Maïs
Quelle semaine ce fut! Limite à la baisse, limite à la hausse! Des nouvelles négatives à court terme qui pourraient se révélées être de bonnes nouvelles pour les producteurs nord-américains à moyen terme. Il est évident que la gestion des risques est là pour réduire cette volatilité dans la mise en marché de vos denrées.
Quelle sera la direction des grains cette semaine? Il est important de regarder les facteurs externes en ce début de semaine :
1) la baisse du dollar US en-dessous de son support situé à $75.95. Si le dollar américain devait clôturer fermement sous son niveau de support, il faut prévoir une hausse des commodités et les grains ne font pas exception à cette règle.
2) la hausse des bourses mondiales des actions. Si les marchés financiers demeurent confiants dans la croissance économique mondiale, ces marchés n'hésiteront pas à remonter et maintenir l'humeur générale positive des marchés.
3) les fonds d'investissements. Ceux-ci ont vendu plusieurs milliers de contrats la semaine dernière. Voudront-ils revenir alors que le marché a repris presque toutes les pertes subies?
Et les facteurs internes au maïs :
1) le NOAA qui prévoit un printemps humide. Encore une fois, il faudra suivre la météo aux États-Unis qui devrait montrer la voie aux ensemencements.
2) des rumeurs persistantes concernant des achats de maïs américains de la part de la Chine.
3) les ventes à l'exportation qui furent au-delà des attentes la semaine dernière.
4) le spread entre Mai 2011-Décembre 2011 qui se rétablit à la hausse.
Techniquement, le marché est venu bien près la semaine dernière de fermer sous des niveaux techniques importants : $6.05 sur les contrats de mai. Le marché aurait pu devenir très négatif. Par contre, celui-ci a remonté rapidement, mais demeure sous une influence technique négative malgré tout. Afin de nier ces influences, il faudrait que les contrats de mai puissent revenir au-dessus de $7.05. Ainsi, il pourrait reprendre un certain momentum qui pourrait le ramener vers les sommets atteints il y a seulement 2 semaines.
Bœuf
Le bœuf avait peu réagi au courant de la semaine précédente en traversant certaines résistances et réalisant des nouveaux sommets. Par contre, la semaine dernière la réalité est venue hanter la négociation. Il est intéressant de constater que les importants supports situés à $110.50 sur les contrats d'avril se sont encore révélés impénétrables. Les résistances se situent à $112.75.
Quelques nuages noirs se sont amoncelés au-dessus du bœuf depuis une semaine. Les prix au comptant ont perdu entre $3 et $5 pour se situer à $114 en certains endroits. De plus, les découpes ont perdu de leur intensité en larguant $0.28 pour les Choice ($187.51) et $1.18 sur les Select ($185.49). La rumeur veut que plusieurs négociants s'inquiètent du niveau des prix pour les consommateurs américains. Il est possible que la demande de viande de bœuf dans les supermarchés et restaurants chute. L'exportation demeure le sujet le plus important puisque le marché est en avance de presque 35% sur les ventes de l'an dernier.
Le rapport Cattle-On-feed de vendredi dernier ne change a peu près rien à la négociation. La seule ombre au tableau serait la hausse plus importante que prévue aux Placements en février qui pourrait suggérer des baisses de prix en août. De plus, il sera intéressant de creuser un peu plus concernant les bêtes qui seront conservées pour la reproduction. Depuis plusieurs mois, le marché de la viande provoque la mise en marché de ces bêtes, mais il est possible que l'industrie change de cap prochainement.
Porcs
Le printemps apporte avec lui une demande accrue pour les produits du porc : le traditionnel jambon de Pâques. Il semble bien que la découpe pourrait encore une fois surprendre à la hausse cette semaine. Celle-ci a fermé en hausse de $0.50 vendredi pour se situer à $92.56. Le Lean Hog Index au 16 mars dernier se situait à $84.52. Encore une fois les abattages se sont situés à un niveau inférieure à l'an dernier (-1.3%), mais la production globale a attient 445.2 millions de livres en hausse de 0.8% par rapport à l'an passé.
Encore une fois le marché s'accroche : le Japon pourrait importer d'importante quantité de viande de porcs américains puisque plusieurs fermes ont été détruites par le tsunami. De plus, plusieurs usines d'abattages n'ont pas d'électricité et ne peuvent faire leur travail de façon optimale. Il est possible que les autorités japonaises interviennent sur les marchés d'importations. Surtout que leur devise a attient des niveaux records en valeur relative face au dollar US.
Des bons supports sont situés à $86.50 sur les contrats d'avril. Le marché n'est pas très loin de ces zones de résistances qui pourraient se trouver à $89.00.
