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Commentaires du matin - 29 septembre 2011

29 septembre 2011,

Maïs

Bien que l'incertitude continue de planer sur l'environnement économique mondial, le maïs a surtout été affecté hier par un manque d'acheteur. Les fonds sont venus vendre près de 17 000 contrats afin de réduire leurs positions avant la fin de la semaine et la fin du mois de septembre, qui est aussi une fin de trimestre pour ceux-ci. Ces points sont importants à souligner puisque les fonds ont souvent cette tendance en fin de trimestre. De plus, s'ils vendent c'est probablement un signe que plusieurs détenteurs de parts (actionnaires ou investisseurs) de fonds de commodités veulent encaisser une partie de leurs profits et quitter les marchés des commodités (les investisseurs quittent et les spéculateurs aussi). Au même moment, les acheteurs de maïs sont moins présents : les producteurs d'éthanol réduisent leur production, les producteurs de volaille réduisent de 6% à 8% leur production de volatils, les bœufs sont finalement moins nombreux dans les parcs d'engraissement qu'anticipé et le blé vient remplacer le maïs dans les rations animales. Par conséquent, la demande de contrats à terme ainsi que le maïs physique semblent moins en demande entrainant les futures et les bases à la baisse.

Les ventes à l'exportation se sont chiffrées à 812 900 tonnes métriques. Les estimations se situaient entre 750 000 et 950 000 tonnes. La Chine a acheté 182 000 tonnes.

La production d'éthanol se situe à 841 000 barils/jour. C'est le plus bas niveau de production quotidien de l'année. Les usines sont en « shut down » afin de se préparer pour la nouvelle récolte. La semaine prochaine devrait être complètement différente. Cette consommation de maïs pour la production d'éthanol se chiffre à 89.58 millions de boisseaux. Le USDA suggère l'utilisation de 96.132 millions de boisseaux hebdomadaire pour arriver à son 5 milliards de boisseaux pour la fin de l'année.

Le rapport du USDA sera transmis demain matin 8:30. Les inventaires de maïs au 1er septembre devrait s'établir autour de 970 millions de boisseaux, mais les estimations demeurent larges (entre 650 millions et 1.2 milliards). Clairement, le marché se positionne en faveur d'un rapport avec plus d'inventaire de maïs.

Les rumeurs veulent que les rendements sur les récoltes soient meilleurs qu'anticipés. Nous verrons si cette tendance est réelle dans le prochain rapport du USDA en octobre.

Les facteurs externes seront en avant-scène afin de donner une direction au maïs. Le Parlement allemand a dévoilé qu'il soutenait l'aide à la Grèce. Plusieurs autres pays européens supportent aussi une telle décision. Un fonds spécial sera aussi créé afin d'éviter d'autres crises de cette ampleur. (doté d'une réserve de $200 milliards). Le PIB américains a été révisé à la hausse ce matin et les demandes d'assurance-emploi ont diminué un peu ce qui pourrait éclaircir les marchés ce matin malgré la grande volatilité.

 

Bœuf

Le rapport du Cattle-on-feed continue de faire réagir le marché et les analystes. Tout le monde s'interroge sur 2012 en ce moment. Si la crise qui secoue les marchés peut s'atténuer un peu, et que les consommateurs du monde entier retrouve une certaine forme de stabilité économique, il est possible que les prix du bœuf présentement soient peu chers avec ce qu'ils peuvent être l'année prochaine. Si les prix des grains diminuent encore un peu, les producteurs pourront ainsi bénéficier du meilleur des deux mondes après des années difficiles.

Le prix au comptant est anticipé autour de $119, bien que des indicateurs de prix se font encore attendre en ce jeudi matin. Les découpes ont terminé la journée mixte hier : Choice en baisse de $0.05 à $183.00 les Select en hausse de $0.15 à $168.81.

Tyson a rappelé 131 300 livres de viandes en raison de la bactérie E-Coli découverte dans de la viande d'une usine située au Kansas.

Une préoccupation dans le marché de l'exportation, les chiffres se sont avérés décevants : 12 100 tonnes métriques. C'est nettement inférieur à la moyenne de 16 000 tonnes des dernières semaines. La hausse importante du dollar américain est-il venu affecter les ventes ou bien est-ce une baisse temporaire due à l'incertitude économique et la volatilité des marchés financiers?

Ce qui peut préoccuper aussi, c'est le manque d'intérêt des abattoirs à payer de meilleurs prix en ce moment puisque les volumes des grossistes ne semblent pas correspondre avec la saisonnalité. Les volumes de viandes vendus semblent ainsi décevantes et les analystes spéculent que les consommateurs ne se pointent pas massivement sur le produits du bœuf en ce moment.

Le marché des contrats à terme d'octobre essaiera de traverser ses hauts récents en traversant le niveau de $122.00. Pour cela, il faudra être aidé par les circonstances économiques et financières des marchés en général. La journée pourrait pointer dans une direction positive aujourd'hui puisque le PIB américain est sorti un peu supérieur aux attentes et le marché européen montrait des signes de stabilité.

 

Porcs

Le rapport du Hog & Pigs semblait négatif pour les prix des contrats à terme. Le marché avait des anticipations plus modestes de la croissance de l'industrie. La quantité de porcs en inventaires au 1er septembre se situait à 101% par rapport à l'an dernier. Le cheptel reproducteur se situait à 100.6% supérieur à l'an dernier ce qui suggère une légère expansion de l'industrie. Les porcs qui seront mis en marché prochainement était aussi chiffrés à 101% Les porcelets par portée ont encore augmenté à un rythme de 2.2% par rapport aux derniers chiffres (période Juin-Août).

Le poids moyen des porcs abattus vient de dépasser les poids de l'an dernier en se situant à 270 livres versus 269.8 livres. La semaine précédente, le poids moyen se chiffrait à 268.4 livres. Le poids moyen n'a fait que s'accélérer en gagnant près de 7 livres dans les 3 dernières semaines.

Le Lean Hog index au 26 septembre se situait à $91.20 en hausse de $0.28. La découpe se situe à $97.78 en hausse de $0.37.

Il faudra clairement suivre attentivement le poids des porcs et le rythme des abattages (encore supérieur cette semaine) qui pourrait commencer à affecter négativement les prix. Les rumeurs veulent toujours que les États-Unis exportent sans cesse davantage, mais quelques ombres commencent à apparaitre çà et là.

 

 


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