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Commentaires du matin - 9 mars 2012

09 mars 2012,

Maïs

Le marché s'est positionné toute la semaine comme si les nouvelles allaient être très négatives sur le maïs dans le rapport du USDA. Il faut croire que certaines personnes commencent à connaître le USDA. Le rapport est très négatif par rapport aux anticipations! Les inventaires demeurent inchangés aux États-Unis et à la hausse au niveau mondial de 1,6 millions de tonnes! Les écarts fèves-maïs continuent de s'améliorer et les spéculateurs jouent cette carte à fond la caisse.

Par contre, il faut souligner que cette hausse des fèves tire probablement à sa fin ce matin avec le rapport qui laisse inchangés les inventaires américains. La production d'oléagineuses est estimée en baisse de 6,7 millions de tonnes au niveau mondial.

De plus, il est intéressant de noter que chaque jour qui passe, les nouvelles sont toujours très positives pour les fèves : hausse de la demande et baisse de l'offre. Une combinaison que n'offre pas le maïs en ce moment. Malgré tout, le maïs américain demeure très prisé par les acheteurs. A ce titre, le Japon vient d'annoncer l'achat de plus de 100 000 tonnes et quelques pays sont en négociation pour acquérir une certaine quantité dans les jours prochains. Il est toujours surprenant de voir un marché diminuer (prix) alors que les inventaires risquent d'être les plus serrés de tous les temps dans les mois à venir.

La production d'éthanol continue se surprendre malgré la baisse des dernières semaines. L'industrie a produit 906 000 barils par jours ce qui implique une utilisation de 96,5 millions de boisseaux de maïs. Afin d'atteindre les estimations du USDA, il faut utiliser 94,2 millions de boisseaux. Depuis octobre 2011, la consommation de l'industrie a toujours été supérieure à ces estimations.

Ce qui préoccupe les acheteurs de contrats à terme et les spéculateurs c'est la possibilité de voir une récolte record dans les prochains mois. Le temps anormalement chaud des derniers jours au Québec sont aussi constatés aux États-Unis qui débutent les travaux aux champs, ce qui pourraient se traduire par des semis hâtifs. Ainsi les canicules possibles de juillet auraient moins d'effet sur la récolte.

 

De plus, ce matin, il ne faut pas oublier l'effet négatif que provoquera la hausse du dollar américain puisque les chiffres d'emploi se sont révélés meilleures que prévus.

 

 

Bœuf

Le bœuf est survendu à court terme et c'est ce qui explique le rebond de la veille. Les fonds ont vendus plus de 15 000 contrats cette semaine et il est possible que ceux-ci reviennent à la charge si les nouvelles économiques sont encourageantes aux États-Unis. Le chiffres d'emploi ont été meilleurs que les anticipations, mais par contre, le dollar américain surperforme face aux autres devises alors on estime que le risque de perdre des exportations, en raison du dollar fort, est plus grand que de voir la consommation domestique augmenter.

De plus, les prix au comptant ont reculé cette semaine après avoir atteints des niveaux élevés la semaine dernière. Les prix varient à la baisse dans plusieurs états entre $1,50 et $4. Nous avons quitté les sommets de $130-$131.

De plus, le ventes à l'exportation ont été quelque peu décevantes en atteignant 10 700 tonnes métriques comparativement à 14 900 tonnes la semaine précédente.

Le USDA, dans son rapport de ce matin, diminue la production attendue pour 2012. Par contre, il semble vouloir augmenter le nombre de vaches laitières au pays. On se dirige vers une expansion de la production.

Un point important à souligner, les volumes de viandes de bœufs négociés sont 3% inférieurs à la semaine dernière, mais 22% sous les niveaux de 2011. On semble abattre 6 % moins de bêtes que l'an dernier, il faut croire que les restants de la viande se dirigent à l'exportation sinon nous aurons les inventaires de bœuf les plus élevés des 10 dernières années dans le prochain rapport du Cold Storage.

La saisonnalité est forte dans le bœuf et c'est vers la fin mars-début avril que la baisse s'amorce. Ainsi nous serions à l'aube de connaitre cette baisse. Habituellement, la moyenne de baisse atteint 10 cents sur les contrats de juin.

 

Porc

Un excellent renversement de tendance dans le porc surtout dû en raison de certains « packers » qui semblent soutenir les prix au comptant. Il semble que certains abattoirs veuillent acheter les porcs disponibles et ils étaient prêts à payer jusqu'à $2.00 de plus la livre pour les porcs disponibles.

Par saisonnalité, le porc de juin a tendance à monter à partir de la mi-mars. De plus, il semble que les contrats de juin se négocient sous les bases normales à ces temps-ci de l'année. Il est possible que les contrats de juin veuillent revisiter les hauts récemment atteints si les conditions de marché le permettent.

Les prix au comptant auraient atteint $87,76 dans la région de l'Iowa-Minnesota. Le prix de Lean Hog Index au 6 mars est de $87,17 en baisse de $0.20. La découpe, après avoir connu quelques signes de stabilité, vient d'atteindre un creux des 2 dernières semaines en se négociant à $83,99, ce qui signifie une perte de $1,43 hier. C'est qui viendra ralentir ou annuler la hausse amorcée mercredi.

Le USDA a annoncé que la production de viande de porc est inchangée par rapport à ses estimations du mois dernier, mais par contre l'organisme augmente les exportations.

Le USDA a signifié son intention d'indiquer à chaque semaine les exportations de viandes de porc comme elle le fait sur les grains et le bœuf dans son rapport des « export sales » diffusé le jeudi matin. Ceci s'avérera une donnée très importante puisque les exportations américaines sont devenues très importantes depuis la dernière année représentant plus de 23% de la production américaine.

 

 


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