comprend plusieurs producteurs laitiers.  Le but était  de maximiser les rendements fourragers tout en gardant la qualité requise pour nos besoins.  Tous les fermes sont différentes, et les besoins ne sont pas les mêmes.

Est-ce que vous savez quel est votre coût de production de vos plantes fourragères?  Une étude en 2008 démontre que le coût moyen au Québec est de 190$/T de MS. Les 20% plus performants avaient un coût de production de 136$/T de MS, tandis que les 20% moins performant avaient un coût de production de 280$/T de MS.   De ces coûts, 40 à 50%  représentent  la machinerie.  Donc, comment faire pour augmenter notre performance?  Comme toute autre culture, c’est d’augmenter les rendements.  La luzerne est la culture la moins favorisée de toutes les cultures. La fertilisation ne comble que 60% en N, 80% en P et 50% en K, alors qu’il s’agit du levier principale pour augmenter les rendements : la fertilisation explique 40 à 60% du rendement final (source : AGronomy Journal 97; William Houde).  Il ne faut surtout pas oublier le chaulage!!!!!

Une autre partie qui peut nous aider à augmenter le rendement  est l’ajout de différente graminée autre que le mil. Le mil est une graminée parfaite pour le temps de la coupe avec les luzernes, mais elle nous donne du rendement dans la première coupe principalement. Donc, comme aller chercher du rendement de graminée  dans les coupes 2 et 3.  Il y a une graminée, le Brome, qui nous apporte beaucoup d’appétence  et aussi de nouvelle Fétuque, sans endophyte et plus digestible que les fétuques d’autrefois. Ces deux graminées  nous apportent beaucoup de rendement tout au long de l’année.

Les rendements sont bien important mais la qualité encore plus.  Avec  notre nutritionniste, André Lamothe, nous nous sommes rendus au champ pour évaluer les stades de coupes. Il faut comprendre que tout n’est pas noir et blanc.  Le % de graminée  dans nos fourrages est très important.  Ce qu’il faut comprendre, est que la première coupe est guidée par la maturité des graminées en premier lieux, pour ne par perdre la digestibilité et la protéine de cette dernière.  Ensuite, en utilisant la méthode du Peak Stick, on mesure la hauteur de la luzerne qui nous prédit la NDF de cette dernière.  On recherche une NDF de 40%.  Ce 40% de NDF est difficile d’être prédit par le stade de floraison de la luzerne, mais peut être prédite plus facilement par la mesure de la hauteur de la tige de la luzerne. Des conditions froide et humide peuvent retarder la formation des boutons floraux. Ainsi, il arrive que la plante atteigne le niveau de 40% de fibre NDF, sans qu’il n’y ait apparition de boutons floraux, car la fibre continue d’augmenter avec le temps.  Je vous inclus le document qui peut nous aider à faire le diagnostic au champ.

Je remercie le support de Pioneer dans ce projet et qui était aussi présent à cette journée!


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