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Commentaires du matin - 4 mars 2011

04 mars 2011,

Maïs

La Chine revient sur l'avant-plan avec une proposition de réduire les tarifs d'importations sur plusieurs produits. Les détails sont, pour l'instant, inconnus, mais plusieurs spéculent sur le fait que le maïs pourrait être un de ces « produits ». 

Les données d'exportation ont été encore une fois un catalyseur de la montée d'hier. Avec d'excellentes données, il est possible que les producteurs américains atteignent les cibles d'exportations du USDA finalement. 

Malgré un ralentissement de production d'éthanol récemment, les spéculateurs sont encore une fois encouragés par le fait les États-Unis exportent de l'éthanol au Brésil. De plus, il semble que si le USDA réduisait les inventaires dans son prochain rapport, elle augmenterait encore une fois l'utilisation du maïs pour la fabrication d'éthanol. De quoi alimenter le débat nourriture-versus-biocarburant dans les jours qui viennent. 

La gazoline a encore attient de nouveaux sommets et le prix de l'éthanol ne peut rester indifférent à ce fait en montant de presque 3 cents encore hier.

Le sucre monte, l'éthanol monte ( le gaz naturel baisse!), le prix de viandes montent, bref tous les utilisateurs de maïs constatent que leurs prix des produits finis suivent la tendance du prix de leur intrant principal : le maïs. Ceux-ci n'ont aucune raison de rationner leur consommation dans ce cycle. 

Le cycle des grèves repart de plus belle en Argentine. D'autres débardeurs semblent vouloir ralentir les exportations et les camionneurs profitent de cet état afin de mettre de l'avant leurs propres revendications. 

Un point à souligner. Il semble qu'une maladie se développe dans plusieurs champs de blé du Moyen-Orient; la rouille du blé (champignon très destructeur). A surveiller!

http://www.usatoday.com/money/industries/food/2011-03-03-wheatrust03_ST_N.htm?sms_ss=email&at_xt=4d6fa2b5bf8da1da%2C0 

 

Bœuf 

Les prix au comptant ont atteint fermement les $113. Les prix des contrats à terme ont réagi très positivement à cette annonce en atteignant $114.20 (+2.00) sur les contrats d'avril. Plusieurs négociants ont renversé leurs positions des derniers jours en rachetant massivement leurs contrats. De plus, la bonne tenue des bourses d'actions a donné une impulsion aux contrats de bœufs. Il est possible aussi que les données d'emploi positives de ce matin supportent le marché des viandes dans leur nouvelle ascension. 

Par contre, le marché demeure préoccupé par la guerre civile en Lybie et dans quelques pays du Moyen-Orient. Le marché demeure sur ces gardes relativement à l'augmentation du coût de la vie qui pourrait certainement toucher certains niveaux de la consommation des ménages américains. 

Le poids moyen des bœufs abattus est descendu à 834 livres versus 835 la semaine précédente et 831 livres l'an dernier à pareille date. La production de viandes de bœuf la semaine passée a atteint 503.6 millions de livres une hausse de 5.38% par rapport à l'an dernier. Les prix des découpes de bœufs ont fait du surplace : Choice inchangé à $172.88 et les Select à la baisse de $0.24 à $172.38.

  

Porcs

Le Président Obama et le Président Calderon (Mexique) ont annoncé une entente de principe pour mettre fin aux problèmes que les camionneurs mexicains avaient à la frontière américaine depuis quelques mois déjà (voire quelques années). Le président mexicain devrait ainsi lever les tarifs douaniers sur les importations de viandes de porcs. Par contre, avant que tout ceci se concrétise il faudra que le Congrès américain vote sur ce projet, ce qui n'est pas gagné d'avance avec toutes les « politicailleries  Républicaine-Démocrate » sur le budget en ce moment. 

A court terme, malgré la hausse des contrats à terme hier, le marché demeure nerveux puisque la découpe a enregistré une baisse de $1.16 à $90.39. De plus, les marchés au comptant semblaient faibles dans toutes les régions du Midwest. Le Lean Hog Index demeurait à $84.23.  

Le marché demeure inquiet à cour terme. Malgré la baisse de productions, la viande produite demeure légèrement supérieur à l'an dernier. Il faudra davantage de consommateurs et d'exportations afin que les prix reviennent sur les sommets atteints en février.


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