Bœufs
Il semble bien que les contrats à terme tentent depuis quelques temps de percer à la hausse, mais la réalité du comptant fait en sorte que les « futures » ont de la difficulté à réaliser une évidence. Cette évidence est que la production par capita en 2012 sera la plus basse aux États-Unis depuis que les économistes accumulent les données, en fait depuis 1971! Les économistes du USDA ont calculé que la production par capita sera de 54.4 livres. Ceci est une réalité qui sera impossible à contourner et qui provoquera certainement des hausses de prix importantes dans les prochaines semaines et mois. Évidemment, si cette offre réduite de viande de bœufs est couplée avec une baisse de la consommation, l'effet pourrait être moins spectaculaire. Pour l'instant, la consommation diminue un peu, mais les exportations compensent largement. J'ai inclus aussi un tableau de la consommation estimée en 2012 pour les différentes sortes de viandes.
Voici quelques tableaux que j'ai tirés de certains documents qui illustrent bien le propos tenu ci-haut.
La seule préoccupation demeure les marges négatives des abattoirs qui trainent cette situation depuis plusieurs semaines maintenant. Évidemment deux choses peuvent ressortir de cette situation : 1) hausse des prix de la découpe, ce qui affectera les consommateurs et pourrait réduire la demande ou 2) baisse du prix au comptant payé aux producteurs ce qui n'aiderait pas la cause des producteurs à court, moyen, ou long terme. A moins que l'industrie puisse augmenter la découpe et le prix au comptant dans les prochaines semaines afin de réduire les pertes importantes de l'industrie dans son ensemble. De plus, le USDA produit des rapports, en ce moment, favorables à des baisses du prix des grains, mais je crois qu'il faut demeurer prudent face à cette optimiste de baisses des grains. Avec des inventaires à 866 millions de boisseaux de maïs (2012) pour débuter une saison, il faudrait une saison record en Amérique du Sud pour faire diminuer les prix...
Il y aura un rapport de Cattle-on-Feed vendredi le 21 octobre. Il faut se rappeler l'effet très « bullish » du dernier rapport et surtout la surprise des négociants quand ils ont remarqué le manque de bouvillons dans les parcs.
Le prix du bœuf est aussi souvent tributaire de la vigueur de l'économie américaine et tant que les consommateurs ne retrouveront pas certaines raisons d'être optimistes face à leur avenir financier, il sera difficile pour le bœuf de retrouver des bases solides de hausses.
