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Commentaires du matin - 29 décembre 2011

29 décembre 2011,

Je voudrais souhaiter une bonne année 2012 à toutes et à tous qui lisez nos commentaires. Je vous transmets mes meilleurs vœux pour l'année qui vient : Prospérité et Santé à vous tous ainsi qu'à vos êtres chers!

 

Maïs

Contrairement aux fèves, le maïs a pu encore bénéficié des températures peu clémentes en Argentine pour se hisser sur de nouveaux sommets récents. Les négociants se préoccupent beaucoup de la récolte de fèves, mais les semis ne sont pas terminés en Argentine alors que le maïs est dans un stade plutôt avancé. Le marché demeure un « marché de météo » comme si nous étions au mois de juillet dans l'hémisphère nord. Le développement du maïs en Argentine risque d'être affecté par les grandes chaleurs et surtout le manque de précipitations. En effet, l'Argentine n'aura reçu que 40% des précipitations normales pour un mois de décembre. Le déficit hydrique se fait sérieusement sentir et peu de précipitations sont prévues dans les cartes météos pour les 2 prochaines semaines. Le Brésil est dans une situation similaire quoique le déficit de pluie est un peu moins important et davantage de précipitations sont prévues à court terme.

Certaines firmes d'analyses commencent à réduire leurs estimations de la récolte sud-américaines de 2 à 5 millions de tonnes ce qui risquent de mettre beaucoup de pression sur la situation nord-américaine et les bas inventaires au printemps prochain.

De plus, avec le rapport du 12 janvier qui s'annonce positif pour les prix, les négociants commencent à négocier les hausses plutôt que les baisses de prix.

Le manque de nouvelles européennes (qui demeurent encore négatives) laissent place aux spéculateurs qui reviennent acheteurs dans le marché et profitent surtout du manque de liquidité de la fin d'année pour pousser les prix à la hausse.

 

Bœuf

Les abattoirs semblent avoir de la difficulté à trouver des bouvillons en ce moment. Après la tempête de neige de la semaine passée, les abattoirs se sont tournés vers les producteurs au nord afin de combler leurs besoins. Les prix payés oscillaient entre $119 et $123 dans plusieurs états. Certains prix ont même atteint $125 au comptant. Le rythme d'abattages est très inférieur à l'an dernier : 132 000 têtes versus 254 000 l'an passé pour cette même journée. Le reste de la semaine ne changera pas cette tendance. La conséquence directe de cette diminution, nous l'avons vu dans le rapport du Cold Storage de jeudi dernier où les inventaires de bœuf étaient en forte baisse.

Les prix du bœuf (découpes) ont atteint presque des niveaux records en touchant des prix à $193.48 pour les Choice et $179.26 pour les Select. Bien que les niveaux de la découpe demeurent élevés, les abattoirs ne semblent pas profiter de ces hausses puisqu'ils doivent payer davantage pour les bêtes vivantes. De plus, il y a une certaine limite que les consommateurs peuvent absorber en terme de hausse de prix. Les produits substituts sont beaucoup moins chers que le bœuf en ce moment sur les tablettes des épiceries. Il ne reste que les restaurants qui pourraient en faire davantage de promotion. (Restaurant Performance Index).

Les contrats de février sont venus très près de provoquer de nouveaux sommets, mais se sont frappés sur la résistance à $124. Par contre, avec le manque évident de bœufs prêts pour la mise en marché en ce moment et ce pour tout 2012, il est possible de revoir 126 sur ces contrats. Il faut aussi donner le temps aux consommateurs d'absorber les prix à la hausse qui leurs seront proposés.

 

Porcs

Les prix du porc peinent à se trouver une nouvelle direction après la dégringolade des 2 dernières semaines. Il faut dire que les fonds étaient très acheteurs de contrats et ils ont voulu faire un « ménage » de leur portefeuille avant la fin de l'année.

Les prix au comptant semblent continuer à se détériorer dans plusieurs régions du Midwest. Les abattoirs semblent prendre leur temps afin d'acheter les porcs aux meilleurs prix et conditions possibles. Le Lean Hog Index était en baisse encore cette semaine pour se situer à $82.58. Il n'est pas surprenant de voir les contrats à terme avoir de la difficulté à remonter la pente dans ces conditions.

Le mois de janvier sera déterminant afin de liquider une partie de la viande produite cet automne et cet hiver puisque le rapport du Cold Storage montrait de bons inventaires. Il faudra que le marché de l'exportation connaisse encore de bons mois afin de stimuler le prix vers la hausse. La bonne nouvelle demeure sans contredit le manque d'expansion de la production américaine pour les mois d'été 2012. La baisse du cheptel reproducteurs et une baisse des intentions de mise-bas pourraient avoir un effet positif pour les prix cet été.

Il existe peu d'opportunité dans les contrats de porc en ce moment afin de protéger la production. Il faut attendre des hausses plus substantielles.

 


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