Maïs
Le maïs n'a pu continuer à se diriger vers ses sommets et n'a pu atteindre les $7.00 sur les contrats de décembre. Le maïs en retournant à la baisse vient de plus ou moins provoquer certains retournements techniques qui pourraient prolonger la baisse vers les $6.40 dans les prochains jours.
La météo n'est pas menaçante, malgré quelques manques de précipitations dans le sud du Midwest. Plusieurs analystes ont déjà incorporé des baisses de rendements dans leurs estimations. Plusieurs estimations se situent autour de 155 boisseaux/acre. L'an dernier, le USDA situait les rendements à 165 boisseaux/acre dans son rapport du mois d'août, mais les rendements finaux se situaient davantage autour des 153 boisseaux/acre. Nous verrons dans le rapport prochain si le USDA révise ses positions. Le mois d'août s'annonce beau et les températures ne sembleront pas affecter négativement les rendements dans le maïs ni dans le soya. Mais mère Nature aura le dernier mot.
Les exportations ont été décevantes sur 2 plans hier : les ventes ont été inférieures aux estimations, mais aussi le FAS a révisé à la baisse de 30 000 tonnes une vente à destination du Japon pour livraison 2011/2012. Il est possible que les acheteurs profitent seulement des baisses de prix sur le maïs et lorsque celui-ci revient en hausse, les acheteurs se rabattent sur le blé qui est moins cher en ce moment.
De plus, la production d'éthanol se maintient autour des 893 000 barils/jours ce qui est nettement inférieur à la production estimé du USDA dans ces derniers rapports. Il est possible que le USDA réduise la consommation de l'industrie de 125 millions de boisseaux de maïs dans son prochain rapport.
Le Conseil International des grains a estimé la récolte de maïs mondial à 859 millions de tonnes versus 858 millions de tonne le mois dernier et 827 millions de tonnes l'année dernière.
Bœuf
Les prix des contrats à terme demeurent élevés par rapport au prix au comptant cette semaine, mais le fait que ceux-ci ne reculent pas beaucoup indiquent somme toute que les prix au comptant pourront peut-être recommencer à monter dans les prochaines semaines. Des acheteurs dans certains états américains du sud ont négocié de bêtes autour de $107-$108 ce qui est inchangé par rapport à la semaine dernière.
Les marges des abattoirs demeurent positives ce qui pourrait inciter certaines de celles-ci à payer plus chers pour les bouvillons. Par contre, les prix des découpes connaissent certaines ratés : Choice en baisse de $0.48 à $175.25 et les Select en baisse de $0.37 à $170.04.
Les exportations continuent de surprendre positivement. A 18 100 tonnes métriques, c'est inférieur aux 23 000 tonnes métriques de la semaine précédente, mais lorsqu'on regarde le cumul de 2011, nous sommes rendus à 436 400 tonnes versus 315 200 tonnes l'an dernier. De plus, le Japon a importé jusqu'ici en 2011, 75 900 tonnes métriques de viande de bœuf versus 94 519 tonnes pour toute l'année 2010!
Le bœuf demeure affecté par les facteurs externes, mais aussi par le poids moyen de bœufs abattus qui se situe à 846 livres versus 832 livres l'an dernier.
Porcs
Encore des sommets par la découpe hier! Celle-ci a atteint $104.18 en hausse de $1.84. Les marges des abattoirs sont nettement positives ce qui incitent les prix au comptant aussi à continuer leur ascension vers des sommets. Le Lean Hog index se situe à $99.33 en hausse de $0.66 au 26 juillet. Les prix au comptant sur les différentes zones sont encore en hausse ce matin, mais de façon plus modérée.
Les rumeurs d'achat de la Chine se multiplient. Plusieurs intervenants et gouvernements locaux demandent aux grossistes de tenir 10 jours d'inventaire de viande porc. Le gouvernement assurera les paiements pour conserver ces quantités. Il est donc possible de voir certains achats plus tôt que prévu de la part du gouvernement chinois en sol américain. La baise du dollar US offre un bon incitatif.
Il est possible que les contrats d'août veuillent retester les sommets à $104.00, mais il faut demeurer prudent puisque le marché est entré dans une zone technique de sur-achat en ce moment. Les facteurs externes n'ont aucune emprise sur le complexe du porc en ce moment, mais il suffit d'une étincelle pour allumer un feu!
